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mercredi 22 avril 2020

Ok pour la sauvegarde… et si on parlait restauration ?

Ok pour la sauvegarde… et si on parlait restauration ?

En l’espace de deux décennies, la richesse de l’entreprise a basculé de sa capitalisation immobilière, principalement composée de la valorisation de ses actifs immobiliers, à ses données et sa capacité à les traiter pour générer de la valeur. Aujourd’hui, selon Nathalie Malicet, vice-présidente de la commission numérique et innovation à la Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC), la donnée représente plus de 80% de la valeur des entreprises.

Surtout que, dans le même temps, nous nous sommes engagés dans la transformation numérique, qui change nos paradigmes et nos modèles économiques, ainsi que les environnements technologiques - avec le big data et les analytiques, l’IA (Intelligence Artificielle) et l’IoT (Internet des Objets) - qui tous désormais reposent sur la donnée. Cela mérite bien que l’on s’intéresse à la sécurité des données.

Et pourtant, la sauvegarde des données a longtemps été un sujet qui fâche dans les entreprises, souvent peu pratiquée et à un rythme irrégulier, quand bien même elle l’était d’ailleurs ! Les grandes entreprises l’ont bien compris, la perte des données ou l’attaque du système d’information - par un ransomware (rançongiciel) en particulier aujourd’hui qui paralyse le SI en exigeant le versement d’une rançon toujours plus élevée -, et c’est le business qui est en jeu, mettant en péril la survie même de l’entreprise. ETI et PME commencent également à y être sensibles.

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Le cloud au service de la sauvegarde… et de la restauration

Il en est de la sécurité des données comme de la sécurité du SI (système d’information), dont la donnée est la composante essentielle, la question n’est pas de savoir si l’attaque aura lieu, mais quand ? Et nous y ajouterons avec quels dégâts ?

Ayant pris la mesure du problème, ce n’est plus la sauvegarde qui s’impose désormais au DSI, c’est la restauration, c’est à dire l’action après la perte ou l’attaque sur les données. Et cette priorité vient complexifier sa mission. En effet, face à l’explosion et à la diversité des formats des données, des lieux et des technologies sur lesquelles elles sont stockées, les DSI s’interrogent sur les moyens à déployer pour être en mesure de redémarrer une activité en garantissant un accès aux données de l’entreprise.

Voire éventuellement et selon ses moyens, sur sa capacité à assurer un accès et un traitement en continu. La concurrence des entreprises est rude, elle impose agilité et réactivité, jusqu’au temps réel.

Le cloud apporte une réponse aux attentes liées à la transformation numérique

Disponible en continu, le cloud apporte souplesse et agilité, et il favorise l’automatisation des processus. De plus, la majorité des services déployés dans l’entreprise aujourd’hui le sont en mode SaaS (Software-as-a-Service), donc nativement dans le cloud, ce qui par contre ne les dispense pas de la sauvegarde. Quelle que soit son origine, l’interruption du SI doit être la plus courte possible, tout comme la reprise d’activité.

C’est ainsi que pour près d’une entreprise sur deux, la sauvegarde se complète d’un PRA (plan de reprise d’activité) et mieux encore d’un PCA (plan de continuité d'activité). Pour cela elles privilégient la sauvegarde hors site, ce qui se traduit par une infrastructure doublée (hébergée sur deux datacenters distants par exemple), ainsi que la pratique de la réplication des données à distance DRaaS (Disaster Recovery as a Service) pour assurer le service du recouvrement en cas de désastre.

Afin d’assurer la résilience et la sécurité du SI comme des données, et désormais plus préoccupés par la restauration que par la sauvegarde que l’on peut estimer maîtrisée, les DSI se tournent donc vers le DRaaS. Il permet de répliquer instantanément des systèmes entiers, des environnements applicatifs et des données dans un cloud sécurisé, géré par un fournisseur tiers. Ainsi que d’en effectuer le pilotage à distance et de les restaurer en quelques secondes dans l’état antérieur à l’incident quand celui-ci survient.

mardi 21 avril 2020

Qu'est ce que la sauvegarde de données et la reprise d'activité à l'heure du cloud ?

