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vendredi 24 avril 2020

La recrudescence d'attaques ayant pour thème le Covid-19 montre la nécessité de se protéger contre le phishing

La recrudescence d'attaques ayant pour thème le Covid-19 montre la nécessité de se protéger contre le phishing

Les avantages de la DMARC en matière de lutte contre l'hameçonnage sont plus importants que jamais. Beaucoup d'entre nous travaillent (au moins temporairement) à distance. En plus d'apprendre à être productifs dans un tout nouveau bureau improvisé à domicile, les gens s'adaptent aux risques de sécurité que présente leur nouvel espace de travail.

Les cybercriminels en profitent pleinement et lancent des attaques de phishing spécifiques à la pandémie. Au cours du premier trimestre 2020, nous avons constaté une augmentation de plus de 600 % des attaques d'hameçonnage liées au Covid-19 et, rien que la semaine dernière, plus de 18 millions par jour d'attaques de phishing et de logiciels malveillants spécifiques au coronavirus.

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Un contexte favorable à leur efficacité

Ces attaques sont très efficaces pour deux raisons. Premièrement, les gens ont peur. La routine quotidienne de chacun a changé et nous n'avons aucune idée du moment où ça reviendra à la normale. Donc, en voyant un e-mail promettant du nouveau sur le Covid-19, on peut être tenté de cliquer pour obtenir quelques réponses.

Les attaques se font aussi sous forme de SMS, par exemple pour avertir un individu qu'il a été en contact ou à proximité d'un patient atteint de Covid-19. Cette forme est également très efficace car elle correspond aux notifications ou applications gouvernementales (NDT: dans certains pays, des applications de contact tracing sont déjà en place), qui promettent de faire la même chose.

Deuxièmement, ces attaques de phishing sont si efficaces que ce sont les seules cyberattaques pour lesquels les professionnels de la cybersécurité peuvent admettre qu'ils peuvent (presque) tomber dans le panneau. Nous ressentons la même panique et sommes encore plus enclins à cliquer.

Se protéger du phishing

Alors, comment protéger notre main-d'œuvre extra vulnérable dans les domaines de la sécurité et de la non-sécurité ? La protection nécessite une approche par couches qui commence par l'authentification du courrier électronique. La DMARC, ou Domain-based Message Authentication, Reporting, and Conformance (authentification, notification et conformité des messages par domaine) est un processus d'authentification du courrier électronique qui gère et surveille votre boîte de réception pour s'assurer que seuls les contacts vérifiés atteignent la boîte de réception d'un utilisateur.

Dans notre récent rapport, Claire O'Malley et moi-même partageons la manière dont les organisations devraient mettre en œuvre la DMARC afin de prévenir la correspondance frauduleuse et les attaques de phishing. Les avantages de la DMARC contre le phishing peuvent être étendus pour inclure également l'arrêt des attaques de phishing spécifiques au Covid-19, et ainsi les empêcher d'atteindre les messageries d'une organisation pour en détourner les domaines dans le cadre d'attaques.

Bien qu'elles soient terribles, les attaques de phishing liées au Covid-19 sont prévisibles de la part des cybercriminels. Il faut donc prévenir tout le monde, collaborateurs ou entourage, que ces tentatives peuvent arriver, et en même temps mettre en place des défenses contre le phishing, incluant l'authentification, afin d'avoir l'esprit plus tranquille en ces temps perturbés et perturbants.

Ce post a été rédigé par le vice-président, directeur de la recherche Joseph Blankenship, et a été publié à l'origineici.

Source :

jeudi 23 avril 2020

L'application Mail rend l'iPhone vulnérable à des attaques

L'application Mail rend l'iPhone vulnérable à des attaques

iOS-13

Des vulnérabilités de sécurité dans l'application Mail d'iOS exposent l'iPhone et l'iPad à des attaques. Un correctif est attendu dans iOS 13.4.5.

Avec sa prochaine mise à jour iOS 13.4.5 (actuellement en bêta), Apple va corriger des vulnérabilités de sécurité manifestement critiques qui existent depuis au moins iOS 6 en septembre 2012, selon les chercheurs de ZecOps. Une période qui renvoie au lancement de l'iPhone 5.

Avec un niveau de confiance dit élevé, ZecOps suppose que les vulnérabilités jusqu'à présent non divulguées sont largement exploitées dans la nature pour des attaques ciblées par un ou plusieurs opérateurs de menaces avancées.

Parmi les cibles de premier plan, il y aurait des individus d'une entreprise américaine du Fortune 500, un cadre d'un opérateur mobile au Japon, une personnalité en Allemagne, des fournisseurs de services informatiques en Arabie saoudite et Israël, un journaliste en Europe. Il est question d'attaquer l'iPhone ou l'iPad via l'application Mail par défaut sur iOS.

" La portée de l'attaque consiste à envoyer un email spécialement conçu à la boîte de réception d'une victime, lui permettant de déclencher une vulnérabilité (ndlr : pour l'exécution de code à distance) dans le contexte de l'application MobileMail (iOS 12) ou maild (iOS 13) ", écrit ZecOps.

L'email sert à déclencher un débordement de tas (heap overflow) pour exposer le système à des exploits plus dangereux. Hormis une fuite, modification et suppression d'emails, une vulnérabilité kernel supplémentaire serait nécessaire pour un accès complet à l'appareil.

Pour la victime, une tentative d'attaque se solde par un plantage de l'application Mail sur iOS 12, alors que sur iOS 13, c'est seulement un ralentissement temporaire. En cas d'échec de l'attaque, les emails envoyés affichent un message : " This message has no content. "

zecops-echec-attaque-mail-ios
Dans une FAQ, ZecOps souligne qu'une exploitation ne nécessite par d'interaction de la part de l'utilisateur final sur iOS 13, alors que la victime doit cliquer sur un email sur iOS 12. ZecOps indique avoir détecté une possible exploitation remontant à jusqu'à janvier 2018, mais le problème existerait bel et bien depuis iOS 6. Par ailleurs, macOS n'est pas vulnérable.

À Reuters, un porte-parole d'Apple a confirmé qu'un correctif a été développé. Il a par contre refusé de commenter les trouvailles de ZecOps qui conseille dans l'attente d'iOS 13.4.5 de se détourner de l'application Mail.