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vendredi 24 avril 2020

Microsoft continue de s'adapter à la demande croissante de ses services cloud

Microsoft continue de s'adapter à la demande croissante de ses services cloud

Microsoft continue de répéter qu'elle s'efforce d'augmenter sa capacité en termes de Cloud, afin de pouvoir répondre à la demande croissante des services Azure et des autres services Cloud Microsoft. L'entreprise avoir donné la priorité aux professionnels de la santé et autres collaborateurs en première ligne. Elle a également afin de maintenir le rythme. Le 23 avril, Microsoft a fait part de mesures supplémentaires mises en place pour pouvoir répondre à la demande.

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Des améliorations d'infrastructure

Dans un nouvel article de blog sur "Business continuity with Azure", les auteurs non nommés ont noté qu'ils ont apporté plusieurs améliorations au-delà de la simple expansion de l'empreinte du centre de données mondial de l'entreprise.

Microsoft conçoit et fournit ses propres composants d'infrastructure de datacenter depuis des années. La règle de base de Microsoft, selon l'article du blog est « en général, dans toute région Azure, nous assurons une capacité tampon quasi instantanée dans les centres de données, et nous gardons en réserve une infrastructure tampon supplémentaire, prête à être expédiée vers les régions où la demande est forte ».

L'article publié hier précise que Microsoft a mis en place « des limites de ressources temporaires sur les nouvelles souscriptions d'Azure », comme un moyen de gérer la demande de capacité. Le post indique également que les clients existants n'ont pas connu ces restrictions car chaque compte client Azure « a un quota défini de services auxquels il peut accéder ».

Un problème de capacité préalable à la crise sanitaire

Les rapports sur les clients existants de Microsoft atteignant les limites de capacité d'Azure dans certaines régions n'ont pas seulement commencé lorsque davantage de personnes ont commencé à travailler à domicile pendant la pandémie de coronavirus. L'automne dernier, un certain nombre de clients de East US2 Azure ont déclaré qu'ils ne pouvaient même pas faire tourner des machines virtuelles en raison de problèmes de capacité d'Azure. En mars de cette année, de nombreux clients européens ont également signalé avoir rencontré divers problèmes de capacité liés à Azure. Certains clients Azure existants ont également signalé avoir atteint les limites de capacité de SQL Server. Microsoft n'a pas encore répondu à mes sollicitations sur le sujet.

Microsoft a pris des mesures supplémentaires pour essayer de continuer à répondre à la demande de services cloud – et plus précisément, de Teams – indique l'article du blog. Parmi ces mesures :

  • optimiser et équilibrer la charge de l'architecture Teams de manière à ce que l'entreprise puisse gérer la croissance de la plateforme « sans créer de pression » sur les besoins de capacité des clients Azure ;
  • ajouter de la capacité de serveur à des régions spécifiques confrontées à des contraintes ;
  • approuver l'arriéré des demandes de quotas de clients, que Microsoft dit être « en voie d'achever dans les prochaines semaines dans presque toutes les régions » ;
  • suppression des restrictions pour les nouveaux abonnements gratuits et avantageux dans plusieurs régions ;
  • affiner ses modèles de demande d'Azure pour les prévisions futures.

Depuis l'automne dernier, et peut-être avant, les responsables de Microsoft ont souligné que la société augmentait toujours ses capacités. Il serait bon d'en savoir un peu plus sur ce que cela signifie, surtout juste avant l'annonce des résultats du troisième trimestre de l'année fiscale 2020 – la semaine prochaine.

Source :

jeudi 23 avril 2020

Déploiement fibre et mobile : le Sénat demande à l'Arcep de ne pas relâcher la pression

Déploiement fibre et mobile : le Sénat demande à l'Arcep de ne pas relâcher la pression

Fibre-optique-rouge

Alors que les réseaux fixes et mobiles constituent plus que jamais un lien essentiel au milieu de la crise sanitaire, la commission de l'aménagement du territoire appelle l'Arcep à se montrer inflexible concernant les déploiements, même dans le contexte actuel.

