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jeudi 23 avril 2020

Trackmania montre son gameplay mais repousse sa sortie sur l'Epic Games Store et Uplay



Le nouveau Trackmania vient de dévoiler une vidéo de gameplay qui annonce également une mauvaise nouvelle : le jeu n'arrivera finalement que le 1er juillet...

...Et en exclusivité PC sur l'Epic Games Store et Uplay.


Trackmania fera son retour cet été

Initialement attendu pour le 5 mai prochain, Trackmania vient de voir sa sortie repoussée au 1er juillet prochain par Ubisoft. Le coronavirus et les conditions de travail imposées aux développeurs sont bien entendu en cause dans le report de ce qui sera un remake de l'acclamé Trackmania Nations. La promesse de l'éditeur : de meilleurs graphismes, du meilleur contenu en ligne, de nouveaux blocs pour la création de circuits ou encore de meilleures opportunités de progression.

En plus de cette nouvelle date de sortie, Ubisoft dévoile, à travers sa vidéo, que le jeu n'arrivera pas sur Steam (en tout cas pas dans un premier temps). En effet, les logos de Uplay et de l'Epic Games Store sont les seuls visibles en fin de visionnage.

Source : Gamekult

[Dossier] Quels sont les films dont la sortie a été repoussée ?

Le CoronaVirus aura finalement drastiquement impacté le cinéma, qui doit prendre des mesures spéciales. Pour éviter un échec commercial de leurs productions, les studios déplacent petit à petit la sortie de leurs films. Voici un état des lieux :

The Batman

Date de sortie : 21 juin 2021

Nouvelle date : 1er octobre 2021 (sortie américaine)

Même face au coronavirus, Batman ne peut rien faire. Le super-héros devait arriver sur nos écrans le 21 juin 2021, mais l’épidémie aura retardé le tournage qui avait lieu à Londres. Warner Bros n’a pas eu le choix et a donc dû retarder la sortie du film de Matt Reeves. Batman reviendra sous les traits de Robert Pattinson, le 1er octobre 2021 aux États-Unis.

Mulan

Date de sortie : mars 2020
Nouvelle date : 24 juillet 2020 (date américaine)

Prévu pour le 25 mars 2020 en France, Mulan n’arrivera finalement pas tout de suite sur nos écrans. La sortie du long-métrage de Niki Caro avait déjà été repoussée en Chine à cause de l’épidémie, elle l’est désormais dans le monde entier. Disney misait pourtant gros sur sa production, principalement destinée au marché chinois. L’adaptation en prises de vues réelles du dessin animé de 1998 n’a pas encore de nouvelle date de sortie.

Fast and Furious 9

Date de sortie : mai 2020
Nouvelle date : avril 2021

Vin Diesel et sa bande étaient pourtant dans les starting blocks. Le film qui sent bon l’asphalte devait sortir en mai prochain, il faudra attendre un an de plus. Fast & Furious 9 devait introduire un nouveau personnage, incarné par Jon Cena, on ne le verra finalement pas avant avril 2021.

James Bond : Mourir Peut Attendre

Date de sortie : avril 2020
Nouvelle date : novembre 2020

C’était l’une des premières productions annulées. Le nouveau volet des aventures de James Bond, pour la dernière fois incarné par Daniel Craig n’arrivera pas sur nos écrans en avril mais en novembre prochain. L’épidémie mondiale du CoronaVirus ébranle le cinéma et même le plus célèbre des espions n’y peut rien.

Les Nouveaux Mutants

Date de sortie : avril 2020
Nouvelle date : inconnue

Décidément, le spin-off de X-Men n’aura pas connu une production des plus évidentes. Après avoir été repoussé deux fois à cause de l’acquisition de la Fox par Disney, c’est cette fois-ci le CoronaVirus qui entraîne un troisième report. Maisie Williams devait y faire ses premiers pas sur le grand-écran, il va encore falloir s’armer de patience. Pour l’instant, aucune date n’est avancée par Disney.

Sans Un Bruit 2

Date de sortie : mars 2020
Nouvelle date : 9 septembre 2020

En voilà une nouvelle qui aura fait du bruit. Le nouveau film de John Krasinski devait sortir sur nos écrans le 18 mars prochain, ce n’est plus à l’ordre du jour. Sur Twitter, le réalisateur ne donne en revanche pas de précision sur la nouvelle date de sortie.

