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vendredi 24 avril 2020

Nintendo se prononce au sujet de la récente vague de hacking sur Switch

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En début de semaine, nous apprenions que la sécurité des comptes Nintendo de plusieurs milliers d'utilisateurs avait été compromise. Le constructeur japonais s'est enfin exprimé publiquement à ce sujet.

Depuis le 7 avril dernier, des joueurs de Switch ont eu la mauvaise surprise de voir leur compte Nintendo être hacké. Après avoir activé les comptes, les hackers en ont profité pour dépenser des sommes assez importantes à l'insu du propriétaire (via PayPal). Après plusieurs jours de flottement, Nintendo vient tout juste de se prononcer sur cette vague de piratage assez problématique.


Une réaction (trop) tardive

La marque explique qu'environ 160 000 comptes ont été touchés. Nintendo précise aussi que les bases de données ou encore les serveurs et les services n'ont pas été compromis. Cependant, la firme nippone a décidé de suspendre la possibilité de se connecter à un compte Nintendo via un identifiant Nintendo Network. De plus, les mots de passe de tous les utilisateurs impactés ont été automatiquement réinitialisés (ou le seront dans les heures qui viennent).


Puisque le problème n'est pas encore totalement réglé, il est plus que jamais recommandé d'activer l'authentification en deux étapes au compte Nintendo. D'autres dispositions gardées secrètes sont également utilisées par le constructeur pour enrayer ces intrusions.

Source : Nintendo

mercredi 22 avril 2020

La France pourrait faire face à une deuxième vague de contamination après le 11 mai

Crédits : NIAID / NIH.

Alors le nombre de malades en réanimation diminue dans les hôpitaux, de nombreux Français se préparent déjà à l’idée d’être “déconfinés” dès le 11 mai. Cependant, pour des chercheurs de l’Institut Pasteur, interrompre le confinement à cette date pourrait entraîner une deuxième vague de contamination. En effet, selon eux, trop de peu de Français ont été infectés puis immunisés contre le coronavirus du COVID-19. Dans une étude en pré-publication (réalisée avec Santé Publique France et l’Inserm), ils estiment que seulement 5,7% de la population française aurait été malade, guérie puis immunisée contre le virus SARS-CoV-2 d’ici au 11 mai. L’immunité collective, qui pourrait suffire à empêcher une deuxième vague épidémique même s’ils existent encore quelques malades en circulation, pourrait être garantie uniquement si au moins 70% de la population est immunisée contre le virus. Cela signifie qu’autrement, il faut se résoudre à éradiquer complètement la maladie sur le territoire en réduisant à zéro le nombre de malades et de porteurs potentiels du virus. “Au sortir du confinement, si on veut éviter une deuxième vague importante, des mesures doivent être maintenues”, soutient l’épidémiologiste Simon Cauchemez, l’un des auteurs de l’étude.

Le confinement fait son effet

D’après les données statistiques analysées par les chercheurs, le confinement généralisé est parvenu à réduire le taux de reproduction de base du virus, ou R0, de 3,3 à 0,5 en France. Autrement dit, grâce au respect des mesures d’isolement et de distanciation sociaux, un malade du coronavirus n’a, en moyenne, plus que 50% de risque de contaminer une personne. En outre, les épidémiologistes de l’Institut Pasteur se sont aperçus que la létalité du virus variait non seulement selon l’âge mais aussi selon le sexe. En effet, si le taux de létalité du virus en France s’approche actuellement des 0,53%, il s’avère beaucoup plus élevé avec l’âge : 8,3% des personnes entre 20 et 80 ans et de 13% après 80 ans. Surtout, les chercheurs estiment qu’à “tout âge, les hommes sont plus susceptibles d’être hospitalisé, d’entrer en réanimation et de mourir que les femmes.”