Ne pas relâcher l'effort sous peine de caler complètement. La commission du Sénat sur l'aménagement du territoire et du développement durable a auditionné le président de l'Arcep, Sébastien Soriano, sur la question du déploiement des réseaux et lui a adressé une "demande forte" de maintien des calendriers, avec de nécessaires ajustements, et a incité le régulateur à "exercer son pouvoir de contrôle et de sanctions en cas de non respect des objectifs qui leur sont assignés".

Les projets de déploiement en cours restent essentiels, tant pour l'essor de l'économie que pour la réduction de la fracture numérique, et il n'est pas question que la crise du coronavirus devienne le prétexte d'un laisser-aller.

Arcep logo vignette

Certes, il faudra sans doute adapter les échéances mais la commission rappelle que "la crise actuelle révèle également les failles de notre société numérique", alors que la moitié du territoire n'est toujours pas couverte en haut débit et que plusieurs milliers de zones blanches doivent encore être résorbées, et qu'"une partie de notre notre population est aujourd'hui déconnectée en plus d'être confinée".

Les deux grands projets en cours sont d'une part le plan France Très haut débit pour le déploiement de la fibre optique et le New Deal Mobile pour accélérer le déploiement en 4G.

Si un décalage du calendrier est probable, la commission du Sénat en appelle à la fermeté de l'Arcep sur l'étude des demandes de report des échéances, avec un exemen au cas par cas pour "ne pas accepter n'importe quel retard justifié par la crise".

Elle demande également à ce que les opérateurs fassent un effort financier "en direction des entreprises de rang inférieur" pour soutenir le secteur et éviter sa désorganisation.

De son côté, le président de l'Arcep a indiqué que les risques de saturation des réseaux, craints au début du confinement, étaient maîtrisés grâce aux mesures prises par les opérateurs et à la responsabilisation des consommateurs et des fournisseurs de contenus vidéo.

Cet aspect d'un développement contrôlé des usages vidéo, qui pèsent très lourd dans l'utilisation des réseaux, devra toutefois être développé après la crise, quitte à introduire une "dérogation proportionnée à la neutralité du Web".

mardi 21 avril 2020

StopCovid : Paris demande à Apple de lever la sécurité de ses iPhone

StopCovid : Paris demande à Apple de lever la sécurité de ses iPhone

Les autorités françaises ont demandé à Apple d'assouplir une norme de confidentialité Bluetooth qui entrave le développement visant à permettre aux utilisateurs de savoir s’ils sont entrés en contact avec un porteur du virus récemment.

Alors que le gouvernement doit mettre en place une application dont le déploiement est prévu à partir du 11 mai, c'est-à-dire à la fin du déconfinement actuel, des retards dans son développement seraient dus à une sécurité trop élevée sur les iPhone d'Apple. Et notamment à l'une des fonctions intégrées du smartphone d'Apple conçue pour protéger le Bluetooth, qui empêche le protocole de communication de fonctionner constamment en arrière-plan lorsque des données sont transférées à partir d'un iPhone, comme le rapporte ce mardi l'agence Bloomberg.

De quoi faire obstacle au type d'application de "contact tracing" que les autorités françaises ou certaines entreprises, à l'instar d'Orange, souhaitent développer pour contenir l'épidémie, ainsi que l'a expliqué le secrétaire d'Etat au Numérique Cédric O. « Nous demandons à Apple de lever l'obstacle technique pour nous permettre de développer une solution européenne souveraine en matière de santé qui liera notre système de santé », a déclaré le secrétaire d'Etat, qui a déploré dans les colonnes de Bloomberg que cette demande n'ait pas encore abouti.

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Pour Apple, c'est projet contre projet

Interrogée, la direction d'Apple a refusé de donner plus d'explications tout en rappelant qu'elle œuvre déjà à une initiative pour contenir la pandémie, . L'effort conjoint des deux géants américains entend se concentrer sur l'utilisation de la technologie Bluetooth pour suivre la propagation de l'épidémie et identifier les points chauds potentiels de transmission du coronavirus sur la base des données de localisation des smartphones. Le tout à travers de nouvelles API et une nouvelle technologie positionnée au niveau du système d'exploitation qui permettront de mettre en œuvre des applications de recherche de contacts à partir du mois prochain.

