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vendredi 24 avril 2020

Test de l'Oppo Find X2 Pro : l’ambition concrétisée d'Oppo

Sorti il y a maintenant deux ans, le Find X d'Oppo laissait présager l'ambition du constructeur de se tourner vers les smartphones haut de gamme. Étonnamment, le premier modèle n'a pas été renouvelé l'année dernière, Oppo semblant préférer prendre son temps pour peaufiner sa vitrine technologique. Et lors de son annonce en mars dernier, le Find X2 nous avait impressionnés sur bien des aspects. Nous nous demandions alors s'il pourrait véritablement concurrencer le Galaxy S20 Ultra, référence du moment en matière de smartphones 5G haut de gamme.

Pour tenter le coup, Oppo n'a pas hésité à additionner les caractéristiques techniques alléchantes, notamment en termes de photographie. Voyez plutôt : zoom optique périscopique 5x, capteurs 48 Mp pour le module principal et l'ultra grand-angle, technologie d'affichage à couper le souffle... Sans oublier la promesse d'une charge complète de la batterie en moins de 40 minutes, grâce à une technologie maison. Inutile de préciser que nous étions impatients de tester ce Find X2 Pro et, surtout, de vérifier la tenue de ses promesses.

Le Find X2 Pro n'est-il que poudre aux yeux ou tient-il véritablement la route ? Pour le savoir, nous l'avons passé au banc d'essai... Et nous avons été surpris !

Oppo Find X2 Pro

Fiche technique

Principales caractéristiques du Find X2 Pro tel que commercialisé en Europe :

  • Processeur : Snapdragon 865 5G Octa-cœurs
  • RAM : 12 Go (LPDDR5)
  • Stockage : 512 Go UFS 3.0 (pas d'extension possible)
  • Carte graphique : Adreno 650
  • OS : Android 10 + ColorOS 7.1
  • Écran : AMOLED tactile 6,7'' format 19,8:9 ; couverture 93,1 % de la face avant ; 3168x1440 pxls ; 1,03 milliard de couleurs ; (densité 513 ppp) ; rafraîchissement 120 Hz ; HDR10+ ; gamut sRGB et DCI-P3 ; contraste 5000000:1
  • Protection : conforme IP68 ; protection écran Gorilla Glass 6 de Corning
  • Déverrouillage : lecteur d'empreintes sous l'écran, reconnaissance faciale
  • Caméra frontale : 32 Mpxl (1/2,8'', photosites 0,8 µm) ; objectif grand-angle f/2,4
  • Caméra dorsale : Module principal : 48 Mp (1/1,43", photosites 1,12 µm) ; objectif 25,46 mm f/1,7 ; autofocus hybride OCL+Laser ; double stabilisation optique + numérique / Ultra grand-angle : 48 Mp (1/3,4'', photosites 1 µm) ; objectif 120° 16,5 mm f/2,2 ; mode macro 3 cm ; stabilisation numérique / Zoom périscopique : 13 Mp (photosites 1 µm) ; objectif 25,75-128,77 mm f/3 ; zoom 5x (optique), 10x (hybride), 60x (numérique) ; double stabilisation optique + numérique
  • Batterie : 2x2130 mAh (soit 4260 mAh) ; charge ultra rapide Super Vooc 2.0 65 Watts avec le chargeur fourni)
  • Audio : haut-parleurs stéréo, certification Dolby Atmos ; aptX HD
  • Sans-fil : Wi-Fi 6 ; Bluetooth 5.1
  • Débits théoriques maxi 4G : jusqu'à 150 Mo/s (montant) et 2 Go/s (descendant)
  • Débits théoriques maxi 5G : jusqu'à 3 Go/s (montant) et 7,5 Go/s (descendant)
  • SIM : 1 x nanoSIM
  • Dimensions : 165,2x74,4x8,8 mm (céramique) ; 165,2 x 74,4 x 9,5 mm (cuir synthétique)
  • Poids : 217 g (céramique) ; 200 g (cuir synthétique)
  • Prix : 1199 € (hors abonnement)

