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vendredi 24 avril 2020

La France en retard sur le numérique, des ransomwares divulguent des données privées, 16 millions d'abonnés en plus pour Netflix... C'est le ZD Brief !

La France en retard sur le numérique, des ransomwares divulguent des données privées, 16 millions d'abonnés en plus pour Netflix... C'est le ZD Brief !

Sommaire :

  • La France est en retard sur le numérique
  • Ces ransomwares qui diffusent des informations privées
  • Snapchat explose, ses coûts d'infrastructure aussi
  • Le chiffre clé : 16 millions de nouveaux abonnés pour Netflix
  • Pratique : L'allongement de la durée de vie des batteries sur Macbook
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La France est en retard sur le numérique

En matière d'adoption des technologies numériques, l'Europe est globalement à la traîne par rapport aux Etats-Unis, et dans le classement européen. A noter par contre que l'impression 3D et la robotique ont un taux bien supérieur aux moyennes des pays de l'UE et des Etats-Unis.

Ces ransomwares qui diffusent des informations privées

Les groupes de ransomwares deviennent de plus en plus agressifs et si les victimes ne paient pas la demande de rançon demandée. Cette tactique introduite par Maze fin 2019 se répand à grande échelle parmi différents groupes de cyberattaquants.

Snapchat explose, ses coûts d'infrastructure aussi

Comme beaucoup de plateformes de communication virtuelle, indispensables pour maintenir le lien social en période de confinement généralisé, Snapchat a vu son utilisation quotidienne monter en flèche au cours du premier trimestre. Revers de la médaille : , malgré le travail de longue haleine fourni par la société pour réduire le coût de l'infrastructure par utilisateur.

Le chiffre clé : 16 millions de nouveaux abonnés pour Netflix

Alors que de nombreux pays à travers le monde ont mis en place des mesures de confinements plus ou moins restrictives, les populations se tournent vers les acteurs de la communication et du divertissement. Pour preuve, , alors que les prévisions étaient autour de 7 millions. C'est en Europe que l’impact est le plus fort avec 6,96 millions d’abonnés supplémentaires. Désormais Netflix est à la tête de 182,85 millions d’abonnés dans le monde.

Pratique : L'allongement de la durée de vie des batteries sur Macbook

Avec MacOS Catalina 10.15.5, il existe une fonction "Etat de santé de la batterie", . Malheureusement, elle peut également réduire l'autonomie de la batterie sur une seule charge. Pour activer ou désactiver cette option, il suffit de se rendre dans Préférences système > Economiseur d'énergie > Etat de santé de la batterie puis de cocher ou décocher "Gestion de l’état de santé de la batterie" et enfin cliquer sur "OK".

Retrouvez le ZD'Brief sur les plateformes de podcast

 

Confinement : que voient les policiers lorsqu'ils scannent votre attestation numérique ?

Depuis début avril, un site officiel permet de générer des attestations de déplacement dérogatoire en version numérique. Elles sont dotées d'un QR code que forces de l'ordre n'ont plus qu'à scanner.

jeudi 23 avril 2020

Covid-19 : la crise actuelle sera-t-elle moteur de la transformation numérique ?

Covid-19 : la crise actuelle sera-t-elle moteur de la transformation numérique ?

Des spéculations et des comptes-rendus indiquent que les arrêts ou les ralentissements de l'activité des entreprises et des consommateurs liés à la pandémie de Covid-19 et les fermetures de lieux de travail physiques ont donné à de nombreuses entreprises un coup de fouet pour accélérer leur rythme de transformation numérique. Depuis le début, la transformation numérique a été principalement observée parmi les entreprises soumises à des menaces concurrentielles, telles que les entreprises à la pointe de la technologie qui bouleversent le domaine. Cette crise sera peut-être le grand événement qui pousse tout le monde vers la transformation numérique.

Dans l'ensemble, les dépenses mondiales en matière de technologies de l'information devraient diminuer de 2,7 % en 2020 en raison de la pandémie, selon les estimations d'IDC. En janvier dernier, le cabinet de conseil prévoyait une croissance de 5,1 % des dépenses technologiques cette année. Les deux domaines qui devraient encore connaître une croissance positive sont les dépenses d'infrastructure (qui devraient augmenter de 5,3 %) et les investissements en logiciels (en hausse de 1,7 %). Selon IDC, la demande de solutions permettant le travail à distance et la collaboration sera le moteur de cette croissance.

