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mercredi 22 avril 2020

Facebook sonde ses utilisateurs français pour établir une cartographie pandémique plus précise

Crédits : unsplash

Les différentes cartes développés par les autorités médicales internationales ou les institutions médicales ne comprennent que le nombre de malades du COVID-19 recensés officiellement par les ministères de la santé nationaux de chaque pays et rassemblés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le plus souvent, ces chiffres proviennent des rapports des services de santé et reflètent le nombre de dépistages et d’admissions dans les hôpitaux. Ils ne comprennent pas les personnes infectées asymptomatiques, celles présentant des symptômes mais restant chez elles ou celles uniquement diagnostiquées par leur médecin généraliste. Pour estimer plus précisément le nombre réel de malades, Facebook a instauré une méthode de cartographie pandémique qui se base sur les témoignages anonymes de ses utilisateurs. Une première carte, recensant les utilisateurs Facebook américains considérés comme des malades confirmés ou avouant présenter des symptômes, a déjà été publiée.

Aperçu du sondage Facebook, concernant le COVID-19 (Crédits : Facebook).

Son programme de recherche Data For Good, qui utilise ses outils d’agrégation de données pour formuler des modèles statistiques utiles aux chercheurs, s’est allié avec l’université PSL (Paris Sciences & Lettres), qui regroupe des établissements de recherche comme le Collège de France ou l’Institut Curie. Les deux entités vont partager des “ensembles de données anonymisées et agrégées – dans un cadre garantissant la protection de la vie privée des utilisateurs” afin de réaliser “notamment des modèles de stratégies de déconfinement pour aider à la prise de décisions publiques sur cette question.” Ce partage va s’appuyer sur le déploiement d’un portail de sondage : dans les prochains jours, tous les utilisateurs Facebook français seront invités à y répondre par un message diffusé au sommet de leur fil d’actualité (voir ci-dessus). L’entreprise de Mark Zuckerberg garantie que les réponses données dans ce sondage resteront anonymes et ne seront analysées que par des chercheurs de l’université du Maryland, à l’origine de cette initiative. Cette dernière ressemble, dans son utilisation des réseaux sociaux, à l’intelligence artificielle développée indépendamment par Dataminr. Celle-ci cherche la répétition de mots-clés liés au coronavirus du COVID-19 et aux symptômes correspondants dans le contenu même des publications des internautes sur Twitter ou Facebook.

Movieland, le jeu ciné:...
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Movieland, le jeu ciné:...
  • 96 Pages - 10/09/2019 (Publication Date) - Hachette Heroes (Publisher)

Tesla cherche à se passer de Google Maps pour réaliser sa propre cartographie

Tesla Model 3

Après avoir annoncé la semaine dernière le Reverse Summon, qui va permettre aux conducteurs de Tesla de laisser leur voiture se garer seule, Elon Musk réfléchit à remplacer Google Maps par sa propre cartographie.

Et avec plus d'un million de Tesla sur les routes aujourd'hui, toutes équipées de GPS et bardées de capteurs et caméras, le projet ne semble pas si fou. D'autant plus après que le P.-D.G. de Tesla ait annoncé que l'évolution de Smart Summon serait permise par la collecte de données des véhicules Tesla en circulation.


Tesla veut reprendre les cartes en main

Moins de dépendance aux autres, tel serait l'adage du P.-D.G. de Tesla Motors. Par le passé, Elon Musk a déjà choisi d'évincer des partenaires importants tels que NVIDIA ou Mobileye, sur le matériel et la partie logicielle de ses voitures autonomes.

© Like Tesla

Tesla a ainsi développé ses propres produits en interne pour en avoir une plus grande maîtrise, et s'apprête à en faire de même pour la partie GPS. C'est du moins ce que la réponse d'Elon Musk au tweet de Third Row Tesla Podcast laisse entendre :




Plus d'un million de Tesla en circulation pour collecter les données

L'ensemble des véhicules Tesla collecte déjà des milliards d'informations au quotidien, tout particulièrement ce qui concerne la conduite autonome.

© Tesla

Au regard de son parc automobile en circulation, il ne faudrait à priori pas beaucoup de temps à Tesla pour concurrencer les 16 millions de kilomètres de rues prises en photo par les véhicules utilisés pour Google Street View.

De quoi faire progresser le FSD de Tesla avec des informations collectées en temps réel par les véhicules de la marque, permettant une mise à jour rapide des conditions de circulation ou encore des places de parking disponibles, sans avoir à partager ces données avec d'autres constructeurs.

Source : InsideEV