
C’est ce 21 avril que la cour de Nanterre examinera l’appel du géant américain. Face au risque de payer une amende d’un million d’euros pour chaque produit non-essentiel livré, la société a préféré fermer ses entrepôts en France depuis le 16 avril.
Amazon suspendu à la décision en appel du tribunal de Nanterre : « Nous restons perplexes face à la décision rendue la semaine dernière et nous attendons avec intérêt que notre appel soit entendu mardi 21 avril. Nous maintenons temporairement la suspension de l’activité de nos centres de distribution français ».
Pour l’instant, les collaborateurs de l’entreprise sont donc confinés chez eux jusqu’au 22 avril inclus, comme leur a demandé Amazon. Tous attendent l’avis que rendra le tribunal des Hauts-de-Seine après l’audience de la veille à 10 h.
Des livraisons au ralenti, certaines impossibles
En attendant, Amazon continue de livrer autant que faire se peut ses clients . Ceux d’Espagne, d’Italie et d’Allemagne sont notamment mis à contribution. Certains produits très locaux — comme les livres en français — pourront donc difficilement être livrés pour l’instant.
Les achats expédiés directement par les vendeurs tiers profitant de la marketplace d’Amazon continueront quant à eux d’être livrés. Cela sera beaucoup plus difficile pour certaines TPE et PME françaises dont le stock est géré directement par Amazon. Comme les produits vendus par le géant américain, les leurs sont également bloqués dans les entrepôts pour l’instant. Amazon estime que les emplois indirects qu’il génère en France sont de l’ordre de 20 000.
Le 16 avril dernier, , suite . Il avait été saisi le 8 avril par le syndicat Sud Solidaires qui jugeait que la situation dans l’entreprise était une véritable « bombe sanitaire ».
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire