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jeudi 23 avril 2020

Déploiement des réseaux : le Sénat fait pression pour limiter tout retard supplémentaire dû à la crise

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© Pixabay

Les sénateurs appellent les opérateurs de télécommunications à poursuivre le déploiement des réseaux, forcément ralenti par le confinement.

Si les opérateurs français Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR ont pris des mesures pour protéger leurs réseaux et aider leurs clients à affronter le confinement depuis plus d'un mois, la crise sanitaire a provoqué l'arrêt de très nombreux chantiers et, de fait, a aussi ralenti le déploiement des réseaux. Le Sénat encourage l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (ARCEP) à exercer son pouvoir de contrôle et de sanctions si les opérateurs ne respectent pas leurs objectifs.


Une crise qui fait ressortir les inégalités de traitement de la population face au numérique

Auditionné par la commission de l'aménagement du territoire et du développement du Palais du Luxembourg présidée par le sénateur centriste Hervé Maurey, Sébastien Soriano, le président de l'ARCEP, a été alerté par les sages sur le risque de voir le retard se prolonger s'agissant de l'équipement numérique du pays.

Car si les outils numériques rendent bien des services à des millions de Français depuis le 17 mars (télétravail, streaming vidéo ou audio, gaming, consommation culturelle online), ils font ressortir certaines failles. « Avec la moitié du territoire non couverte en très haut débit et plusieurs milliers de zones blanches mobiles devant encore être résorbées, une partie de notre population est aujourd'hui déconnectée en plus d'être confinée », souligne Hervé Maurey.

Le patron du régulateur des télécoms, Sébastien Soriano, a précisé que les plans France Très Haut Débit (PFTHD), dédié au fixe, et le New Deal Mobile, dédié au mobile, allaient connaître des retards, justifiés par la crise sanitaire.


« Ne pas accepter n'importe quel retard (des opérateurs) justifié par la crise »

Pour le référent numérique de la commission Patrick Chaize (sénateur de l'Ain), la solution pour remédier aux retards éventuels des opérateurs serait de « geler la période de confinement et de redémarrage des travaux et décaler, s'il le faut les échéances des programmes », une idée à laquelle Sébastien Soriano acquiesce tout en plaidant pour une étude des demandes de report au cas par cas, de façon à « ne pas accepter n'importe quel retard justifié par la crise », et éviter que celle-ci ne serve d'alibi aux opérateurs.

Un argument d'autant plus important que les opérateurs ne sont pas les plus impactés par la crise de coronavirus. Le président de l'ARCEP et les sénateurs Maurey et Chaize sont ainsi d'accord pour dire que les acteurs des télécoms vont devoir faire un effort financier pour soutenir « le tissu d'entreprises locales. »

Enfin, concernant le risque de saturation, l'ARCEP considère qu'il est contrôlé, et ce grâce à une entente collective entre opérateurs, consommateurs et grandes plateformes numériques. Ce qui tend d'ailleurs à poser sur la table la question future de la « dérogation proportionnée à la neutralité du Web », comme le soulignent les sénateurs Guillaume Chevrollier (Pays de la Loire) et Jean-Michel Houllegatte (Normandie). Mais ça, c'est une autre histoire.

Réseaux fixe et mobile : l'Arcep maintient la pression sur les opérateurs télécoms

Réseaux fixe et mobile : l'Arcep maintient la pression sur les opérateurs télécoms

Cette période de confinement a plus que jamais montré l'importance de disposer d'une couverture réseau homogène dans toutes les régions de France, y compris dans les zones rurales et/ou reculées. L'égalité d'accès aux infrastructures haut débit est essentielle pour maintenir le lien entre les citoyens. 

Évaluer les failles de notre système

Auditionné par la Commission de l'aménagement du territoire et du développement durable, M. Soriano, Président de l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep) a tenu à rappeler la nécessité de poursuivre le déploiement des réseaux THD fixe et mobile après cette crise, avec comme objectif principal de réduire la fracture numérique. Malgré tout, il faudra adapter le calendrier au contexte.

"Avec la moitié du territoire non couvert en très haut débit et plusieurs milliers de zones blanches mobiles devant encore être résorbées, une partie de notre population est aujourd’hui déconnectée en plus d’être confinée. Pour ces Français, les pouvoirs publics se doivent, plus que jamais, d’atteindre les objectifs des programmes de couverture du territoire" a indiqué Hervé Maurey, président de la commission. 

Congestion sous contrôle pendant la crise

Avec la généralisation du télétravail, l'éducation à distance et la popularité croissante des services de vidéo à la demande, les réseaux fixe et mobile ont été durement sollicités. Anticipant une éventuelle congestion des réseaux, le gouvernement a d'ailleurs fait repousser de quinze jours le lancement de la plateforme Disney +. Nous nous sommes entretenus avec Julien Huvé, en charge de l'audit et du conseil sur la partie télécom en France et à l'international chez Mazars, et ce dernier nous a expliqué qu'un lancement de cet ampleur pouvait difficilement saturer les réseaux puisqu'ils sont dimensionnés pour absorber ce type de sollicitations même sur le long terme.