Design et ergonomie : bien sous tous rapports

Le Find X2 Pro se décline en deux finitions : céramique noire accompagnée de métal argenté, ou cuir synthétique orange et métal doré. Le choix de l'un ou de l'autre dépendra bien entendu des goûts de chacun. Précisons tout de même que la version céramique pèse plus lourd que celle vêtue de cuir synthétique orange (217 g contre 200 g), mais est un peu plus fine (8,8 mm contre 9,5 mm).


Après avoir eu les deux versions en main, nous devons confesser une préférence pour le modèle en cuir synthétique orange, nettement moins sensible aux traces de doigts et surtout plus agréable à prendre en main, annihilant de fait l'effet « savonnette », bien connu des possesseurs de smartphones en verre. Ajoutons aussi que dans cette finition, il est nettement plus agréable à l'œil que ce que laissent penser les photos officielles d'Oppo. Quoiqu'il en soit, les deux déclinaisons affichent les mêmes dimensions (très proches de celles du Galaxy S20 Ultra de Samsung), les mêmes formes agréablement arrondies ainsi qu'une finition que nous jugeons irréprochable.

L'écran, de type waterfall (soit débordant légèrement sur ses flancs gauche et droit) couvre 91 % de la face avant. Le constructeur a choisi de poinçonner l'écran sur son angle supérieur gauche afin d'y intégrer l'appareil photo frontal. Pourquoi ne pas avoir opté pour un dispositif rétractable, comme sur le Find X Pro ? Tout simplement afin de pouvoir le rendre conforme IP68, chose impossible avec un module photo motorisé. Signalons au passage la présence d'un lecteur d'empreintes digitales, logé sous l'écran. De technologie optique, nous l'avons estimé fiable et réactif.

La face inférieure de l'appareil héberge le connecteur USB-C, le tiroir pour carte nano SIM ainsi que trois petites ouvertures laissant passer le son généré par les haut-parleurs internes. À noter que la prise jack audio et l'extension de la mémoire interne ont été sacrifiées sur l'autel de la 5G, dont les antennes bénéficient d'un placement 360° - ce qui, selon Oppo, autorise un débit optimal quelle que soit la façon dont on tient l'appareil.


Les trois touches mécaniques ont été positionnées sur les deux flancs du smartphone (contrôle du son à gauche, mise en veille à droite). Pourquoi ne pas les avoir regroupées sur le flanc droit ? Mystère, cela aurait pourtant facilité la prise en main et, surtout, évité les manipulations involontaires lors de la prise de photos en mode paysage, par exemple.

Enfin, la face arrière abrite le module photo dorsal tri-objectifs ainsi qu'un flash LED bi-tons. Il prend la forme d'une barre noire légèrement proéminente logé dans le coin supérieur gauche du Find X2 Pro.

Écran : au niveau des meilleurs

Le Find X2 Pro embarque un écran de 6,7'' affichant 1 440 x 3 168 pixels (densité de 513 ppp). Construit autour d'une dalle AMOLED, il affiche un milliard de couleurs, supporte le profil colorimétrique P3 et atteint une luminosité maximale de 800 nits. Il peut également profiter d'une fréquence de rafraîchissement de 120 Hz max. Toutefois, si cette fréquence élevée se révèle utile pour certaines applications (jeux, multimédia, etc.), elle augmente de façon significative la consommation d'énergie. Afin de pallier cela, Oppo offre dans les réglages la possibilité de réduire la fréquence de moitié ou de laisser l'OS choisir automatiquement celle qui sera la mieux adaptée à l'application en cours.

