Affichage des articles dont le libellé est Européen. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Européen. Afficher tous les articles

vendredi 24 avril 2020

L’Union européenne s’est entretenue avec Apple sans évoquer les barrières technologiques

Crédits : Apple

Le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, s’est entretenu avec les PDG de Google, Sundar Pichaï, et d’Apple, Tim Cook, cette semaine. L’objectif de ces discussions était, pour l’Union européenne, de s’assurer de la compatibilité du projet des deux géants américains du numérique avec ses réglementations juridiques en matière de respect de la vie privée et de sécurité des données personnelles. Apple et Google développent actuellement un API interopérable, entre Android et iOS, sur lequel pourront se baser les nombreuses futures applications de “traçage numérique” pensées par certains pays – comme StopCovid, en France.

“Tim Cook m’a dit qu’une première version de la technologie qu’Apple prépare en partenariat avec Google sera disponible pour les développeurs le 28 avril”, a souligné Thierry Breton au journal Les Échos. Le commissaire européen avoue cependant ne pas avoir aborder la question épineuse des barrières technologiques posées par les iPhones d’Apple en matière de Bluetooth, pierre angulaire du fonctionnement envisagé de StopCovid. Pour rappel, les iPhones n’autorisent pas le partage de données en Bluetooth si l’application n’est pas constamment ouverte au premier plan. Compte tenu de son principe, StopCovid n’est pas vouée à le rester et ses futurs utilisateurs préféreront très probablement la laisser en arrière-plan pour mieux vaquer à leurs occupations. Face à cette barrière sur iOS, les développeurs de StopCovid vont devoir donc trouver un moyen de la contourner pour ne pas perdre en efficacité d’utilisation. Thierry Breton soutient néanmoins que “avoir insisté auprès de Tim Cook sur la responsabilité des entreprises comme Apple de faire leur maximum pour développer des solutions techniques adaptées pour que les applications nationales fonctionnent.” Il advient donc, semble-t-il, aux autorités de chaque pays de se débrouiller elles-même – toujours en accord avec les autorités médicales et les institutions comme la CNIL. Les députés et sénateurs discuteront et décideront de l’avenir du projet StopCovid à la fin du mois d’avril.

Nouveau Apple iPhone SE...
Nouveau Apple iPhone SE...
  • Écran Retina HD 4,7 pouces
  • Résistant à la poussière et à l’eau (jusqu’à 1 mètre pendant 30 minutes maximum,...
  • Appareil photo grand-angle 12 Mpx avec mode Portrait, Éclairage de portrait, Contrôle de la...
  • Caméra avant 7 Mpx avec mode Portrait, Éclairage de portrait et Contrôle de la profondeur

mercredi 22 avril 2020

Pour ses processeurs exascale européens, SiPearl fera appel à Zeus

Pour ses processeurs exascale européens, SiPearl fera appel à Zeus

SiPearl

SiPearl, l'entreprise chargée de développer pour l'Europe des familles de processeurs pour datacenters, vient de signer un accord de licence avec ARM pour exploiter la prochaine architecture Neoverse, nom de code Zeus.

Avec le consortiumEPI (European Processor Initiative), l'Union européenne veut disposer de ses propres processeurs pour datacenters et HPC (High Performance Computing) afin de moins dépendre des technologies d'autres zones géographiques et ne pas rester en retrait de l'innovation.

C'est l'entreprise française SiPearl qui est chargée de mettre au point les familles de processeurs avancés qui participeront à l'élaboration d'un supercalculateur européen exascale tout en offrant suffisamment d'ouverture pour permettre une exploitation large par les entreprises.

Plusieurs générations de ces puces sont programmées et SiPearl annonce déjà avoir signé un accord de licence pour pouvoir exploiter la prochaine génération d'architecture ARM Neoverse, portant le nom de code Zeus, pour sa toute première famille de puces.

EPI SiPearl roadmap

L'actuelle génération ("Ares") anime les coeurs Neoverse N1 de solutions allant des processeurs ARM pour serveur Ampere Altra aux nouvelles familles de processeurs dédiés Graviton au sein de l'offre cloud AWS d'Amazon.