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73 % des responsables informatiques s'attendent à continuer ou accélérer la transformation numérique

Aucune donnée n'est encore disponible pour évaluer dans quelle mesure cette crise stimule la transformation numérique. Mais les premiers chiffres d'une récente enquête, menée auprès de 137 responsables informatiques d'OpsRamp, suggèrent que la transformation numérique est soudainement devenue une priorité pour les professionnels du monde des affaires. En retour, cela pourrait modérer les dérapages des budgets informatiques. 73 % des responsables informatiques (principalement dans les secteurs des opérations et du développement) s'attendent à accélérer ou à maintenir les initiatives de transformation numérique pendant la pandémie. « Les produits et services numériques peuvent aider les entreprises à faire face à un ralentissement sans précédent, à établir une base de confiance avec les clients et à les fidéliser lorsque les choses reviendront à la normale », affirment les auteurs de l'enquête.

L'impulsion soudaine pour accélérer la transformation numérique pourrait également stimuler les investissements au cours des semaines et des mois à venir, comme le montre l'enquête OpsRamp qui a été menée début avril. Par extension, il va de soi que cela signifie un investissement continu dans les solutions technologiques. La majorité d'entre eux, 58 %, s'attend à augmenter « sensiblement » ou « modérément » son budget technologique annuel dès maintenant, tandis que 38 % prévoient de réduire sensiblement ou modérément leurs dépenses technologiques.

En termes d'embauche, les responsables informatiques prévoient d'embaucher davantage d'analystes financiers (68 %), d'architectes du Cloud (53 %), d'ingénieurs DevOps (50 %) et de spécialistes des données (47 %). La souplesse d'exécution et l'optimisation des coûts du Cloud sont les priorités les plus importantes pour les leaders technologiques d'aujourd'hui, soulignant le double besoin d'une expérience client supérieure et d'une discipline fiscale. Près des deux tiers, soit 64 %, adoptent de plus en plus les pratiques de l'informatique agile et du DevOps, tandis que 62 % se concentrent sur l'optimisation des coûts du Cloud.

S'adapter au travail à distance

Les responsables informatiques s'efforcent d'investir dans le maintien du bon fonctionnement des opérations commerciales lors de scénarios de travail à distance massive. L'enquête OpsRamp révèle qu'ils investissent massivement dans la sécurité de l'information et la conformité (62 %) afin de protéger les travailleurs à distance contre les cyberattaques sophistiquées. Par ailleurs, 46 % investissent dans les données et l'analyse afin d'améliorer la connaissance et le retour d'information des clients. Au moins 45 % continuent d'investir dans les infrastructures publiques et multi-cloud.

Le contrôle des performances est une priorité absolue, comme le montre l'enquête. Cela comprend l'investissement dans des outils AIOps (69 %) qui peuvent détecter, diagnostiquer et résoudre les incidents à l'échelle, ainsi que des outils d'observabilité natifs du Cloud (51 %) qui maintiennent la visibilité sur la santé des applications de micro-services distribués, et des outils de surveillance et de diagnostic des performances du réseau (51 %) qui aident les équipes informatiques à faire face aux pics de trafic et aux niveaux élevés d'utilisation du réseau. En termes d'initiatives de réduction des coûts, les équipes informatiques investissent dans les technologies de libre-service (60 %) pour libérer le personnel du travail réactif.

Il est important de noter que la responsabilité financière est essentielle pour définir les priorités actuelles en matière de dépenses informatiques. « Les chefs de technologie devront travailler avec leurs homologues des finances pour aligner les dépenses en informatique sur les priorités de l'organisation et s'assurer qu'ils disposent des bons repères pour mesurer l'impact commercial des investissements dans ce domaine », conseillent les auteurs de l'enquête OpsRamp. Dans le même temps, ils mettent en garde contre le risque de réduire les budgets informatiques : « Le gel des dépenses informatiques critiques pourrait conduire à la faillite ».

Source :

Jumeaux numériques : ces laboratoires virtuels qui portent le développement des smart cities

virtual singapore

De l'agencement des bâtiments à l'organisation des routes où circulent automobiles et transports en commun, en passant par la gestion des réseaux d'énergie, d'eau et d'accès à Internet : pour mieux se représenter les interconnexions, les grandes villes se dotent d'une réplique virtuelle de leur territoire.