Affamés

Date de sortie : avril 2020
Nouvelle date : inconnue

Le film d’horreur de Scott Cooper, produit par Guillermo Del Toro sera lui aussi reporté.

Pierre Lapin : Panique en ville

Date de sortie : avril 2020
Nouvelle date : janvier 2021

Rendez-vous manqué pour Pierre Lapin qui ne sortira en salle qu’au mois d’août 2020.

Divorce Club

Date de sortie : 25 mars
Nouvelle date : inconnue

Déconnectés

Date de sortie : 14 octobre 2020
Nouvelle date : 16 décembre 2020

Antebellum

Date de sortie : 22 avril 2020
Nouvelle date : inconnue

Spirale : l’héritage de Saw

Date de sortie : 13 mai 2020
Nouvelle date : inconnue

Black Widow

Date de sortie : 29 avril 2020
Nouvelle date : 28 octobre 2020

La liste, déjà très longue devrait continuer de s’accroître à mesure que l’épidémie se propage. De nombreuses grosses productions devaient débarquer sur nos écrans d’ici quelques semaines, il y a fort à parier que leurs sorties respectives soient reportée. On pense notamment au premier Marvel de la phase 4, Black Widow prévu pour le 29 avril prochain. On ne manquera pas de mettre à jour cette liste au fil des annonces.

 

Wonder Woman 1984

Date de sortie : 3 juin 2020

nouvelle date de sortie : 12 août 2020

Shazam 2

date de sortie : 1er avril 2022

nouvelle date : 4 novembre 2022

Le super-héros ne reviendra pas sur nos écrans avant novembre 2022. Le film devait sortir le 1er avril 2022 avec toujours Zachary Levi dans le rôle de Shazam.

The Flash

date de sortie : 1er juillet 2022

nouvelle date : 2 juin 2022

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7 687 Commentaires
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Faire société : la seule stratégie de sortie de crise possible

Faire société : la seule stratégie de sortie de crise possible

Depuis le début avril, on parle beaucoup d’une application mobile, nommée StopCOVID. Elle permettrait de mieux suivre les personnes infectées et d’anticiper les possibles foyers de contamination. Son rôle serait prépondérant pour assurer l’« après », soit le déconfinement et le retour « à la normale ». Les échanges, notamment sur les réseaux sociaux, à propos de cette appli sont nombreux, le long du spectre complet entre l’onanisme intellectuel et le complotisme 24 carats.

Finalement, cette appli cristallise les manquements et les craintes que nous avons, non seulement pour nous-mêmes et nos proches, mais également pour notre société française et européenne. Dans mon confinement, mon ancienne vie de recherche en génétique de l’évolution et en microbiologie a croisé mon actuelle vie dans le domaine de la sécurité du numérique et des politiques publiques liées.

Et ce croisement a eu les mêmes effets sur moi qu’il y a des années : l’approche analytique pour concilier des compréhensions de la complexité si distinctes et si entremêlées. Oui, des scientifiques peuvent parler de politique. Oui, des experts techniques doivent pouvoir pleinement participer à la création de règles de vie en société.

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Stratégie vs. outils : le sage, la Lune, le doigt

Alors, oui, StopCOVID est un excellent prétexte pour parler de ce qui manque : un débat public sur la sortie de crise. La sortie de confinement n’est pas une sortie de crise, je regrette. Une fois le déconfinement amorcé, il faudra redoubler de vigilance et persévérer dans les efforts de solidarité et sanitaires. Quand on parle de crise, on parle d’une rupture de l’équilibre d’une organisation. Lorsqu’il s’agit de sortir de la crise, il est question d’élaborer des stratégies de sortie, idéalement par le haut, et d’anticiper le nouvel équilibre. De façon plus prosaïque, il faut limiter la casse et comprendre que le système ne sera plus comme avant.

Cette réalité – désagréable, anxiogène même, – est vitale à appréhender pour avancer. Il est évident que le temps psychologique diffère d’une personne à l’autre. La crise sanitaire que nous traversons est d’autant plus significative qu’elle n’affecte pas juste une boîte ou une administration, mais notre société tout entière. On peut devenir experts en virologie, communication de crise, dette publique, etc. en une nuit et en faire profiter nos followers tant qu’on ne perd pas de vue un objectif et un seul : pour sortir par le haut, il faut faire société.