Qu'est ce que la sauvegarde de données et la reprise d'activité à l'heure du cloud ?

Le 31 mars est désormais la ‘Journée mondiale des sauvegardes’ (World Backup Day), tandis que le 3 septembre pourrait bien devenir la ‘Journée mondiale de la restauration des données’ (World Recovery Day). C’est une manière originale de sensibiliser les organisations et plus généralement les utilisateurs à ce que l’on appelle encore ‘Backup & Restore’, à savoir la nécessité stratégique voire vitale de sauvegarder les donnée et de pouvoir éventuellement les restaurer. Ce besoin impératif est un des piliers de la sécurité des données au sein des organisations.

Pendant longtemps, ce besoin est resté limité aux seules données internes de l’entreprise, massivement issues des outils de gestion (ERP), qui a trouvé sa solution dans des supports simples comme les disquettes, puis les DVD, les disques durs, et pour les grosses bases de données dans les bandes, les seules à être encore d’actualité lorsque l’on parle d’archivage.

Et le directeur informatique ou le comptable de rentrer chez lui avec un jeu de sauvegarde afin de conserver une copie physique des données à l’extérieur de l’entreprise en cas d’incident. Le modèle de la sauvegarde des données sur un support physique reste la base de la démarche, par contre les outils ont grossi avec l’explosion du volume des données.

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Le cloud en réponse à l’obsolescence des sauvegardes traditionnelles

Mais ces technologies ne sont plus au goût du jour, considérées comme obsolètes. Ce qui leur est surtout reproché, c’est de ne plus être adaptées aux nouvelles infrastructures et modèles de consommation (services) qui reposent sur le cloud. La tendance est donc au remplacement des technologies de sauvegarde par des services dans le cloud, réputés plus accessibles, rapides à déployer, évolutifs, et moins cher. Ainsi, selon l’étude "Sauvegarde de données dans le cloud, PRA & DRaaS : enjeux & perspectives à fin 2021" de Markess by exægis, qui porte sur le marché français, les DSI qui sont ouverts au cloud adoptent massivement (89%) les solutions cloud de sauvegarde des données.    

Si les infrastructures ‘on premise’ et le cloud privé demeurent majoritaires, pour sauvegarder les données les DSI portent désormais leur attention sur le cloud public, les Amazon AWS, Microsoft Azure, Google Cloud, ou encore OVH. Selon la même étude de Markess by exægis, d’ici fin 2021, 67% d’entre eux devraient recourir à des infrastructures IaaS (Infrastructure-as-a-Service) de cloud public pour déployer une stratégie DRaaS (Disaster Recovery-as-a-Service) de retour aux données sauvegardées en cas d’incident.

C’est ainsi que l’étude “Truth in Cloud” de Veritas Technologies nous révèle qu’entre 2018 et 2019, et afin de renforcer la sauvegarde et la reprise après incident à grande échelle, les entreprises ont transféré 4 fois plus de données vers les principaux clouds publics.

Qu’est-ce que la sauvegarde dans le cloud ?

L’explosion du volume des données - comme de la nature même de celles-ci, qui structurées (en bases de données relationnelles) au début du siècle sont devenues à 90% ‘noSQL’ (texte, mails, images, son, vidéo, etc.) -, la diversité des ressources et la multiplication des localisations ont complexifié la tâche des DSI. Dans le cloud, la multiplication des systèmes et des données dans et hors de l’entreprise n’est plus un obstacle, de même que le dimensionnement des infrastructures. La sauvegarde des données dans le cloud est également centralisée, les accès sont quasi instantanés, et la sécurité un pré-requis.

Le cloud offre donc une alternative sérieuse aux solutions traditionnelles de sauvegarde et de restauration des données. Accessibles en mode SaaS ou DRaaS, les solutions cloud se présentent comme des micro-service simples et rapides à déployer, du système d’information, intégrant les machines virtuelles et les conteneurs, au poste de travail si c’est le souhait du DSI.

Le paramétrage est également simplifié, et l’ensemble est centralisé. Cerise sur le gâteau, le cloud, s’il est maîtrisé, est accessible à un coût moindre et sur le modèle Opex, et non plus en investissement Capex.