De son côté, l'Arcep a évalué le risque de congestion ainsi que les capacités des opérateurs à entretenir les réseaux pendant cette période de crise sanitaire. Il a été estimé "que les risques de saturation étaient contrôlés, grâce au dialogue engagé avec les opérateurs, ainsi qu’à la responsabilisation des consommateurs et des fournisseurs de contenus vidéos".

Déploiement fibre et mobile : le Sénat demande à l'Arcep de ne pas relâcher la pression

Déploiement fibre et mobile : le Sénat demande à l'Arcep de ne pas relâcher la pression

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Alors que les réseaux fixes et mobiles constituent plus que jamais un lien essentiel au milieu de la crise sanitaire, la commission de l'aménagement du territoire appelle l'Arcep à se montrer inflexible concernant les déploiements, même dans le contexte actuel.

Ne pas relâcher l'effort sous peine de caler complètement. La commission du Sénat sur l'aménagement du territoire et du développement durable a auditionné le président de l'Arcep, Sébastien Soriano, sur la question du déploiement des réseaux et lui a adressé une "demande forte" de maintien des calendriers, avec de nécessaires ajustements, et a incité le régulateur à "exercer son pouvoir de contrôle et de sanctions en cas de non respect des objectifs qui leur sont assignés".

Les projets de déploiement en cours restent essentiels, tant pour l'essor de l'économie que pour la réduction de la fracture numérique, et il n'est pas question que la crise du coronavirus devienne le prétexte d'un laisser-aller.

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Certes, il faudra sans doute adapter les échéances mais la commission rappelle que "la crise actuelle révèle également les failles de notre société numérique", alors que la moitié du territoire n'est toujours pas couverte en haut débit et que plusieurs milliers de zones blanches doivent encore être résorbées, et qu'"une partie de notre notre population est aujourd'hui déconnectée en plus d'être confinée".

Les deux grands projets en cours sont d'une part le plan France Très haut débit pour le déploiement de la fibre optique et le New Deal Mobile pour accélérer le déploiement en 4G.

Si un décalage du calendrier est probable, la commission du Sénat en appelle à la fermeté de l'Arcep sur l'étude des demandes de report des échéances, avec un exemen au cas par cas pour "ne pas accepter n'importe quel retard justifié par la crise".

Elle demande également à ce que les opérateurs fassent un effort financier "en direction des entreprises de rang inférieur" pour soutenir le secteur et éviter sa désorganisation.

De son côté, le président de l'Arcep a indiqué que les risques de saturation des réseaux, craints au début du confinement, étaient maîtrisés grâce aux mesures prises par les opérateurs et à la responsabilisation des consommateurs et des fournisseurs de contenus vidéo.

Cet aspect d'un développement contrôlé des usages vidéo, qui pèsent très lourd dans l'utilisation des réseaux, devra toutefois être développé après la crise, quitte à introduire une "dérogation proportionnée à la neutralité du Web".

mercredi 22 avril 2020

Les montres connectées Samsung Galaxy Watch pourront mesurer votre pression sanguine

Les montres connectées Samsung Galaxy Watch pourront mesurer votre pression sanguine

21 avril 2020 à 16h05

Samsung va bientôt proposer à ses utilisateurs de suivre leur tension artérielle, à l'aide leur montre connectée. Dans un premier temps, la fonction ne sera disponible qu'en Corée du Sud, via la Galaxy Watch Active 2, avec l'application Health Monitor.

Pour certains individus souffrant d'hypertension ou d'une maladie cardiaque, il est important de surveiller quotidiennement sa tension artérielle. Cette opération sera prochainement réalisable à l'aide d'une montre connectée, comme l'explique Samsung dans un communiqué.

Trois mesures nécessaires pour calibrer l'appareil

En effet, la marque sud-coréenne a dévoilé une nouvelle fonctionnalité, intégrée dans son application de suivi des données de santé, Health Monitor. L'objet connecté sera ainsi en mesure de fournir à l'utilisateur les informations relatives à la pression sanguine dans ses artères.

Cependant, comme le montre la vidéo ci-dessus, l'appareil ne sera (dans un premier temps) pas totalement autonome. Il faudra d'abord procéder à un étalonnage, en prenant sa tension avec un tensiomètre classique et en entrant les résultats, à trois reprises. Ensuite, la montre connectée pourra renseigner l'utilisateur, grâce à une analyse de son pouls, via le capteur de fréquence cardiaque. Le constructeur recommande néanmoins de recalibrer le système au moins une fois par mois, pour s'assurer de sa précision.

Disponible seulement en Corée du Sud

Samsung met toutefois en garde ses clients : les informations fournies par la montre ne doivent pas les pousser à modifier leur traitement médical. Ils sont, au contraire, invités à consulter leur médecin avant de prendre une telle décision.

Quoi qu'il en soit, l'application Health Monitor pourra servir de signal d'alerte, en cas d'anomalie. Mais elle ne sera pas immédiatement disponible pour tout le monde. En premier lieu, elle n'apparaîtra ainsi que sur la Galaxy Watch Active 2, à partir du troisième trimestre 2020 et uniquement en Corée du Sud, le constructeur ayant reçu l'aval des autorités sanitaires du pays. La fonctionnalité sera ensuite étendue à d'autres montres connectées de Samsung.

Source : Android Police

Modifié le 21/04/2020 à 16h21
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