Eh oui, un nouvel équilibre émergera à la fin de la crise. Les limitations de libertés publiques que l’on subit actuellement se justifient par l’efficacité des mesures sanitaires (confinement pour endiguer la propagation) et l’absence d’autres moyens (vaccin, traitement pouvant permettre un fonctionnement normal en présence du virus). Nous sommes dans un entre-deux. A quoi ressemblera la suite ne dépend que de nous. Est-ce qu’on pourra de nouveau arborer fièrement les valeurs démocratiques et européennes de libertés individuelles et de respect de la personne humaine ? Rien n’est moins sûr si l’on continue à glisser sur la pente de la peur et de l’enfermement.

J’exagère, trop de lyrisme ? Hold my beer: florilège, donc, de toutes les menaces à notre démocratie dont beaucoup ont une origine numérique.

Du technosolutionnisme dangereux

Je parlais de StopCOVID en ouverture. Oui, cette appli cristallise plein de choses qui ne vont pas. Le contact tracing, appelé en français « suivi de contact » (et non pas « traçage »), est une approche fondamentale en épidémiologie. Il s’agit de comprendre le réseau d’interactions des personnes diagnostiquées positives pour une infection. Il est tentant et quelque peu logique de se dire qu’on va maximiser cette approche avec le numérique. C’est l’ambition de l’appli nommée StopCOVID.

Tout va bien jusqu’à ce qu’on se heurte à la réalité. Je ne répéterai pas ici ce qui a été clairement expliqué ailleurs à propos de sa précision, des difficultés d’implémentation, etc. Toujours est-il qu’on a une connaissance douloureuse de ce que l’on ignore. Cette ignorance est balayée par une vision un peu réductionniste du pouvoir du numérique. Celle-ci s’accompagne d’une prise de décision publique à huis clos aux rouages inconnus, de nature à fissurer les bases déjà friables de notre élan de faire société.

On peut inventer tous les protocoles décentralisés du monde ; faire tester par des sociétés de cybersécurité indépendantes les garanties fournies par telle ou telle appli ; écumer le RGPD pour créer le patchwork juridique auquel adosser la base légale de traitement de données à caractère personnel ; etc. On peut, mais devrait-on ? Devrait-on mettre une appli mobile en piédestal là où on ne devrait la voir que comme un outil parmi d’autres permettant de préserver la bonne santé des personnes ?

La gouvernance du numérique n’est pas une expression désincarnée

Il y a des années, on a essayé différentes choses de ce genre-là en Afrique en pleine épidémie d’Ebola. Surprise sur prise : le numérique seul ne fonctionne pas. Les données mobiles fournies par les opérateurs permettaient d’estimer la mobilité humaine sur une échelle régionale (entre différents pays) mais n’ont pas contribué de façon significative. Cependant, ces données n’ont jamais été considérées comme seul levier pour combattre l’épidémie ; au contraire, les séquences génétiques de virus issues de patients et la recherche biomédicale (physiologie, traitements, etc.) ont été cruciales pour comprendre et endiguer l’épidémie. La formation de professionnels déployés sur le terrain à l’échelle hyperlocale a énormément aidé à consolider le suivi de contact car les gens font ce que le numérique ne fera jamais : ils comprennent les subtilités socio-culturelles et cultuelles.

Le diable est dans les détails. Le suivi de contact, permis ou pas par le numérique, repose sur l’identification préalable des personnes diagnostiquées. Or, à force de scruter le dispositif technique en vogue ce jour, on oublie de parler de la capacité de diagnostiquer et de la précision des tests. On oublie qu’on a affaire à une maladie émergente de laquelle on ne connaît quasiment rien, même pas si on sera immunisé après l’avoir contractée. On oublie la stigmatisation des personnes infectées et on ne pense même pas à l’impact atroce d’une erreur de statut « infecté ». On oublie l’impact réel, parfois fulgurant, de tel ou tel usage numérique sur le comportement humain. On oublie qu’un modèle mathématique n’est qu’une vision imparfaite de la réalité.

Ainsi, les questions fondamentales de gouvernance restent sans réponse. Des pays ont commencé à faire leurs propres applis en interprétant parfois assez librement la notion de liberté individuelle ; l’interopérabilité est passée à la trappe. Alors, comment faire du suivi de contact quand un Strasbourgeois ira à Stuttgart pour bosser ? Au-delà de ce morcellement, quelle est la durée de vie d’une telle appli de suivi ? Si cette durée est limitée à la durée de la crise, on retombe directement sur la question de départ : comment définit-on la fin de crise ?