Lire l'article sur Usine Digitale :
« Comment les smart cities tirent profit des jumeaux numériques »


En quelques mots :

  • Un jumeau numérique est la reproduction d'une ville en 3D. Équipées de capteurs, les infrastructures de la « vraie ville » fournissent de nombreuses données à son double numérique. Le but : mesurer des phénomènes (consommation des bâtiments, trafic routier, niveau de pollution, etc.) et faciliter l'aménagement urbain.

  • En simulant des événements (urgences médicales, manifestations, pics de pollution, incendies, inondations, etc.), les modélisations 3D des villes permettent de mieux les anticiper dans le réel et de s'adapter en conséquence. Les urbanistes utilisent également les jumeaux numériques avant d'opérer des transformations dans la ville : rénovation d'un quartier, conséquences de la fermeture d'une route, création d'un rond-point...

  • Virtual Singapore est l'un des plus grands projets de jumeau numérique au monde. Ce double a été utilisé par Singapour pour améliorer sa couverture Wi-Fi, placer des panneaux solaires sur les bâtiments ou encore améliorer les voies de circulation et le tracé des parcs.

  • En France, Rennes fait figure de pionnière en la matière depuis 2017. L'Île-de-France travaille également à la modélisation du territoire francilien. En tout, 500 projets de jumeaux numériques devraient voir le jour d'ici 2025 en France.

  • Et pour la suite ? Les jumeaux numériques serviront notamment pour le développement des voitures autonomes dans les grandes villes. En Asie du Sud-Est, on projette même de connecter les jumeaux numériques de plusieurs villes entre eux.

mercredi 22 avril 2020

La France accuse un retard en matière d'adoption des technologies numériques

La France accuse un retard en matière d'adoption des technologies numériques

Les entreprises européennes sont à la traîne par rapport aux Etats-Unis en ce qui concerne l'adoption des technologies numériques. C'est le constat sans appel que dresse un rapport de la Banque européenne d'investissement (BEI) publié en début de semaine, dans lequel près de 66 % des entreprises industrielles de l'UE déclarent avoir adopté au moins une technologie numérique, contre 78 % aux Etats-Unis.

La France se situe parmi les pays modérés dans le classement européen, au même titre que la Bulgarie, l'Allemagne et l'Espagne. Si le taux d'adoption de l'impression 3D et de la robotique y est bien supérieur à la moyenne de l'UE et des Etats-Unis, il est en revanche globalement inférieur à la moyenne dans l'ensemble des secteurs d'activités.

Dans l'industrie, les entreprises françaises ont très peu déployé l'Internet des objets par rapport aux Etats-Unis, de même que l'intelligence artificielle (en dessous des 20 % d'adoption). Dans le secteur de la construction, le taux d'adoption des technologies numériques est globalement bas, tandis qu'aux Etats-Unis, le rapport souligne que les drones et l'IoT sont davantage prisés. Dans le secteur des services, la France accuse également un certain retard en matière de réalité virtuelle et d'intelligence artificielle par rapport à la moyenne européenne et américaine. Sur le marché de l'infrastructure, l'impression 3D en France est plus forte qu'ailleurs, ce qui est loin d'être le cas en matière d'IoT et d'IA.

Le « manque de disponibilité du personnel » est l'argument le plus souvent cité parmi les obstacles à l'investissement, en particulier pour les entreprises numériques, immédiatement suivi par la « réglementation du marché du travail » avance le rapport.

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La France loin derrière le Danemark et les Pays-Bas

La BEI note que la numérisation est associée à une meilleure performance des entreprises, et les entreprises numériques auront plutôt tendance à être « plus performantes et plus dynamiques ». Seuls quatre pays européens se hissent en tête du classement, devant les Etats-Unis, à savoir le Danemark, les Pays-Bas la République Tchèque et la Finlande.

De manière générale, le gap entre l'Europe et les Etats-Unis est particulièrement fort dans le secteur de la construction, où la part des entreprises numériques atteint 40 % dans l'Union européenne, alors qu'elle est de 61 % aux Etats-Unis, souligne le rapport. La différence de taux d'adoption entre les entreprises européennes et américaines est par ailleurs de 13 points de pourcentage dans les services et de 11 points dans le secteur des infrastructures.