Par ailleurs, pour améliorer l'affichage de flux ou de fichiers vidéo de qualité moyenne, Oppo a concocté le moteur d'affichage « O1 Ultra Vision » mettant en œuvre les technologies « Motion Clear » et « HDR Enhancer ». La première améliore la fluidité des séquences affichées en passant un flux 30 fps en 60 ou 120 fps grâce à un mécanise d'interpolation. Implémentée au niveau matériel, la seconde permet d'étendre la plage dynamique des vidéos traditionnelles afin de se rapprocher d'un rendu HDR.

D'après nos tests, O1 Ultra Vision apporte une indéniable amélioration lorsque l'on visionne des séquences comportant de nombreux mouvements, comme la retransmission d'un événement sportif. La fluidité de l'image est améliorée, tout comme son rendu colorimétrique. Si l'image vous semble un poil trop artificielle (ce qui peut arriver dans certains cas), O1 Ultra Vision peut être désactivé dans les réglages d'affichage. Il serait toutefois dommage, à notre avis, de s'en passer totalement.

Vous l'aurez compris, nous avons été emballés par le rendu de l'écran du Find X2 Pro. Outre un grand respect des couleurs et un contraste parfait sur les images fixes, Oppo a pris le soin de peaufiner correctement l'aspect vidéo. On n'hésitera donc pas à affirmer que le Find X2 Pro se hisse au niveau des meilleurs dans ce domaine (Samsung, Apple et Huawei).

Notons en outre que le diamètre contenu du poinçon et sa position bien choisie (dans l'angle supérieur gauche) le font rapidement oublier lorsque l'on regarde des images. Il pourra toutefois être gênant dans quelques rares cas d'applications (notamment les jeux) pouvant recouvrir partiellement une commande de l'interface. Mais cela ne nous est pas arrivé au cours du test.

Performances : que demander de plus ?

Haut de gamme oblige, le Find X2 Pro embarque le nec plus ultra du moment en matière de SoC, à savoir un Snapdragon 865 5G de Qualcomm, accompagné de 12 Go de mémoire vive LPDDR5. La gestion de l'affichage est confiée à l'Adreno 650, fidèle compagnon du précédent modèle. Le stockage interne se compose de 512 Go de Flash UFS 3.0, non extensibles puisque, on l'a vu, aucun logement pour carte mémoire n'est prévu. À vrai dire, cela n'est pas vraiment préjudiciable, les 512 Go internes semblant amplement suffisants.

Tout cela laissait présager d'excellentes performances brutes, ce que confirment les 608 266 points obtenus avec AnTuTu, en phase avec les mesures faites à l'aide de Geekbench (2 647 en multi-core et 753 en single-core) et 3DMark (7 129 points). Le Find X2 Pro est bien l'un des smartphones les plus puissants du moment.

Mais, même si cette performance reste admirable, on gardera à l'esprit que la puissance de calcul brute n'est plus le principal critère d'évaluation d'un smartphone, et ce depuis longtemps, la fluidité d'exécution des applications et de l'OS étant désormais bien plus important. Avec le Find X2 Pro, aucune crainte à avoir à ce sujet : nous n'avons à aucun moment noté de ralentissement notable lors de l'exécution d'applications exigeantes en ressources. Le multi-tâches reste parfaitement effectif et nous avons pris plaisir à utiliser les jeux les plus gourmands en puissance, des applications de montage vidéo ou d'édition photographique (notamment Photoshop Lightroom d'Adobe). Un vrai plaisir !



Difficile pour l'instant de se prononcer sur les performances 5G du smartphone, aucun réseau de ce type n'étant officiellement disponible en France au moment de ce test. Et si les réseaux 4G sont, eux, parfaitement accessibles, le confinement en vigueur lors de notre test ne nous a pas permis d'appliquer nos essais habituels (notamment les mesures de débit en déplacement dans différentes zones urbaines). Signalons tout de même que l'appareil n'accepte qu'une seule nanoSIM et pas de eSIM. À en croire Oppo, cette limitation découle de l'incapacité du SoC de Qualcomm à gérer deux cartes SIM 5G.