Sortir par le haut : (se) préparer à l’après ensemble

Qu’adviendra-t-il des données collectées ? Serviront-elles à « nourrir » la recherche biomédicale pour prévenir la prochaine crise ? Quand organiserons-nous un véritable débat sur ces sujets ? Légiférer pour des situations d’exception dans des situations d’exception s’entend. Différents états de l’UE ont légiféré sur différents aspects et avec un attachement variable aux principes démocratiques. Ainsi, la Hongrie a introduit des mesures d’exceptions sans délai de validité et le pouvoir par décret. Cela signifie que le gouvernement peut à tout moment décider quelle mesure s’applique sans même consulter le Parlement.

Les limites du pouvoir sont ce qui devrait nous préoccuper dès qu’on parle de sortie de crise. Une démocratie ne se résume pas à une élection tous les 5 ans : une démocratie, ce sont également les contrôles s’exerçant sur le pouvoir. Ces contrôles viennent de nombreuses institutions dont le fonctionnement doit être garanti pendant et après cette période. Le Parlement en fait partie. C’est pourquoi il est essentiel d’organiser le débat de société et le vote à propos de StopCOVID en France dès maintenant. C’est aussi pourquoi il faut réfléchir aux raisons et implications du calendrier proposé par la Commission européenne sur le développement d’une telle appli. Les esprits eurochagrins diront que c’est l’inertie traditionnelle de l’Union. Mais on peut aussi voir dans ce calendrier une approche raisonnable, participative, même transparente.

Ah… et vous savez quoi ? On tend à oublier que c’est une crise sanitaire qui ne sera résolue que par un renforcement majeur de la recherche biomédicale. La biologie, c’est la science de la complexité. La sortie de cette crise sanitaire, le rétablissement d’interactions humaines dépourvues d’anxiété et le soin à nos malades est un volet de cette complexité. N’oublions pas que la crise actuelle est la troisième vague infectieuse d’un coronavirus en moins de 20 ans. L’histoire est écrite par les vainqueurs… et par les microbes. Nous aurons une nouvelle crise sanitaire ; comment nous y répondrons dépendra de notre capacité à faire société aujourd’hui et à penser l’après ensemble, à l’aide d’une boîte à outils dont le numérique fait partie.

Drop here!

mercredi 22 avril 2020

Faire société : la seule stratégie de sortie de crise possible

Faire société : la seule stratégie de sortie de crise possible

Depuis le début avril, on parle beaucoup d’une application mobile, nommée StopCOVID. Elle permettrait de mieux suivre les personnes infectées et d’anticiper les possibles foyers de contamination. Son rôle serait prépondérant pour assurer l’« après », soit le déconfinement et le retour « à la normale ». Les échanges, notamment sur les réseaux sociaux, à propos de cette appli sont nombreux, le long du spectre complet entre l’onanisme intellectuel et le complotisme 24 carats.

Finalement, cette appli cristallise les manquements et les craintes que nous avons, non seulement pour nous-mêmes et nos proches, mais également pour notre société française et européenne. Dans mon confinement, mon ancienne vie de recherche en génétique de l’évolution et en microbiologie a croisé mon actuelle vie dans le domaine de la sécurité du numérique et des politiques publiques liées.

Et ce croisement a eu les mêmes effets sur moi qu’il y a des années : l’approche analytique pour concilier des compréhensions de la complexité si distinctes et si entremêlées. Oui, des scientifiques peuvent parler de politique. Oui, des experts techniques doivent pouvoir pleinement participer à la création de règles de vie en société.

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Stratégie vs. outils : le sage, la Lune, le doigt

Alors, oui, StopCOVID est un excellent prétexte pour parler de ce qui manque : un débat public sur la sortie de crise. La sortie de confinement n’est pas une sortie de crise, je regrette. Une fois le déconfinement amorcé, il faudra redoubler de vigilance et persévérer dans les efforts de solidarité et sanitaires. Quand on parle de crise, on parle d’une rupture de l’équilibre d’une organisation. Lorsqu’il s’agit de sortir de la crise, il est question d’élaborer des stratégies de sortie, idéalement par le haut, et d’anticiper le nouvel équilibre. De façon plus prosaïque, il faut limiter la casse et comprendre que le système ne sera plus comme avant.