Reste que cette initiative semble davantage faire l'unanimité que celle soutenue par les autorités des pays membres de l'UE. Alors que Google et Apple veulent permettre au grand public de conserver localement les données collectées, Paris et Bruxelles souhaitent de leur côté que ces données puissent alimenter un serveur central administré par les autorités, dont l'objectif sera d'alerter les utilisateurs s'ils entrent en contact avec une personne infectée. Une ambition qui ne va pas sans créer des remous du côté de la société civile, qui s'inquiète de potentielles dérives dans l'utilisation des données collectées.

Pour rappel, alors que les autorités françaises sont actuellement via l'Inria, un nouveau candidat vient de se déclarer pour développer une solution similaire. Il s'agit d'Orange, par la voix de son PDG, Stéphane Richard. Comme le projet de l'opérateur historique, la plateforme portée par l'Inria consiste en une application mobile volontaire installée sur nos smartphones, qui exploite des technologies de diffusion à courte portée – comme la NFC ou le Bluetooth – et transmet les numéros d'identification, qui changent fréquemment, aux personnes se trouvant à proximité.

lundi 20 avril 2020

Streaming, vidéo à la demande, offres des FAI : Hadopi fait un bilan numérique du confinement

hadopi

L'autorité publique a publié son baromètre des pratiques culturelles à domicile durant la période de confinement.

À la fin du mois de mars, l'Hadopi a mené une étude réalisée pour son compte par l'Ifop auprès de 1 050 individus, investie de sa mission d'observation des usages sur Internet, pour établir un baromètre de la consommation des biens culturels dématérialisés en période de confinement. Sans grande surprise, les Français sont bien plus nombreux à avoir souscrit à un abonnement payant pour de la vidéo à la demande par exemple, que l'année dernière.


Le streaming vidéo connaît un boom avec le confinement

L'étude de la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet nous indique que 46 % des internautes français ont déclaré accéder à un abonnement payant de vidéo à la demande (VàDA) pendant la période de confinement. En 2019, cette statistique atteignait 36 %. Soit un gain de 10 points en une année, motivée par la crise sanitaire provoquée par le coronavirus.

On note que c'est véritablement le streaming vidéo qui booste les usages et pratiques des utilisateurs. Car du côté du streaming musique par exemple, l'évolution est plutôt faible sur un an. 17 % des internautes indiquent accéder à un abonnement à une plateforme musicale, contre 15 % en 2020 (+2 %). On assiste même à une décrue des abonnements aux offres payantes de télévision (21 % fin mars 2020 contre 23 % en 2019).


© Hadopi


Une partie des habitués de la consommation illicite se tourne vers la consommation licite

Le confinement a poussé de nombreux acteurs du numérique et des FAI à proposer des offres spéciales ou à faire des « cadeaux » à leurs abonnés, pour les aider à traverser la crise. Le baromètre de l'Hadopi nous permet de constater que près de 8 internautes sur 10 (78 %) ont pris connaissance des offres spéciales mises à disposition par les fournisseurs et plateformes. 30 % y ont même eu recours.

Enfin, et revenant à son utilité première, la Haute autorité s'est aussi intéressée à l'accès illicite aux différentes œuvres culturelles en ligne. Et ce sont les sites de streaming qui ont la cote chez les internautes, 48 % d'entre eux ayant au moins téléchargé un bien culturel illégalement. 23 % des internautes ont utilisé des convertisseurs, 23 % des sites de direct download (téléchargement direct) et 14 % ont transité via des réseaux peer to peer (pair à pair).

26 % des consommateurs de contenus illicites indiquent avoir néanmoins augmenté leur consommation légale d'au moins un bien culturel, sans pour autant augmenter leur consommation illégale. Les plateformes de streaming s'en frottent évidemment les mains.

© Hadopi

Source : Hadopi

dimanche 19 avril 2020

Global Shopping Index : la demande d'e-commerce a fortement augmenté au T1 2020

Global Shopping Index : la demande d'e-commerce a fortement augmenté au T1 2020

Cette année sera l'année qui a changé la trajectoire du commerce électronique, de la télémédecine et du travail à distance. En mars 2020 aux Etats-Unis, pour la première fois, les consommateurs ont acheté plus de produits d'épicerie en ligne qu'en magasin, et ce de manière très importante - 22 % de consommateurs en plus ont fait leurs courses en ligne en mars.