Audio

Le Find X2 Pro embarque deux haut-parleurs : l'un se situe à la base, le second sous la face supérieure et sert aussi lors des appels téléphoniques. Sans être absolument extraordinaire, le son produit témoigne d'un bon maintien compte tenu de la faible épaisseur du smartphone. Et s'il manque un peu d'ampleur au niveau des basses, la musique se laisse tout de même écouter sans faire saigner les oreilles de l'auditoire.

Utilisé à l'horizontale pour visionner une vidéo, le smartphone offre une spatialisation stéréophonique très correcte. On pourra (un peu) améliorer le rendu des basses en farfouillant dans les réglages audio (cherchez du côté de Dolby Atmos, de toute façon impossible à désactiver en écoute haut-parleur).

Nous le disions au début de ce test, le jack audio passe à la trappe, comme c'est le cas pour de nombreux smartphones actuels. On se consolera en partie avec la compatibilité apt-X HD, que nous jugeons plutôt convaincante si l'on dispose d'un casque Bluetooth compatible. On pourra aussi investir quelques euros dans un adaptateur USB-C vers jack audio afin de continuer à utiliser son casque filaire préféré.

ColorOS, l'ami (discret) qui vous veut du bien

Le Find X2 Pro embarque Android 10 accompagné de la surcouche maison ColorOS. Jusqu'ici, cette dernière n'avait pas toujours déchaîné l'enthousiasme des utilisateurs tant elle semblait pauvre en fonctionnalités. Elle brillait en revanche par une grande fluidité ainsi qu'une interface épurée très proche de la version « stock » d'Android. La version 7.1, qui équipe le Find X2 Pro, reprend à son compte la fluidité et la discrétion de la mouture précédente, mais ajoute de nombreuses possibilités qui rendent l'utilisation quotidienne très agréable. Toutes ne sont pas des créations originales, Oppo s'étant souvent « inspiré » des bonnes idées des launchers alternatifs. Et on ne saurait lui reprocher tant le résultat est satisfaisant.

Dès la configuration initiale, il vous sera proposé de personnaliser l'aspect des icônes afin de les uniformiser (un peu à la manière de ce que fait Nova Launcher) en choisissant une taille et un style commun. Le traditionnel tiroir d'applications s'accompagne d'une vue « page » (façon iOS) et d'un mode simple (icônes plus grosses et plus espacées). ColorOS reconnaît et gère les appuis involontaires sur les bords de l'écran, dispose de nombreux gestes et de mouvements de commandes (y compris lorsque l'écran est éteint) ainsi que d'une barre de commande latérale améliorée. On apprécie par ailleurs le retour haptique, nettement plus agréable que sur les modèles précédents.



ColorOS 7.1 a le bon goût de ne pas être surchargé de bloatwares comme c'est parfois le cas chez la concurrence. Outre les applications standards et quelques utilitaires système (navigateur de fichiers, optimiseur des performances, etc.) on ne trouve que le logiciel de montage vidéo Soloop ainsi qu'Oppo Relax, application destinée à la relaxation et à la méditation (toutes deux peuvent être désinstallées).

À l'usage, nous avons donc été conquis par ColorOS 7.1. Si la surcouche n'est toujours pas la plus sophistiquée du moment (Samsung et Huawei ont un peu d'avance en la matière), son interface reste simple d'utilisation et d'une grande fluidité. À aucun moment nous n'avons rencontré de ralentissement ou de bugs agaçants. Et même les quelques petites imperfections de traduction que nous avons remarquées ne réussissent pas à ternir notre bonne impression. D'autant plus qu'Oppo nous a assuré qu'elles devraient disparaître de l'édition définitive.