L'architecture à base de coeurs Neoverse Zeus devrait être au coeur de la première génération des processeurs de SiPearl, composant la famille de puces Rhea attendue en 2021 (à moins que la crise sanitaire actuelle ne crée un décalage dans le calendrier).

IFA 2020 : le grand salon high-tech européen n'aura pas lieu

Initialement programmé du 4 au 9 septembre, l'IFA 2020 prendra finalement la forme d'un événement en ligne. Après le MWC de Barcelone ou l'E3 de Los Angeles, au tour de la grande conférence berlinoise de céder face à la pandémie.

mardi 21 avril 2020

COVID-19 : la Commission Européenne lance un portail de données pour la recherche

coronavirus recherche

Face à la pandémie de coronavirus, l'Europe propose de rassembler ses forces, pour une recherche plus efficace.

Le COVID-19 Data Portal permettra aux scientifiques européens de partager et de disposer d'un grand nombre de données sur le coronavirus. L'enjeu : stimuler la recherche pour obtenir plus rapidement un vaccin et un traitement médical.


La science ouverte veut répondre au coronavirus

La commission européenne lançait ce lundi 20 avril un portail de données pour mieux lutter contre le coronavirus. L'objectif affiché de la plateforme est la mise en commun des outils et des données de recherche, issus des différents pays européens, dans le but d'accélérer la recherche sur le COVID-19, le tout dans une démarche de science ouverte de réutilisation de données.

Face à cette nouvelle souche de coronavirus dont la médecine ne sait que trop peu de chose, la mise en commun de données scientifiques offrirait à la recherche européenne un véritable booster. Le partage des travaux vise de fait à accélérer la recherche et les découvertes scientifiques sur le virus, de sorte à proposer une réponse efficace à la crise sanitaire. À terme, le but est de mettre au point un vaccin et un traitement médical le plus rapidement possible.

« En nous appuyant sur le soutien que nous avons apporté depuis des années à la science ouverte et au libre accès, le moment est venu d'intensifier nos efforts et de rester unis avec nos chercheurs », a déclaré la commissaire européenne Mariya Gabriel. « Grâce à nos efforts conjoints, nous pourrons mieux comprendre, diagnostiquer et finalement maîtriser la pandémie ».

Que trouve-t-on sur la plateforme ? Des données relatives au séquençage de l'ADN du virus, à ses structures protéiques, des données issues de la recherche pré-clinique et des essais cliniques déjà menés, des données épidémiologiques ainsi qu'une importante littérature scientifique (plus de 72 000 articles en rapport avec le coronavirus).


L'Europe met la main à la poche9

Le lancement de cette plateforme intègre le plan d'action européen ERAvsCorona. Initié le 7 avril dernier, ce plan définit 10 actions prioritaires pour la lutte contre la pandémie de coronavirus. Outre la mise en place de la plateforme, les autres actions portent notamment sur la coordination des financements des programmes de recherche, l'élargissement des essais cliniques à l'échelle européenne ou encore l'augmentation des aides aux entreprises innovantes.

Si la santé n'est pas une prérogative de l'Union européenne (chaque pays est souverain dans ce domaine), elle a néanmoins mobilisé des moyens dans la lutte contre le COVID-19. Depuis le début de l'année, 18 projets de recherche ont bénéficié de 48,2 millions d'euros. L'enjeu : mettre au point des tests rapides de diagnostic pour les patients, des traitements et des vaccins, et développer la recherche épidémiologique ainsi que des modèle d'organisation pour mieux réagir aux épidémies.

L'Union européenne a également mobilisé des financements privés et publics (jusqu'à 90 millions d'euros) pour le développement de médicaments innovants. Enfin, le laboratoire allemand CureVac pourra bénéficier d'un soutien allant jusqu'à 80 millions d'euros pour le développement d'un vaccin efficace contre le coronavirus.

Sources : TechCrunch, Commission européenne