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jeudi 23 avril 2020

La baisse de la pollution booste-t-elle la production solaire en Europe ?

Panneaux solaires

À toute chose, malheur pourrait être bon. Ces dernières semaines, les mesures liées à l'épidémie de Covid-19 ont entraîné une baisse des niveaux de pollution de l'air en Chine, en Europe et aux États-Unis.

Mais il se pourrait également que ces baisses participent à améliorer la production du solaire photovoltaïque européen.


Des records un peu partout en Europe

Selon un tracker mis au point par l'université de Sheffield, la production solaire britannique a atteint un nouveau record lundi 20 avril. Celle-ci s'est établie autour de 9,68 gigawatts : l'université de Sheffield admet que malgré une légère incertitude, mais que le chiffre réel est de toutes façons compris entre 9,65 et 9,71 Gw. Il brise un précédent record établi en mai 2019 (à 9,55 Gw), une association britannique ajoutant que ce pic avait fourni, pendant un temps, suffisamment d'énergie pour alimenter un tiers de la population du Royaume-Uni.

Nina Skorupska, P.D.-G. de la REA, une association professionnelle britannique engagée en faveur des énergies renouvelables, se dit enthousiaste. Elle affirme que ce n'est là « que le début de ce dont l'industrie est capable ».

Dans d'autres pays, des records ont également été enregistrés. L'Allemagne a établi le sien le même jour, à 32,23 gigawatts. Plus loin dans le temps, le 29 mars dernier, l'Espagne a établi un pic de production d'électricité solaire à 6,34 Gw, selon l'opérateur national Red Electrica de España. Le pays venant d'inaugurer un nouveau parc comprenant 1,4 million de panneaux solaires, sa puissance crête a logiquement augmenté.


Météo clémente et nouvelles installations en hausse

La question se pose donc : à quel point la récente amélioration de la qualité de l'air, entraînée par l'épidémie de Covid-19 et par les mesures de confinement, est-elle responsable d'une meilleure production du secteur solaire ? Pour certains, ces performances tiennent davantage à une météo particulièrement clémente. Andreas Friedrich, porte-parole au service météorologique DWD souligne qu' « il n'y a pratiquement pas de nuage au-dessus de l'Allemagne », ajoutant qu' « un système à haute pression présent sur la Scandinavie maintiendra ces conditions en place jusqu'à au moins vendredi ».

Pour d'autres, ces nouveaux records sont à relativiser, mais témoignent d'une puissance installée toujours plus importante. Jenny Chase, analyste au média spécialisé BloombergNEF signale que « chaque année, il y a plus de panneaux solaires installés, donc le record est battu presque chaque printemps ». D'après un rapport de SolarPower Europe, l'année 2019 a été la troisième meilleure année pour l'installation de panneaux solaires après 2011 et 2012.

Mais Jenny Chase admet néanmoins que le confinement et une pollution de l'air plus faible ont pu faire grimper, même temporairement, l'offre venant du solaire. Mais ce n'est qu'un pic de production et, si celui-ci a été favorisé par les mesures liées au nouveau coronavirus, cet impact prendra fin une fois la crise sanitaire terminée. L'Europe, qui doit encore compter sur ses énergies fossiles, aura au moins profité d'une bouffée d'air frais.

Sources : TIME et Engadget, Solarpower

mercredi 22 avril 2020

Face à une baisse du nombre de projets, Kickstarter envisage de licencier une partie de son personnel

Kickstarter
© Postmodern Studio / Shutterstock.com

Le marché du financement participatif, qui a connu un boom en France ces dernières années, piétine en période de pandémie. L'une des plus importantes plateformes du secteur, Kickstarter a annoncé avoir observé une baisse du nombre de projets de 35 %.

Après avoir lancé différentes mesures, la société envisage des licenciements.

Kickstarter attaqué par le COVID-19

Dans une note publiée par The Verge, le P.-D.G. de la société, Aziz Hasan, affirme avoir constaté une baisse de 35 % du nombre de projets par rapport à l'année passée, sans « aucun signe clair de rebond ».

