Affichage des articles dont le libellé est déploiem. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est déploiem. Afficher tous les articles

vendredi 24 avril 2020

Déploiement fibre et mobile : les opérateurs assurent faire le nécessaire

Déploiement fibre et mobile : les opérateurs assurent faire le nécessaire

FFT logo pro

Les opérateurs télécom n'ont pas vraiment apprécié les propos du président de l'Arcep sur le contrôle du maintien des calendriers de déploiement.

En affichant une volonté ferme de veiller à ce que la crise sanitaire ne soit pas le prétexte à un désengagement des opérateurs télécom vis à vis des échéances de déploiement sur les grands projets de la fibre optique et des réseaux mobiles, le président de l'Arcep Sébastien Soriano s'est attiré les foudres de la Fédération française des télécoms (FFT) représentant les acteurs du marché français, hors Free.

Considérant ses propos "insultants" pour les équipes de terrain à pied d'oeuvre malgré les conditions difficiles imposées par des gestes barrière pas faciles à appliquer sur les chantiers et des approvisionnements compliqués, Arthur Dreyfuss, président de la FFT, a rappelé au Figaro que le secteur, malgré ses efforts d'investissement depuis plusieurs années, est confronté à "une réalité que nul ne peut ignorer" et que de nombreux obstacles viennent compliquer les opérations et induisent naturellement des retards qui ne sont pas du fait des opérateurs.

Antennes-4g

Il souligne également que ces derniers ont répondu aux enjeux de la situation inédite actuelle en assurant le bon fonctionnement des réseaux pour le télétravail comme pour le divertissement et les communications, notant que "les réseaux tiennent, à la différence de ceux d'autres pays européens".

Et d'appeler à la mobilisation de tous plutôt qu'à la défiance, alors qu'il sera toujours temps de faire le bilan des réalisations en fin de crise, estime le président de la FFT, tout en reconnaissant un rythme de déploiement ralenti depuis le début du confinement et même si certaines difficultés ont déjà été surmontées.

Des mesures ont notamment été prises pour préserver les sous-traitants indispensables à la réalisation des programmes de déploiement mais la FFT tient à rappeler que si les opérateurs résistent à peu près grâce à leur modèle économique d'abonnement, la fermeture des boutiques et la baisse de l'usage du roaming impactent leurs revenus.

jeudi 23 avril 2020

Déploiement des réseaux : le Sénat fait pression pour limiter tout retard supplémentaire dû à la crise

antennes-reseaux.jpg
© Pixabay

Les sénateurs appellent les opérateurs de télécommunications à poursuivre le déploiement des réseaux, forcément ralenti par le confinement.

Si les opérateurs français Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR ont pris des mesures pour protéger leurs réseaux et aider leurs clients à affronter le confinement depuis plus d'un mois, la crise sanitaire a provoqué l'arrêt de très nombreux chantiers et, de fait, a aussi ralenti le déploiement des réseaux. Le Sénat encourage l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (ARCEP) à exercer son pouvoir de contrôle et de sanctions si les opérateurs ne respectent pas leurs objectifs.


Une crise qui fait ressortir les inégalités de traitement de la population face au numérique

Auditionné par la commission de l'aménagement du territoire et du développement du Palais du Luxembourg présidée par le sénateur centriste Hervé Maurey, Sébastien Soriano, le président de l'ARCEP, a été alerté par les sages sur le risque de voir le retard se prolonger s'agissant de l'équipement numérique du pays.

Car si les outils numériques rendent bien des services à des millions de Français depuis le 17 mars (télétravail, streaming vidéo ou audio, gaming, consommation culturelle online), ils font ressortir certaines failles. « Avec la moitié du territoire non couverte en très haut débit et plusieurs milliers de zones blanches mobiles devant encore être résorbées, une partie de notre population est aujourd'hui déconnectée en plus d'être confinée », souligne Hervé Maurey.

Le patron du régulateur des télécoms, Sébastien Soriano, a précisé que les plans France Très Haut Débit (PFTHD), dédié au fixe, et le New Deal Mobile, dédié au mobile, allaient connaître des retards, justifiés par la crise sanitaire.


« Ne pas accepter n'importe quel retard (des opérateurs) justifié par la crise »

Pour le référent numérique de la commission Patrick Chaize (sénateur de l'Ain), la solution pour remédier aux retards éventuels des opérateurs serait de « geler la période de confinement et de redémarrage des travaux et décaler, s'il le faut les échéances des programmes », une idée à laquelle Sébastien Soriano acquiesce tout en plaidant pour une étude des demandes de report au cas par cas, de façon à « ne pas accepter n'importe quel retard justifié par la crise », et éviter que celle-ci ne serve d'alibi aux opérateurs.