Cette réalité – désagréable, anxiogène même, – est vitale à appréhender pour avancer. Il est évident que le temps psychologique diffère d’une personne à l’autre. La crise sanitaire que nous traversons est d’autant plus significative qu’elle n’affecte pas juste une boîte ou une administration, mais notre société tout entière. On peut devenir experts en virologie, communication de crise, dette publique, etc. en une nuit et en faire profiter nos followers tant qu’on ne perd pas de vue un objectif et un seul : pour sortir par le haut, il faut faire société.

Eh oui, un nouvel équilibre émergera à la fin de la crise. Les limitations de libertés publiques que l’on subit actuellement se justifient par l’efficacité des mesures sanitaires (confinement pour endiguer la propagation) et l’absence d’autres moyens (vaccin, traitement pouvant permettre un fonctionnement normal en présence du virus). Nous sommes dans un entre-deux. A quoi ressemblera la suite ne dépend que de nous. Est-ce qu’on pourra de nouveau arborer fièrement les valeurs démocratiques et européennes de libertés individuelles et de respect de la personne humaine ? Rien n’est moins sûr si l’on continue à glisser sur la pente de la peur et de l’enfermement.

J’exagère, trop de lyrisme ? Hold my beer: florilège, donc, de toutes les menaces à notre démocratie dont beaucoup ont une origine numérique.

Du technosolutionnisme dangereux

Je parlais de StopCOVID en ouverture. Oui, cette appli cristallise plein de choses qui ne vont pas. Le contact tracing, appelé en français « suivi de contact » (et non pas « traçage »), est une approche fondamentale en épidémiologie. Il s’agit de comprendre le réseau d’interactions des personnes diagnostiquées positives pour une infection. Il est tentant et quelque peu logique de se dire qu’on va maximiser cette approche avec le numérique. C’est l’ambition de l’appli nommée StopCOVID.

Tout va bien jusqu’à ce qu’on se heurte à la réalité. Je ne répéterai pas ici ce qui a été clairement expliqué ailleurs à propos de sa précision, des difficultés d’implémentation, etc. Toujours est-il qu’on a une connaissance douloureuse de ce que l’on ignore. Cette ignorance est balayée par une vision un peu réductionniste du pouvoir du numérique. Celle-ci s’accompagne d’une prise de décision publique à huis clos aux rouages inconnus, de nature à fissurer les bases déjà friables de notre élan de faire société.

On peut inventer tous les protocoles décentralisés du monde ; faire tester par des sociétés de cybersécurité indépendantes les garanties fournies par telle ou telle appli ; écumer le RGPD pour créer le patchwork juridique auquel adosser la base légale de traitement de données à caractère personnel ; etc. On peut, mais devrait-on ? Devrait-on mettre une appli mobile en piédestal là où on ne devrait la voir que comme un outil parmi d’autres permettant de préserver la bonne santé des personnes ?

La gouvernance du numérique n’est pas une expression désincarnée

Il y a des années, on a essayé différentes choses de ce genre-là en Afrique en pleine épidémie d’Ebola. Surprise sur prise : le numérique seul ne fonctionne pas. Les données mobiles fournies par les opérateurs permettaient d’estimer la mobilité humaine sur une échelle régionale (entre différents pays) mais n’ont pas contribué de façon significative. Cependant, ces données n’ont jamais été considérées comme seul levier pour combattre l’épidémie ; au contraire, les séquences génétiques de virus issues de patients et la recherche biomédicale (physiologie, traitements, etc.) ont été cruciales pour comprendre et endiguer l’épidémie. La formation de professionnels déployés sur le terrain à l’échelle hyperlocale a énormément aidé à consolider le suivi de contact car les gens font ce que le numérique ne fera jamais : ils comprennent les subtilités socio-culturelles et cultuelles.

Le diable est dans les détails. Le suivi de contact, permis ou pas par le numérique, repose sur l’identification préalable des personnes diagnostiquées. Or, à force de scruter le dispositif technique en vogue ce jour, on oublie de parler de la capacité de diagnostiquer et de la précision des tests. On oublie qu’on a affaire à une maladie émergente de laquelle on ne connaît quasiment rien, même pas si on sera immunisé après l’avoir contractée. On oublie la stigmatisation des personnes infectées et on ne pense même pas à l’impact atroce d’une erreur de statut « infecté ». On oublie l’impact réel, parfois fulgurant, de tel ou tel usage numérique sur le comportement humain. On oublie qu’un modèle mathématique n’est qu’une vision imparfaite de la réalité.