Autonomie : de bons résultats, sans plus

Le Find X2 Pro embarque deux batteries rechargeables de 2 130 mAh, soit un total de 4 260 mAh. En utilisation traditionnelle (un peu de vidéo, une dizaine d'appels téléphonique, du chat en ligne, écoute de musique, gestion d'e-mails, quelques sessions de jeux : bref la vie, quoi), l'autonomie atteint entre 1,5 et 2 jours. Si l'on passe en mode geek, il faudra tout de même compter une journée d'utilisation avant de passer par la case recharge. Cela nous semble plus que satisfaisant compte tenu de l'équipement et des possibilité du smartphone, même si nous rêvons toujours d'un produit capable de tenir deux jours entiers en utilisation intensive.

Les plus perspicaces de nos lecteurs auront sûrement noté que nous parlons de deux batteries intégrées et non pas d'une, comme pour l'immense majorité des smartphones concurrents. Cette particularité est liée au mécanisme de charge ultra-rapide développé par Oppo, en l'occurrence Super Vooc 2.0. Son principe de fonctionnement est simple : afin de réduire le temps de charge global, Super Vooc 2.0 implémente deux batteries qui seront rechargées en parallèle.



Ce système nécessite un chargeur spécifique, accompagné d'un câble conçu pour cette technologie. Contrairement à certains de ses concurrents (coucou Apple), Oppo ne fait pas dans le détail en fournissant avec l'appareil un chargeur 65 Watts. Autant le dire tout de suite, le résultat est spectaculaire. Lors de nos tests, il nous a fallu un peu moins de 13 minutes pour charger la batterie de 0 à 50 % et 7 minutes supplémentaires (soit 20 minutes en tout) pour l'emmener à 75 %.

Pour atteindre 90 % de charge, il faudra attendre encore 7 minutes de plus, la charge complète prenant 40 minutes, le tout sans surchauffe notable. À n'en pas douter, le Find X2 Pro est l'un des smartphones haut de gamme se rechargeant le plus rapidement à condition d'avoir avec soit le bloc secteur et le câble Super Vooc 2.0. Sans eux, il faudra se contenter d'un chargement classique 10 Watts, nettement plus long.

Certains — dont nous faisons partie — regretteront l'absence de charge par induction, qui peut par exemple s'avérer utile à l'étranger en cas d'oubli du chargeur (de plus en plus d'hôtels, bars et salons d'attente disposent en effet de chargeurs par induction). Questionné à ce sujet, Oppo nous a répondu qu'actuellement, la charge par induction restait à leur avis trop lente pour être séduisante. Cet argument est, à la virgule près, ce que racontait OnePlus javant l'annonce de son modèle 8 Pro qui a finalement intégré l'induction. Le fait qu'Oppo et OnePlus appartiennent toutes deux au même conglomérat industriel (qui détient aussi RealMe et Vivo) n'est sûrement qu'une simple coïncidence...

Face à notre insistance sur ce point, Oppo nous a quand même confié travailler à une version sans fil de Super Vooc, qui devrait « bientôt » être intégrée à leurs produits.

Photo : impressionnant sur bien des aspects

Avec le Find X2 Pro, Oppo affiche sa volonté de concurrencer les leaders du marché en matière de photographie. Pour cela, le constructeur a équipé son bloc arrière de trois modules capteurs/objectifs.

Le module principal embarque une version spécifique du capteur Sony Electronics IMX689 de 48 Mp. BBK Electronics, la maison-mère d'Oppo, s'est assurée une exclusivité de six mois sur ce capteur, que l'on trouve aussi chez OnePlus. Sa taille atypique (1/1,43'' soit une diagonale de 11,2 mm) en fait le capteur le plus grand actuellement embarqué sur un smartphone. Il est accompagné d'un objectif 25,46 mm ouvrant à f/1,7 et bénéficie d'un autofocus hybride laser + OCL (toute la surface du capteur participe à la mise au point) ainsi que d'une double stabilisation (optique + numérique).

Le module ultra grand-angle est lui aussi constitué d'un capteur Sony Electronics IMX586 de 48 Mp. Plus compact (1/3,4''), il est accompagné d'un objectif 16,5 mm ouvrant à f/2,2 et d'une stabilisation numérique. Oppo l'a conçu afin de pouvoir réaliser des images super-macro à 3 cm du sujet. Notons qu'afin de minimiser la distorsion de l'image produite, le champ de vision de 120° passe à « seulement » 109° après traitement numérique.

Enfin, le module téléobjectif se compose d'un capteur 13 Mp et d'un objectif périscopique 25,8 - 128,8 mm ouvrant à f/3. Son facteur de grossissement optique de 5x peut être porté à 10x en hybride (téléobjectif + utilisation des infos des autres capteurs et de l'IA) pour atteindre 60x en numérique.

L'interface de l'appareil photo n'évolue pas vraiment, ce qui ne nous gêne pas puisqu'elle était déjà simple et intuitive. On y retrouve les traditionnels réglages, filtres créatifs et un mode IA qui détermine automatiquement le meilleur paramétrage en fonction des conditions de prise de vue. Un mode portrait ainsi qu'un mode nuit, qui dispose d'une fonction « nuit totale » capable de shooter des images dans la pénombre quasi complète, sont également de la partie.



L'enregistrement vidéo s'effectue en 4K 60 fps maxi (ou 30 fps maxi en captation HDR10) et bénéficie d'une stabilisation performante, tant en grand-angle qu'en téléobjectif. Il est aussi possible d'utiliser le zoom pendant l'enregistrement ou de réaliser des photos. La captation au ralenti monte à 480 fps en 720p ou 240 fps en 1080p. Pour autant que nous ayons pu en juger en cette période de confinement, l'enregistrement audio stéréophonique est d'excellente qualité. L'absence de foule bruyante nous empêche toutefois de nous prononcer au sujet de la gestion du bruit de fond.

Le mode super macro produit d'excellents résultats


Et la qualité des images, dans tout cela ? Elle est bonne, voire même excellente dans certaines conditions. En mode automatique, l'IA s'en sort très bien en éclairage correct (lumière du jour) et ce à toutes les longueurs focales allant de l'ultra grand-angle au zoom 5x. L'image reste très bonne avec le téléobjectif hybride (donc entre 5x et 10x), tant au niveau netteté que colorimétrie. En revanche, au-delà de 10x et jusqu'à 60x, le zoom numérique s'ingénie à détruire systématiquement les détails de l'image. Ce n'est pas spécifique à Oppo puisque ce type de zoom (en fait un algorithme mathématique qui ajoute les pixels manquants afin de produire une image à peu près regardable) est par nature destructeur. Mais si les amateurs de photographie n'acceptent pas ce résultat, il faut toutefois reconnaître qu'il reste exploitable si l'on n'est pas trop regardant sur la netteté de l'image.



En forte luminosité, l'IA a tendance à légèrement surexposer la photo, générant une petite perte colorimétrique. Rien de bien dramatique et il est la plupart du temps possible d'y remédier en appliquant une correction automatique après la prose de vue. On peut aussi passer en mode expert afin d'améliorer encore le résultat par un post-traitement.

Les reflets parasites (ou flare) peuvent parfois devenir gênants

Attention aussi au « flare », ce reflet parasite dû à l'objectif et qui peut apparaître dans certaines conditions d'éclairage (notamment à l'extérieur, en cas de fort ensoleillement). Ce phénomène existe sur tout type d'appareil photo, y compris les reflex professionnels. Selon la qualité de l'optique, la présence d'un pare-soleil et, bien entendu, les conditions d'éclairage, le flare peut être absent, à peine apparent ou très visible.

Sur les smartphones, il est rapidement visible compte tenu des formules optiques employées (petits objectifs, peu de place, pas de pare-soleil). Le Find X2 Pro n'échappe pas à la règle, malheureusement. Il semble s'en sortir moins bien que l'iPhone 11 Pro Max et que le Galaxy S20 Ultra avec lesquels nous avons réalisé la même photo dans des conditions identiques (prise de vue simultanée, mode tout-automatique, IA activée). S'agit-il d'un problème lié à notre unité de test (encore à l'état de pré-production) ? Peut-être. Nous reviendrons sur ce point dès que nous aurons à disposition un exemplaire définitif.