Un argument d'autant plus important que les opérateurs ne sont pas les plus impactés par la crise de coronavirus. Le président de l'ARCEP et les sénateurs Maurey et Chaize sont ainsi d'accord pour dire que les acteurs des télécoms vont devoir faire un effort financier pour soutenir « le tissu d'entreprises locales. »

Enfin, concernant le risque de saturation, l'ARCEP considère qu'il est contrôlé, et ce grâce à une entente collective entre opérateurs, consommateurs et grandes plateformes numériques. Ce qui tend d'ailleurs à poser sur la table la question future de la « dérogation proportionnée à la neutralité du Web », comme le soulignent les sénateurs Guillaume Chevrollier (Pays de la Loire) et Jean-Michel Houllegatte (Normandie). Mais ça, c'est une autre histoire.

Déploiement fibre et mobile : le Sénat demande à l'Arcep de ne pas relâcher la pression

Déploiement fibre et mobile : le Sénat demande à l'Arcep de ne pas relâcher la pression

Fibre-optique-rouge

Alors que les réseaux fixes et mobiles constituent plus que jamais un lien essentiel au milieu de la crise sanitaire, la commission de l'aménagement du territoire appelle l'Arcep à se montrer inflexible concernant les déploiements, même dans le contexte actuel.

Ne pas relâcher l'effort sous peine de caler complètement. La commission du Sénat sur l'aménagement du territoire et du développement durable a auditionné le président de l'Arcep, Sébastien Soriano, sur la question du déploiement des réseaux et lui a adressé une "demande forte" de maintien des calendriers, avec de nécessaires ajustements, et a incité le régulateur à "exercer son pouvoir de contrôle et de sanctions en cas de non respect des objectifs qui leur sont assignés".

Les projets de déploiement en cours restent essentiels, tant pour l'essor de l'économie que pour la réduction de la fracture numérique, et il n'est pas question que la crise du coronavirus devienne le prétexte d'un laisser-aller.

Arcep logo vignette

Certes, il faudra sans doute adapter les échéances mais la commission rappelle que "la crise actuelle révèle également les failles de notre société numérique", alors que la moitié du territoire n'est toujours pas couverte en haut débit et que plusieurs milliers de zones blanches doivent encore être résorbées, et qu'"une partie de notre notre population est aujourd'hui déconnectée en plus d'être confinée".

Les deux grands projets en cours sont d'une part le plan France Très haut débit pour le déploiement de la fibre optique et le New Deal Mobile pour accélérer le déploiement en 4G.

Si un décalage du calendrier est probable, la commission du Sénat en appelle à la fermeté de l'Arcep sur l'étude des demandes de report des échéances, avec un exemen au cas par cas pour "ne pas accepter n'importe quel retard justifié par la crise".

Elle demande également à ce que les opérateurs fassent un effort financier "en direction des entreprises de rang inférieur" pour soutenir le secteur et éviter sa désorganisation.

De son côté, le président de l'Arcep a indiqué que les risques de saturation des réseaux, craints au début du confinement, étaient maîtrisés grâce aux mesures prises par les opérateurs et à la responsabilisation des consommateurs et des fournisseurs de contenus vidéo.

Cet aspect d'un développement contrôlé des usages vidéo, qui pèsent très lourd dans l'utilisation des réseaux, devra toutefois être développé après la crise, quitte à introduire une "dérogation proportionnée à la neutralité du Web".

mercredi 22 avril 2020

Une fonction pour contrôler la sensibilité de Google Assistant est en cours de déploiement

Une fonction pour contrôler la sensibilité de Google Assistant est en cours de déploiement

Google Assistant a cette fâcheuse tendance à se déclencher tout seul alors qu'on ne lui a rien demandé ; devant un film, lors d'une conversation ou avec de la musique. Une problématique bien connue qui s'explique par le mode de fonctionnement de l'assistant vocal. Il reste constamment à l'écoute pour détecter le mot clé "Ok Google" qui permet de le solliciter mais parfois il se trompe. Google a donc décidé de revoir sa copie en ajoutant un réglage de la sensibilité pour le rendre moins réactif.

La firme a confirmé à nos confrères de TheVerge que la fonction est en cours de déploiement. Cela devrait se faire progressivement. Un utilisateur du forum XDA developers a accédé aux paramètres qui sont proposés dans l'application Google Home. Un onglet "Hey Google sensitivity" a été ajouté afin d'ajuster la réactivée du mot clé "Hey Google". Trois options sont disponibles : par défaut, moins réactif et plus réactif.

Espérons que le déploiement de cette fonction ne prendra pas trop de temps. Les mises à jour de Google Assistant se font à un rythme inégal en fonction des pays et des langues.

Capture d'écran : MishallRahman