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vendredi 24 avril 2020

Le télescope spatial Hubble a observé une collision entre deux objets célestes

Crédits : ESA / NASA / M. Kornmesser.

En 1951, le film Le choc des mondes imaginait qu’une autre planète venait rentrer en collision avec la nôtre. Aujourd’hui, un tel scénario catastrophe se serait réellement déroulé à 25 années-lumière de la Terre. Cette hypothèse résulte d’une investigation menée depuis la disparition soudaine et inexpliquée d’une exoplanète. En 2004, des astronomes de l’Agence aérospatiale américaine (NASA) et de l’Agence spatiale européenne (ESA) découvrent Fomalhaut-b, grâce à des observations menées avec le télescope spatial Hubble. Dix ans plus tard, cette exoplanète, en orbite autour de l’une des étoiles les plus brillantes de la Voie lactée, disparaît des radars. Selon une récente étude publiée par des astronomes de l’université d’Arizona dans Proceedings of the National Academy of Sciences, Formalhaut-b n’aurait en fait jamais existé !

“Clairement, Fomalhaut-b ne s’est jamais comportée comme une véritable planète le devrait”, souligne l’un des auteurs de cette étude, Andras Gaspar. Comme l’illustre une simulation effectuée par les images prises par Hubble (voir ci-dessous), la masse observée en orbite autour de Fomalhaut s’estompe très rapidement. Selon les chercheurs, cette masse serait en réalité un immense nuage de roches et de poussières stellaires généré par la collision de deux planétisimaux. Un planétisimal désigne un corps céleste inconnu provenant d’un disque de débris planétaires ou, à l’inverse, d’un disque protoplanétaire qui en s’agrégeant finit par former une planète à part entière. Suite à la collision de deux planétisimaux de 200 kilomètres de diamètre, le nuage de débris formé s’est petit à petit éparpillé. Les débris ont fini par devenir des grains indétectables de poussière de moins d’un micron. Le diamètre de ce nuage ferait aujourd’hui une taille équivalente à la distance Terre-Soleil. “Ces collisions sont extrêmement rares, explique Andras Gaspare. D’en voir une est donc d’une importance majeure.”

La Lune : résultat d’une collision inter-planétaire ?

Pour beaucoup de scientifiques, une telle collision pourrait même avoir été à l’origine de la formation de notre satellite naturel, la Lune. L’hypothèse “de l’impact géant” suggère que la planétoïde Théia soit entré en collision avec la plus imposante planète Terre environ 100 millions d’années après la formation du système solaire. Les plus gros débris générés par cette rencontre fracassante se seraient ensuite rassemblés pour donner naissance à la Lune et rester en orbite autour de la Terre. Selon cette théorie, cette collision aurait aussi permis à notre planète, alors couverte de magma, de se refroidir.

Le Choc des Mondes
Le Choc des Mondes
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jeudi 23 avril 2020

L’animal le plus long jamais filmé a été observé par des chercheurs australiens

Crédits : Schmidt Ocean Institute.

Plus de 45 mètres de long pour une épaisseur aussi mince que celle d’un manche à balai : “cela ressemblait à un gigantesque OVNI”, s’est même étonnée Nerida Wilson, chercheuse au Muséum d’Australie occidentale, dans un entretien donné au New-York Times. Cette dernière et ses collègues ont parcouru les eaux aux larges de l’Australie occidentale durant une grande partie du mois de mars, à bord du navire de recherche, Falkor, de l’Institut océanique Schmidt. A l’aide d’un robot-caméra appelé SuBastian, ils ont pu observé cet organisme extraordinaire vivant à plus de 600 mètres sous la surface de l’eau.

Cet animal est un siphonophore du genre Apolemia, une famille de zooplanctons très proches des méduses et autres cnidaires. Contrairement à la grande baleine bleue et ses 25 mètres de long ou la méduse à crinière de lion (Cyanea capillata) aux tentacules parfois longues de 37 mètres, Apolemia sp. est en réalité constitué d’une colonie de milliers de minuscules organismes appelés zoïdes. Ces derniers sont des clones des uns et des autres qui se sont spécialisés pour réaliser une fonction particulière parmi toutes celles nécessaires à l’existence de ce super-organisme : l’ingestion, la digestion, le mouvement, la reproduction, etc. Aussi long soit-il, ce siphonophore vivant dans les fonds marins australiens n’est pas parvenu à égaler les 55 mètres de long d’un Némerte, ou ver lacet (Lineus longissimus), échoué au large de l’Écosse en 1864. Les scientifiques embarqués sur le Falkor ont aussi identifié 30 nouvelles espèces animales marines lors de leur expédition, dont plusieurs d’éponges hexactinellides dites “de verre” pour leur fragilité. “Ce qui est fascinant, c’est que cette partie du monde marin n’a jamais été exploré, a remarqué Jyotika Virmani, directeur de l’Institut océanique Schmidt. Les eaux profondes sont si vastes et si inconnues qu’il est très facile d’y faire de nouvelles découvertes : c’est comme arriver sur une nouvelle planète.”

Les grands fonds: Voyage dans...
Les grands fonds: Voyage dans...
  • 160 Pages - 10/27/2011 (Publication Date) - Editions du Rocher (Publisher)