Ainsi, les questions fondamentales de gouvernance restent sans réponse. Des pays ont commencé à faire leurs propres applis en interprétant parfois assez librement la notion de liberté individuelle ; l’interopérabilité est passée à la trappe. Alors, comment faire du suivi de contact quand un Strasbourgeois ira à Stuttgart pour bosser ? Au-delà de ce morcellement, quelle est la durée de vie d’une telle appli de suivi ? Si cette durée est limitée à la durée de la crise, on retombe directement sur la question de départ : comment définit-on la fin de crise ?

Sortir par le haut : (se) préparer à l’après ensemble

Qu’adviendra-t-il des données collectées ? Serviront-elles à « nourrir » la recherche biomédicale pour prévenir la prochaine crise ? Quand organiserons-nous un véritable débat sur ces sujets ? Légiférer pour des situations d’exception dans des situations d’exception s’entend. Différents états de l’UE ont légiféré sur différents aspects et avec un attachement variable aux principes démocratiques. Ainsi, la Hongrie a introduit des mesures d’exceptions sans délai de validité et le pouvoir par décret. Cela signifie que le gouvernement peut à tout moment décider quelle mesure s’applique sans même consulter le Parlement.

Les limites du pouvoir sont ce qui devrait nous préoccuper dès qu’on parle de sortie de crise. Une démocratie ne se résume pas à une élection tous les 5 ans : une démocratie, ce sont également les contrôles s’exerçant sur le pouvoir. Ces contrôles viennent de nombreuses institutions dont le fonctionnement doit être garanti pendant et après cette période. Le Parlement en fait partie. C’est pourquoi il est essentiel d’organiser le débat de société et le vote à propos de StopCOVID en France dès maintenant. C’est aussi pourquoi il faut réfléchir aux raisons et implications du calendrier proposé par la Commission européenne sur le développement d’une telle appli. Les esprits eurochagrins diront que c’est l’inertie traditionnelle de l’Union. Mais on peut aussi voir dans ce calendrier une approche raisonnable, participative, même transparente.

Ah… et vous savez quoi ? On tend à oublier que c’est une crise sanitaire qui ne sera résolue que par un renforcement majeur de la recherche biomédicale. La biologie, c’est la science de la complexité. La sortie de cette crise sanitaire, le rétablissement d’interactions humaines dépourvues d’anxiété et le soin à nos malades est un volet de cette complexité. N’oublions pas que la crise actuelle est la troisième vague infectieuse d’un coronavirus en moins de 20 ans. L’histoire est écrite par les vainqueurs… et par les microbes. Nous aurons une nouvelle crise sanitaire ; comment nous y répondrons dépendra de notre capacité à faire société aujourd’hui et à penser l’après ensemble, à l’aide d’une boîte à outils dont le numérique fait partie.

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Lordstown Motors repousse la sortie de son SUV électrique à l'année 2021

Lordstown Motors

Très ambitieuse sur son planning au moment de présenter son pick-up électrique Endurance en novembre dernier, la start-up automobile Lordstown Motors a décidé de repousser la sortie de son véhicule de quelques mois, soit début 2021.

Le 22 novembre 2019, Lordstown Motors s'était laissé tenter à un petit pied de nez envers Tesla en intronisant son pick-up électrique Endurance quelques heures avant la présentation du fameux Cybertruck. Ce coup de projecteur médiatique n'en avait pas moins laissé la communauté perplexe au regard de la quantité d'informations à l'époque publiée : à peine avait-on pris connaissance de son prix, 52 500 dollars, et de son lancement, en 2020.


Une fiche technique en partie révélée

Depuis, la marque s'est montrée plus bavarde, comme l'a remarqué le site spécialisé Electrek. Sa fiche technique a en partie été révélée : autonomie de 400 kilomètres, puissance de 600 chevaux, quatre roues motrices et vitesse maximale de 128 km/h. Ce cinq places d'ores et déjà disponible en précommandes - en échange d'un acompte de 1 000 dollars - pourrait désormais susciter l'intérêt des consommateurs.