La plateforme de crowdfunding tirant ses revenus des projets qu'elle répertorie, ce recul l'incite à licencier une partie de son personnel. Dans son communiqué, Aziz Hasan affirme que « bien que les projets sur le site continuent de recueillir un large soutien de la part des bailleurs de fonds, nous avons vu beaucoup moins de projets lancés sur la plateforme au cours des dernières semaines. [ ... ] Par conséquent, le volume de nos promesses de dons et nos revenus sont également en forte baisse ». Il ajoute que « la configuration future de l'entreprise nécessitera une réduction significative des coûts ».


Face à l'incertitude

À l'heure actuelle, Kickstarter compte 140 employés, dont la majeure partie s'est récemment syndiquée. Selon Aziz Hasan, la « réduction significative des coûts » consiste déjà en « la réduction de la rémunération d'un certain nombre de hauts dirigeants de l'entreprise, dont moi-même et le conseil d'administration », l'instauration d'une nouvelle politique d'embauche et une réduction des coûts non liés aux effectifs.

Mais des discussions ont également été engagées avec les responsables syndicaux à propos de « licenciements potentiels ». Pour Aziz Hassan, « la vérité est que ces mesures ne suffiront pas pour continuer à servir les créateurs durant cette crise et au-delà. Nous devons examiner plus largement les moyens de restructurer l'entreprise, y compris les licenciements potentiels au sein des équipes et à tous les niveaux du personnel ». Les négociations évoquées avec l'OPEIU, un syndicat américain représentant 105 000 salariés, ont commencé et devraient donner lieu à des décisions concrètes dans les prochains jours.

Kickstarter cherche également des moyens de stimuler la création, Aziz Hassan reconnaissant volontiers que « l'incertitude de cette période est stressante », aussi bien pour les créateurs que pour les employés de la plateforme. Celle-ci a lancé l'initiative « Voix intérieures », qui invite à lancer de nouveaux projets depuis chez soi.

Source : The Verge

mardi 21 avril 2020

Vélos électriques VanMoof S3 et X3 : des ajouts intéressants et une belle baisse de prix

Vélos électriques VanMoof S3 et X3 : des ajouts intéressants et une belle baisse de prix

La firme spécialisée dans les vélos électriques VanMoof vient de lever le voile sur deux nouveaux modèles, les S3 et X3. Étant donné le contexte, la présentation a eu lieu en ligne. Par rapport à la génération précédente, le design n'évolue pratiquement pas. Il faut dire que le style n'a pas pris une ride, toujours aussi moderne et épuré. On retrouve un système d'éclairage, ainsi qu'un écran à matrice LED sur le haut du cadre afin d'afficher différentes informations comme le niveau de la batterie.

VanMoof a développé un nouveau moteur qui est capable de développer un couple de 59 Nm en mode Turbo Boost avec un "passage de vitesses électronique et automatique". Ce système est censé être plus fluide et agréable à l'usage, notamment lorsque la route est vallonnée. La vitesse est limitée à 25 km/h. On note également l'arrivée de freins hydrauliques à l'avant comme à l'arrière qui devraient fournir une meilleure endurance et plus de précision. 

 

En outre, VanMoof a développé une application pour sécuriser le vélo (disponible sur Android et iOS). Il intègre une alarme, un dispositif pour l'immobiliser rapidement et un système de suivi. Le X3 dispose de caractéristiques identiques. Ils partagent les mêmes moteurs, batteries, et technologies. Seul le format évolue avec des roues plus compactes sur l'un que sur l'autre.  

Les VanMoof S3 et X3 sont proposés à 1 998 euros. Pour rappel, la précédente génération dépassait les 3 000 euros. C'est donc une baisse très conséquente. 

Caractéristiques principales :

  • Cadre pour des utilisateurs entre 170 - 210 cm / poids de 19 kg
  • Freins à disque hydrauliques avant et arrière
  • Guidon et potence monobloc réglables 
  • Roues : 28 pouces pour le S3 et 24 pouces pour le X3
  • 4 vitesses automatiques et un mode Boost avec un couple de 59nm
  • Batterie de 504W pour une autonomie entre 60 km - 150 km
  • 50% de charge en 80 minutes / charge complète en 4 heures

lundi 20 avril 2020

Galaxy S20 : des ventes en baisse mais le S20 Ultra dépasse les attentes

Galaxy S20 : des ventes en baisse mais le S20 Ultra dépasse les attentes

Galaxy S20 Ultra module

Les ventes annuelles de la série Galaxy S20 seront beaucoup plus faibles que celles des Galaxy S10 mais le Galaxy S20 Ultra a su dépasser les attentes.

