
Sur le pan du traçage numérique dans la lutte contre le coronavirus, l'État a pris les choses en main, comme en témoigne la récente allocution du président de la République, Emmanuel Macron. Du côté de la recherche, les scientifiques allemands et français avancent et ont publié, samedi, leur proposition technique concernant ce système.
C'est au travers de l'INRIA (L'Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique) que la France a participé, en collaboration avec les chercheurs allemands, italiens et suisses, à la création d'un protocole de suivi baptisé Robert. Les parties prenantes au projet ont fait part de leur souhait que le traçage des personnes infectées par le Covid-19 soit également piloté par une autorité de santé indépendante si les autorités donnent leur feu vert.
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Le protocole Robert sera soumis au débat parlementaire
Comme l'ont rapporté nos confrères de France Info, une équipe rassemblant des chercheurs de l'INRIA et de l'Institut allemand Fraunhofer a présenté un protocole de détection des personnes contaminées basé sur le partage.Dans le détail, le protocole de suivi Robert est destiné à être utilisé par des applications de suivi des contacts qui soient respectueuses de la vie privée. Il est tout à fait possible d'enregistre l'historique de contacts d'une personne à l'aide d'une application sur smartphone et de respecter la vie privée en utilisant la technologie sans fil Bluetooth, qui ne reposerait donc pas directement sur les données de géolocalisation. Pour une explication claire et pédagogique, l'INRIA nous dévoile son protocole en donnant vie à trois personnages : Alice, Bernard et Charles.
Alice a pris la décision d'installer, sur son smartphone, une application basée sur le protocole Robert, et prend soin d'activer le Bluetooth de son mobile. Au moment où elle installe l'appli, celle-ci s'enregistre auprès de l'autorité centrale, qui génère des pseudonymes (ID) temporaires et les partage avec l'application de l'utilisateur, en l'occurrence Alice. Ces pseudonymes ou ID ne sont que temporaires et prennent la forme de nombres aléatoires.
(Plus d'informations à suivre sur le contenu du protocole...)
Le socle technique de StopCovid ?
Evidemment, ce projet devra avoir l'aval de la CNIL pour envisager une possible utilisation pendant la phase de début de dé-confinement annoncée par le président Macron compter du 11 mai. L'instance aura pour mission de valider l'autorisation du protocole basée sur l'anonymat dans l'application StopCovid . Il apparaît indispensable d'établir un protocole garantissant l'anonymat au regard du débat actuel sur la menace que représente l'utilisation massive du traçage numérique pour les libertés individuelles.Cette approche, basée sur le consentement des utilisateurs de l'application testés positifs, permettra de "communiquer l'historique de crypto-identifiants rencontrés sur un serveur d'une autorité de santé sans divulguer ses propres crypto-identifiants". Ainsi, les autres utilisateurs (non testés) pourraient facilement vérifier si leurs propres identifiants figurent parmi ceux jugés "à risque". Toutes ces données seraient anonymisées et sous le contrôle des autorités de santé, de sorte à ce que les critères de "risque" puissent être réévalués afin de limiter le risque de faux positifs.
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