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vendredi 24 avril 2020

WiFi 6E : la FCC valide l'usage en bande 6 GHz

WiFi 6E : la FCC valide l'usage en bande 6 GHz

WiFi 6E

Aux Etats-Unis, le WiFi va pouvoir passer par une troisième bande, en 6 GHz, pour donner le WiFi 6E.

La multiplication des appareils fonctionnant en WiFi peut conduire à des problèmes de saturation, même en diluant l'usage sur les deux bandes de spectre non licencié 2,4 GHz et 5 GHz.

D'où la recherche de nouvelles ressources spectrales qui pourraient constituer un complément et continuer à faire progresser les performances d'une technologie sans fil très appréciée pour de multiples usages et qui a un rôle à jouer dans l'expansion de la 5G et de l'IoT.

La WiFi Alliance a donc présenté en début d'année le WiFi 6E qui ajoute la bande 6 GHz pour des débits sans fil importants mais de courte portée avec l'ouverture de nouveaux canaux utilisables et l'ajout de bande passante.

WiFi 6E Broadcom

Le WiFi 6E vu par Broadcom

Encore fallait-il que cette bande soit libérée et utilisable au même titre que les bandes habituelles du WiFi. C'est désormais chose faite aux Etats-Unis avec la validation par la FCC (Federal Communications Commission) de la bande 6 GHz pour l'usage du WiFi.

Les premiers produits certifiés WiFi 6E vont donc pouvoir faire leur apparition alors que les concepteurs de puces ont déjà commencé à annoncer les premiers composants compatibles

Des appareils certifiés WiFi 6E pourraient ainsi être commercialisés dès la fin de l'année ou au début de l'année suivante. Broadcom a déjà annoncé son premier composant tandis qu'Intel devrait bientôt faire de même. On peut penser que Qualcomm sera aussi sur les rangs.

dimanche 19 avril 2020

La danse de l’étoile valide la théorie de la relativité générale d’Einstein

Image : ESO
Image : ESO 

L’orbite de cette planète prend la forme d’une rosette, et non pas d’une ellipse comme le prédisait pourtant la théorie de la gravitation de Newton. Ce mouvement, observé pour la première fois avec l’orbite décrite par Mercure autour du soleil, valide la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein : celle-ci prévoit que les orbites liées d’un objet autour d’un autre ne sont pas fermées.

Une rosette, pas une ellipse

La nouvelle observation confirme donc les calculs d’Einstein. Le téléscope de l’Observatoire européen surveille depuis 30 ans Sagittarius A, un trou noir géant situé à 26.000 années lumière de notre soleil. L’endroit est un amas stellaire intense, qui offre un laboratoire unique pour tester les lois de la physique dans des conditions de gravité extrêmes et inexplorées.

L’étoile S2 s’approche de Sagittarius A à une distance inférieure à 20 milliards de kilomètres : c’est 120 fois la distance entre la Terre et le soleil, et c’est aussi l’une des étoiles dont l’orbite la rapproche le plus de ce genre de « monstre céleste », comme le qualifie l’ESO. S2 fait le tour du trou noir en 16 années seulement.

Image : ESO
Image : ESO

L’étude de l’orbite de S2 autour de Sagittarius A a aussi permis aux scientifiques de mieux connaître l’environnement du trou noir supermassif situé au centre de notre galaxie : quantité de matière invisible, distribution de matière noire, et même présence de trous noirs de taille inférieure aux côtés de Sagittarius A.

« Ce champ d’investigation présente un intérêt certain pour notre compréhension de la formation et de l’évolution des trous noirs supermassifs », explique deux des scientifiques français du projet, Guy Perrin et Karine Perraut.