Entre la crise mondiale du coronavirus et un déploiement 5G encore trop lointain pour être réellement séduisant, la série de smartphones haut de gamme Galaxy S20 de Samsung va connaître une grosse faiblesse de ses ventes cette année.

Même si l'on parle d'un volume estimé de 20 millions d'unités écoulées cette année, ce sera 40% de moins que les ventes des smartphones Galaxy S10, et l'espoir de trouver un modèle emblématique se démarquant significativement de la concurrence qui s'éloigne encore.

Mais tout n'est pas négatif puisque les ventes du modèle très haut de gamme, à savoir le Galaxy S20 Ultra, sont en fait au-dessus des attentes, rapporte le site SamMobile.

Galaxy S20 5G

Initialement attendu entre 3,75 et 5,25 millions d'unités, le super smartphone de Samsung aurait en fait déjà dépassé les 6 millions d'exemplaires vendus, dépassant ainsi d'au moins 15% les prévisions de départ.

Le volume prévisionnel des ventes de la série de Galaxy S20 se décomposerait donc comme suit : 

  • Galaxy S20 : 6 millions
  • Galaxy S20+ : 8 millions
  • Galaxy S20 Ultra : 6 millions

On constate ainsi que, alors que la presse spécialisée glose sans fin sur les tarifs trop élevés des smartphones haut de gamme, ce sont bien les modèles premium qui se vendraient le mieux.

Il faut croire que les critiques de certains utilisateurs concernant certaines versions du Galaxy S20 Ultra ne l'empêchent pas de réaliser de belles ventes, avec de belles marges pour le groupe coréen.

dimanche 19 avril 2020

Confinement : les concentrations de dioxyde d'azote en Ile-de-France en baisse de 50%

Confinement : les concentrations de dioxyde d'azote en Ile-de-France en baisse de 50%

dioxyde azote pollution confinement

Les mesures de confinement et le ralentissement de l'activité économique conduisent à une forte baisse des concentrations de dioxyde d'azote dans l'air.

Depuis le 17 mars, une grande partie de la population est confinée tandis que l'économie française tourne au ralenti, les seuls services essentiels étant maintenus. La chute du trafic automobile et des émissions polluantes des usines a conduit une baisse sensible de la concentration de polluants dans l'air comme le dioxyde d'azote (NO2).

Les dernières données fournies par le satellite Sentinel-5P, qui appartient au réseau européen Copernicus de surveillance de la pollution, permettent de commencer à réaliser des comparaisons de la pollution de l'air par rapport à 2019.

dioxyde azote pollution confinement

Elles confirment la baisse sensible de la pollution au NO2 dans l'air sur les grandes métropoles européennes avec notamment une diminution de 54% des concentrations relevée au-dessus de Paris et de l'Ile-de-France.

Elles correspondent à la moyenne des observations réalisées sur un mois (de mars à avril 2020) et comparées aux valeurs de la même période l'an dernier.

La chute des concentrations en dioxyde d'azote est aussi de l'ordre de 50% pour des villes comme Madrid, Milan ou Rome. Ces valeurs restent à prendre avec des pincettes dans la mesure où l'on observe de grandes variations d'un jour à l'autre en fonction des conditions météorologiques et la valeur pour Paris doit par exemple être modulée avec une incertitude de 15%.

Moins de NO2 dans l'air ambiant est une bonne nouvelle dans la mesure où ce polluant contribue à générer des problèmes respiratoires mais d'autres éléments, qui ne reculent pas forcément, sont à prendre en compte, comme les concentrations en particules fines qui tendent à remonter en ce début de printemps du fait des brûlages de végétaux, les collectes de déchets verts étant souvent interrompus dans les communes.