Le fait est que les premiers clients devront prendre leur mal en patience pour rouler au volant de ce pick-up électrique, puisque sa date de sortie a visiblement été repoussée, a annoncé le PDG de l'entreprise, en la personne de Steve Burn. Dans un discours très marketing, l'intéressé a simplement annoncé son report, sans pour autant faire de lien direct avec la pandémie de coronavirus qui aurait pu causer du retard.


Un calendrier serré

« Merci pour votre soutien quotidien, alors que nous nous efforçons de faire d'Endurance une réalité. Nous avons hâte de vous présenter le premier pick-up électrique du monde cet été, et livrer les véhicules à travers le pays en janvier 2021 », peut-on lire dans les colonnes d'Electrek.

Il est vrai que le planning très ambitieux annoncé en novembre 2019 laissait présager quelques mois de retard sur le calendrier originel. Il n'y a donc presque rien d'étonnant à ce que Lordstown Motors effectue ce type d'annonce. Endurance aurait dû faire l'objet d'une démonstration au salon de Détroit, en juin, lequel a finalement été annulé. Une présentation en ligne pourrait cependant avoir lieu.

Source : Electrek

Vivaldi : Tracker Radar de DuckDuckGo et sortie de bêta sur Android

Vivaldi : Tracker Radar de DuckDuckGo et sortie de bêta sur Android

vivaldi

Le navigateur Vivaldi intègre un bloqueur de trackers s'appuyant sur la solution de DuckDuckGo. Sur Android, le navigateur est disponible en version stable.

Une version 3.0 du navigateur Vivaldi (socle Chromium) est disponible sur ordinateur. Dans les paramètres de vie privée, elle propose le blocage des traqueurs (trackers) et des publicités avec plusieurs niveaux de protection.

D'emblée, aucun blocage n'est activé. Les autres niveaux sont le blocage des traqueurs (ou pisteurs sur le Web), le blocage des traqueurs et des publicités. Pour le blocage des publicités, la liste choisie par défaut est celle de EasyList. Pour le blocage des traqueurs, c'est avec le Tracker Radar de DuckDuckGo.

À noter que dans l'absolu, Vivaldi permettait déjà de bloquer des contenus et en particulier les publicités abusives ou malveillantes. Le Tracker Radar de DuckDuckGo est par contre récent. La technologie avait fait l'objet d'une annonce en mars et avec une disponibilité de l'outil en open source.

" Ce qui distingue le Tracker Radar de DuckDuckGo est un ensemble de données complet et continuellement mis à jour de traqueurs connus, ainsi qu'une protection avancée qui bloque les traqueurs connus avant même qu'une connexion ne soit établie avec eux. Cela empêche les traqueurs d'accéder aux ressources de votre navigateur ", vante DuckDuckGo.

Le jeu de données avec DuckDuckGo Tracker Radar n'est pas seulement disponible pour les éditeurs de navigateurs. Vivaldi est en tout cas le premier à se saisir d'un tel outil.

vivladi-3
L'activation ou la désactivation du bloqueur peut se faire par le biais d'une icône en forme de bouclier dans la barre d'adresse. Les réglages de vie privée peuvent en outre prendre en compte des exceptions pour des sites.

vivaldi-android
Le blocage se retrouve dans le navigateur Vivaldi sur Android désormais proposé en version stable, après une bêta disponible depuis septembre dernier.

Venom 2 : le titre et la date de sortie enfin dévoilés !

Eddie Brock et le symbiote Venom reviennent pour le deuxième opus réalisé par Andy Serkis. Sony a dévoilé le titre via un court teaser sur Twitter : Venom 2, Let There Be Carnage. Les fans de l’anti héros à la langue bien pendue auront tout de suite compris l’allusion au personnage Carnage, un grand méchant de l’univers comics Spider-Man.

Souvenez-vous, dans la scène post-générique du premier Venom, Eddie Brock se rend dans la prison de San Quentin et se retrouve face à Cletus Kasady, interprété par Woody Harrelson. Ce dernier qui ne souhaitait parler uniquement au journaliste Eddie Brock dit alors : “Quand je sortirais d’ici, et je le ferais, il y aura… un carnage”. Une phrase qui avait déjà donné un gros indice sur la suite de Venom.

Crédits : Sony Pictures.

Qui est Carnage ?