La BEI avance que la taille des entreprises est déterminante. Le rapport note qu'il y a beaucoup de petites entreprises dans l'UE. « Les grandes entreprises ont un taux d'adoption du numérique plus élevé que les petites entreprises, tandis que les petites entreprises ont tendance à adopter un comportement résolument non numérique. Si les décideurs politiques européens veulent combler le fossé avec les Etats-Unis, ils doivent s'attaquer aux obstacles structurels à l'investissement dans la numérisation. La prise de conscience d'un potentiel numérique est cruciale et nécessite des compétences », déclare la BEI.

mardi 21 avril 2020

Traçage numérique : un vote des députés prévu après le parlementaire du 28 avril

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© Assemblée nationale

Alors qu'ils ne devaient pas dépasser l'étape des discussions, les élus procèderont finalement à un vote sur la potentielle application de contact tracing StopCovid.

Les députés (une partie en tout cas) ont rendez-vous le mardi 28 avril à l'Assemblée nationale pour écouter la déclaration du gouvernement relative aux innovations numériques dans la lutte contre la pandémie de coronavirus, symbolisée par la future application de traçage StopCovid, puis pour participer à un débat sur cette question. Mais de nombreux élus ont pesté contre la méthode, faisant valoir le fait que les discussions autour d'une solution pouvant toucher aux libertés individuelles méritent d'être conclues par un vote. Ce qui sera finalement le cas, en application de l'article 50-1 de la Constitution.


Un vote qui interviendrait avant la finalisation du projet

Pour procéder à un rapide état des lieux, le gouvernement souhaite, dans les prochains mois ou semaines, déployer une application mobile Bluetooth, StopCovid, dont les identifiants échangés permettraient une anonymisation de son utilisation et empêcheraient toute collecte de données personnelles, sans oublier que celle-ci fonctionnerait sur la base du volontariat.

Cette application tournerait potentiellement grâce au protocole Robert, en partie développée par l'INRIA, qui permettrait à toutes les personnes (les ID) ayant approché à une certaine distance et sur une certaine durée une personne touchée par le Covid-19 d'être informée de la possible contagion via une notification.


Si l'application ne semble pas être une menace pour le RGPD et les libertés individuelles, les députés veulent définitivement s'en assurer, et pourraient donc ne pas autoriser son utilisation en cas de vote majoritairement contre. Le problème est que le vote, en attendant l'avis de la CNIL sur StopCovid, interviendra alors même que l'application ne sera pas finalisée. Ce qui ne lui donnera pas véritablement une grande valeur et pourrait même faire perdre du temps à l'exécutif.



Source : 20 Minutes

StopCovid : le gouvernement saisit le Conseil national du numérique pour évaluer l'application de traçage

Le secrétaire d'État au Numérique, Cédric O, a saisi le Conseil national du numérique concernant l'application de suivi des personnes infectées par le Covid-19, Stop Covid. L'avis qui n'est que consultatif doit être rendu d'ici quatre jours. 

lundi 20 avril 2020

Streaming, vidéo à la demande, offres des FAI : Hadopi fait un bilan numérique du confinement

hadopi

L'autorité publique a publié son baromètre des pratiques culturelles à domicile durant la période de confinement.

À la fin du mois de mars, l'Hadopi a mené une étude réalisée pour son compte par l'Ifop auprès de 1 050 individus, investie de sa mission d'observation des usages sur Internet, pour établir un baromètre de la consommation des biens culturels dématérialisés en période de confinement. Sans grande surprise, les Français sont bien plus nombreux à avoir souscrit à un abonnement payant pour de la vidéo à la demande par exemple, que l'année dernière.


Le streaming vidéo connaît un boom avec le confinement

L'étude de la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet nous indique que 46 % des internautes français ont déclaré accéder à un abonnement payant de vidéo à la demande (VàDA) pendant la période de confinement. En 2019, cette statistique atteignait 36 %. Soit un gain de 10 points en une année, motivée par la crise sanitaire provoquée par le coronavirus.

On note que c'est véritablement le streaming vidéo qui booste les usages et pratiques des utilisateurs. Car du côté du streaming musique par exemple, l'évolution est plutôt faible sur un an. 17 % des internautes indiquent accéder à un abonnement à une plateforme musicale, contre 15 % en 2020 (+2 %). On assiste même à une décrue des abonnements aux offres payantes de télévision (21 % fin mars 2020 contre 23 % en 2019).