Le Global Shopping Index de Salesforceanalyse l'activité de plus d'un milliard d'acheteurs dans plus de 34 pays grâce à Salesforce Commerce Cloud, en se concentrant sur 10 marchés clés : États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Allemagne, France, Espagne, Japon, Pays-Bas, Australie/Nouvelle-Zélande et les pays nordiques. Cette batterie de points de référence fournit une analyse approfondie des neuf derniers trimestres et de l'état actuel du commerce numérique.

Les résultats du premier trimestre illustrent la manière dont les acheteurs pratiquent la distanciation sociale et physique en tirant parti des canaux de commerce numérique pour s'adapter à la nouvelle norme. La pandémie de COVID-19 va considérablement stimuler l'adoption du commerce électronique par les consommateurs et les entreprises du monde entier.

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Voici quelques-unes des principales conclusions du Q1 2020 Shopping Index, par rapport au Q1 2019 :

  • Croissance de 20 % des recettes du commerce électronique au premier trimestre 2020 contre 12 % au premier trimestre 2019. Surtout pendant la période de déclenchement du COVID-19. Pendant la majeure partie du premier trimestre 2020, l'activité du commerce numérique s'est rapprochée des tendances de 2019. Mais à mesure que la prise de conscience de la pandémie et les pratiques de distanciation sociale se sont développées, on a assisté à une hausse de 41 % des recettes du e-commerce au cours des 15 derniers jours du trimestre (du 15 au 31 mars 2020).
  • Le trafic web au premier trimestre 2020 a augmenté de 16 % par rapport au premier trimestre 2019.
  •  4 % de croissance des dépenses des consommateurs au premier trimestre 2020 par rapport au premier trimestre 2019. Les recettes du e-commerce ont augmenté de 51 % pour l'industrie des biens domestiques, de 31 % par rapport à l'année précédente pour les vêtements et de 34 % pour les jouets et les jeux.
  • Le trafic du commerce électronique mobile a augmenté de 25 % dans tous les secteurs.
  • Six pour cent des acheteurs ont utilisé des applications basées sur l'intelligence artificielle pour recommander des produits.
  • Les recommandations de produits utilisant l'IA ont eu un impact de 26 % sur la valeur moyenne des commandes des acheteurs qui ont acheté un produit suite à une recommandation de ce type.
  • Les smartphones 56% de la part totale des commandes au premier trimestre 2020.
  • Les smartphones représentaient 71% de la part du trafic total au premier trimestre 2020.
  • Les taux de conversion du commerce électronique au premier trimestre 2020 varient de 0,75% (vêtements de luxe) à 3,69% (santé et beauté).
  • La valeur moyenne des commandes au premier trimestre 2020 était de 112,89 $ et le taux d'actualisation moyen de 22 % (contre 21 % au premier trimestre 2019). Les taux de remise aux États-Unis ont grimpé en flèche pour atteindre 34 % à la mi-mars, ce qui est même supérieur au taux moyen de 31 % dont les consommateurs ont bénéficié lors du Cyber Monday.
  • Le taux mondial d'abandon des paniers de commerce électronique pour les appareils mobiles a été de 88 %.
  • Les réseaux sociaux représentent 8 % de la part du trafic total, l'utilisation des smartphones et des tablettes est en hausse.

Consultez les tableaux de bord de l'indice des achats pour plonger plus profondément dans les données et explorer comment cette nouvelle norme du Covid-19 va changer le comportement des consommateurs, même après la pandémie.

Les consommateurs continueront vraisemblablement à se montrer peu enclins à prendre des risques une fois que les mesures de confinement seront levées. Il est probable que les consommateurs et les acheteurs professionnels accroîtront considérablement leur utilisation du commerce électronique en 2020 et au-delà. Une leçon à tirer de l'année 2020 est que et que l'adoption du commerce électronique est un facteur de réussite essentiel pour toutes les entreprises, dans tous les secteurs et toutes les régions.

Source :