Dans les comics, Cletus Kasady est un tueur en série et le codétenu de cellule de Eddie Brock. Quand ce dernier décide de s’enfuir avec l’aide de Venom, il laisse derrière lui un petit du symbiote qui vient s’attacher et fusionner à Cletus. Cette fusion donnera alors naissance au personnage Carnage, une version beaucoup plus violente et sanguinaire de Venom puisqu’il tue des innocents pour son simple plaisir personnel. Toujours dans les comics, Spider-man propose un marché à Venom pour qu’ils puissent stopper Carnage ensemble. Sony va-t-il utiliser cette partie de l’histoire de Venom pour y intégrer Peter Parker (Tom Holland) dans son film ?

Crédits : Sony Pictures.

Une date de sortie décalée

Initialement prévu pour cet automne, Venom 2 a finalement été repoussé à juin 2021 par Sony. Une situation qui était à prévoir étant donné que le deuxième opus de l’histoire de Eddie Brock et du symbiote Venom devait se situer à la suite de celle de Morbius, le vampire interprété par Jared Leto. La sortie de ce long métrage était également prévue pour cet été, mais a finalement été reportée en mars prochain. Et si les dates restent telles qu’elles, nous devrions avoir la sortie de Spider-man 3 en juillet 2021, soit quelques semaines après Venom 2 ! L’été 2021 s’annonce intense…

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  • Audience Rating: Tous publics

mardi 21 avril 2020

Windows 10 : Microsoft déploie la preview de la version 2004 avant la sortie générale en mai

Windows 10 : Microsoft déploie la preview de la version 2004 avant la sortie générale en mai

Microsoft à déployé la mise à jour de son Windows 10 20H1/2004 en preview le 16 avril. Cette mise à jour, que Microsoft nomme aussi May 2020 Update, approche enfin de la ligne d'arrivée des tests. Selon mes contacts, le mois prochain, Microsoft commencera à déployer cette mise à jour auprès de tous les utilisateurs de Windows 10.

Microsoft a ajouté des fonctionnalités à sa version Windows 10 2004 depuis la fin de l'année dernière. Depuis lors, Microsoft a apporté des corrections et des améliorations à cette mise à jour de fonctionnalités sous la forme de nouvelles versions d'essai et de mises à jour cumulatives.

Dans un article de blog, les responsables de Microsoft ont déclaré que ce sera la build 19041.207 (KB4550936) qui sera le build de preview de la version. Les responsables de Microsoft ont déclaré que seule la mise à jour 20H1/Mai 2020 sera poussée automatiquement vers un sous-ensemble de Release Preview Insiders. Toute autre personne qui le souhaite peut vérifier manuellement les mises à jour et les installer.

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Attention avec Windows Mixed Reality

Microsoft averti aussi que toute personne utilisant Windows Mixed Reality pourrait vouloir retarder l'installation de la mise à jour car elle pourrait ne pas fonctionner correctement sans correctif. (Microsoft prévoit qu'un correctif sera publié au début du mois de mai).

Les responsables de Microsoft ne rendent pas public aujourd'hui un calendrier indiquant quand et comment ils ont l'intention de publier la version finale de la mise à jour Windows 10 2004/Mai 2020. (J'ai demandé.) Cependant, mes sources disent que le plan actuel -- si aucun problème majeur n'est trouvé pendant les tests de prévisualisation de la version -- ressemble à ceci :

  • Mise à disposition des OEM/RTM : 28 avril 2020
  • Disponibilité pour les développeurs : 28 avril 2020
  • Disponibilité générale : 12 mai 2020

Voici .

Un léger retard à cause du Coronavirus

Compte tenu de la crise sanitaire mondiale actuelle, il n'est pas trop surprenant que la sortie de 20H1 arrive un peu plus tard que prévu. En novembre 2019, des responsables ont déclaré que Microsoft avait décidé de désigner la mise à jour 20H1 comme .

Comme d'habitude, Microsoft utilise l'année et le mois de la dernière version "finalisée" (RTM) comme schéma de dénomination. Dans le passé, Microsoft a choisi "03" comme marqueur pour les mises à jour de printemps. Mais afin d'éviter toute confusion avec Windows Server 2003, Microsoft a décidé de choisir 2004 et non 2003 pour se référer à 20H1.

Microsoft a testé de nouvelles fonctionnalités et des mises à jour avec ses testeurs Fast Ring qui peuvent ou non être intégrés dans la version . Les responsables n'ont pas dit si 20H2 sera une mise à jour mineure/cumulative de 20H1 -- -- mais mes contacts m'ont dit que c'est l'intention de l'équipe.

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