La création d'un Bokeh artificiel (l'arrière-plan flouté qui fait ressortir le sujet photographié) est quant à elle très satisfaisante. Il faut dire que l'IA est ici aidée par l'ouverture à f/1,7 de l'objectif principal, mais aussi par la grande taille du capteur. En photographie traditionnelle, ces deux facteurs sont essentiels pour la création d'un Bokeh réussi. Et même si l'on reste loin de ce que propose un reflex, force est de constater qu'on commence à s'en rapprocher. Bien sûr, il est toujours possible de prendre l'IA en défaut, mais cela devient de moins en moins évident. Les détails tels que les poils d'un chien ou les cheveux dans un selfie sont de mieux en mieux gérés. Cette remarque vaut d'ailleurs aussi pour l'objectif frontal : même moins performant que le module dorsal, il produit des portraits bien maîtrisés.

Le Find X2 Pro n'a en aucun cas à rougir de ses performances en faible ou très fable luminosité. Le mode nuit exploite intelligemment les 48 Mp des capteurs du module principal et ultra grand-angle en « regroupant ;» les informations lumineuses récoltées par des blocs de 2x2 photosites, et ce afin de produire un pixel de l'image finale.

Dès lors, on ne sera pas étonné par la très bonne gestion du bruit numérique en luminosité moyenne ou faible. Les choses s'améliorent encore si l'on passe en mode nuit. L'image n'est pas aussi nette qu'en plein jour, mais les résultats restent spectaculaires. Au besoin, l'IA active la fonction nuit totale afin d'obtenir une image regardable lorsque l'œil humain n'y voit pas grand-chose. Les miracles n'étant pas encore au rendez-vous, il faudra tout de même accepter la présence de bruit numérique et ne pas omettre de caler correctement le smartphone afin qu'il reste immobile, pour un résultat convenable. D'après nos tests, la double stabilisation permet d'obtenir des images tout à fait correctes à main levée dans la pénombre, mais un appui stable reste indispensable en nuit totale.

La photo de nuit fait partie des points forts du Find X2 Pro


Photo réalisée en mode "nuit totale"


Dans une cave peu éclairée les résultats sont de bonne tenue


Last but not least, le mode portrait produit de belles images avec une bonne gestion de la profondeur de champ. On regrette en revanche qu'il soit impossible d'agir sur la profondeur de champ après la prise de vue, comme le permettent les modes portraits de certains smartphones concurrents.

Précisons enfin que nous avons noté une tendance à la surchauffe lors de la prise de photos, notamment après une trentaine de minutes d'utilisation continue des différents modes photographiques. Cela est d'autant plus étonnant qu'à aucun moment l'appareil n'a vraiment surchauffé lors de l'exécution de logiciels très consommateurs de ressources.

Photo en ultra grand-angle


Zoom x1


Zoom x2


Zoom x5


Zoom x10


À n'en pas douter, le Find X2 Pro a de solides arguments à faire valoir en matière de photo et vidéo. La gestion du bruit numérique est globalement satisfaisante tandis que la prise de vue en très faible luminosité est à notre avis aussi bonne que celle que propose Huawei avec le P40 Pro (une référence en la matière). En bonus, le mode nuit est très performant puisqu'il est accessible de l'ultra grand-angle au 10x (la fonction nuit noire n'est toutefois pas prise en charge au-delà de 5x). Toutefois, on ne peut s'empêcher de remarquer l'absence de fonctions pourtant utiles, comme le ralenti à très haute vitesse ou l'ajustement du flou d'arrière-plan après la prise de vue pour les portraits.