© Hadopi


Une partie des habitués de la consommation illicite se tourne vers la consommation licite

Le confinement a poussé de nombreux acteurs du numérique et des FAI à proposer des offres spéciales ou à faire des « cadeaux » à leurs abonnés, pour les aider à traverser la crise. Le baromètre de l'Hadopi nous permet de constater que près de 8 internautes sur 10 (78 %) ont pris connaissance des offres spéciales mises à disposition par les fournisseurs et plateformes. 30 % y ont même eu recours.

Enfin, et revenant à son utilité première, la Haute autorité s'est aussi intéressée à l'accès illicite aux différentes œuvres culturelles en ligne. Et ce sont les sites de streaming qui ont la cote chez les internautes, 48 % d'entre eux ayant au moins téléchargé un bien culturel illégalement. 23 % des internautes ont utilisé des convertisseurs, 23 % des sites de direct download (téléchargement direct) et 14 % ont transité via des réseaux peer to peer (pair à pair).

26 % des consommateurs de contenus illicites indiquent avoir néanmoins augmenté leur consommation légale d'au moins un bien culturel, sans pour autant augmenter leur consommation illégale. Les plateformes de streaming s'en frottent évidemment les mains.

© Hadopi

Source : Hadopi

dimanche 19 avril 2020

Traçage numérique : les chercheurs français et allemands annoncent Robert, leur projet de protocole

Recherche scientifique

Sur le pan du traçage numérique dans la lutte contre le coronavirus, l'État a pris les choses en main, comme en témoigne la récente allocution du président de la République, Emmanuel Macron. Du côté de la recherche, les scientifiques allemands et français avancent et ont publié, samedi, leur proposition technique concernant ce système.

C'est au travers de l'INRIA (L'Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique) que la France a participé, en collaboration avec les chercheurs allemands, italiens et suisses, à la création d'un protocole de suivi baptisé Robert. Les parties prenantes au projet ont fait part de leur souhait que le traçage des personnes infectées par le Covid-19 soit également piloté par une autorité de santé indépendante si les autorités donnent leur feu vert.


Le protocole Robert sera soumis au débat parlementaire

Comme l'ont rapporté nos confrères de France Info, une équipe rassemblant des chercheurs de l'INRIA et de l'Institut allemand Fraunhofer a présenté un protocole de détection des personnes contaminées basé sur le partage.

Dans le détail, le protocole de suivi Robert est destiné à être utilisé par des applications de suivi des contacts qui soient respectueuses de la vie privée. Il est tout à fait possible d'enregistre l'historique de contacts d'une personne à l'aide d'une application sur smartphone et de respecter la vie privée en utilisant la technologie sans fil Bluetooth, qui ne reposerait donc pas directement sur les données de géolocalisation. Pour une explication claire et pédagogique, l'INRIA nous dévoile son protocole en donnant vie à trois personnages : Alice, Bernard et Charles.

Alice a pris la décision d'installer, sur son smartphone, une application basée sur le protocole Robert, et prend soin d'activer le Bluetooth de son mobile. Au moment où elle installe l'appli, celle-ci s'enregistre auprès de l'autorité centrale, qui génère des pseudonymes (ID) temporaires et les partage avec l'application de l'utilisateur, en l'occurrence Alice. Ces pseudonymes ou ID ne sont que temporaires et prennent la forme de nombres aléatoires.

(Plus d'informations à suivre sur le contenu du protocole...)


Le socle technique de StopCovid ?

Evidemment, ce projet devra avoir l'aval de la CNIL pour envisager une possible utilisation pendant la phase de début de dé-confinement annoncée par le président Macron compter du 11 mai. L'instance aura pour mission de valider l'autorisation du protocole basée sur l'anonymat dans l'application StopCovid . Il apparaît indispensable d'établir un protocole garantissant l'anonymat au regard du débat actuel sur la menace que représente l'utilisation massive du traçage numérique pour les libertés individuelles.

Cette approche, basée sur le consentement des utilisateurs de l'application testés positifs, permettra de "communiquer l'historique de crypto-identifiants rencontrés sur un serveur d'une autorité de santé sans divulguer ses propres crypto-identifiants". Ainsi, les autres utilisateurs (non testés) pourraient facilement vérifier si leurs propres identifiants figurent parmi ceux jugés "à risque". Toutes ces données seraient anonymisées et sous le contrôle des autorités de santé, de sorte à ce que les critères de "risque" puissent être réévalués afin de limiter le risque de faux positifs.