L'avis de Clubic

Le Find X2 Pro est, sans doute aucun, une excellente surprise. Oppo a su faire évoluer son haut de gamme avec intelligence et efficacité. Et si smartphone n'est pas parfait — il lui manque encore quelques petites choses — on ne peut être qu'impressionnés par ses performances, la qualité de son écran et de son module photo/vidéo.

Ce ne sont pas les seules bonnes surprises : la charge ultra-rapide Super Voox 2.0 nous a bluffé, tout comme le travail effectué sur ColorOS, la surcouche maison. Celle-ci reste toujours aussi discrète et fluide tout en s'enrichissant de fonctions appréciables. Et même si cela passe pour un gadget aux yeux de certains, le choix du style des icônes apporte une unification agréable à l'œil lors de l'utilisation quotidienne. On apprécie de même l'implémentation de gestes de commandes et l'adoption de mouvements simplifiant l'utilisation quotidienne. Certes, beaucoup de tout cela n'est pas vraiment nouveau, Oppo s'étant inspiré de ce qui existait sur le marché, mais ces « emprunts » sont bienvenus et parfaitement mis en œuvre.

Reste la question du prix : s'il est bien entendu très élevé dans l'absolu, il reste comparable — et parfois plus avantageux — que celui des concurrents directs que sont le Galaxy S20 Ultra et l'iPhone 11 Pro Max. Et ici, l'argument du « constructeur-chinois-qui-fait-des-produits-au-rabais », ne pourrait être moins pertinent, Oppo étant une marque spécialisée dans le haut de gamme depuis sa création en 1998...

Oppo Find X2 Pro

Les plus
+ Performances
+ Écran impressionnant
+ ColorOS 7.1
+ Qualité photo et vidéo
+ Mode nuit
+ IP 68
+ Charge rapide
Les moins
- Pas de charge par induction
- Pas de eSIM (même 4G)
- Position des touches mécaniques
- Quelques fonctions photo manquent à l'appel
Ecran
Performances
Autonomie
Design
Photo
4.5

Starlink, l'Internet par satellite d'Elon Musk sera en test bêta privé d’ici trois mois

Starlink, l'Internet par satellite d'Elon Musk sera en test bêta privé d’ici trois mois

Cette semaine, SpaceX a lancé avec succès un nouveau lot de 60 satellites destinés à son service d’accès Internet haut débit Starlink . Sa constellation compte désormais plus de 400 satellites évoluant en orbite terrestre basse et SpaceX a le feu vert pour en lancer plus de 12.000 dans les années à venir.

Elon Musk vient d’annoncer qu'un test "bêta privé" du service commencera dans environ trois mois, suivi d'un test bêta ouvert au public environ trois mois plus tard, pour des candidats vivant dans certaines contrées.

Répondant à une question sur Twitter, le patron de SpaceX et Tesla a confirmé que l'Allemagne faisait partie des pays "suffisamment au nord" pour être intégré dans les tests de Starlink. Cela pourrait signifier qu'une grande partie de l'Europe du Nord, du Canada et des régions les plus septentrionales des États-Unis pourraient être éligibles. Pour rappel, en octobre dernier, Elon Musk a inauguré Starlink en envoyant un tweet.

« Starlink fournira de l'internet haut débit à des endroits où l'accès était peu fiable, coûteux ou totalement indisponible », annonce SpaceX . Pour le moment, aucun tarif n’a  encore été annoncé.

À terme, la constellation Starlink pourrait s’élever à plus de 40.000 satellites. Ce projet a cependant ses détracteurs, notamment les scientifiques qui s'inquiètent de l'impact que ce nombre sans précédent de satellites pourrait avoir sur les observations astronomiques.

Elon Musk a promis de répondre à leurs préoccupations, mais pour l'instant les lancements s’enchainent. Un autre lot de 60 satellites devrait décoller en mai.

Source : Cnet.com , SpaceX

Image : SpaceX

jeudi 23 avril 2020

Test Trials of Mana : l'autre remake indispensable de ce début d'année ?

Après le remake (infâme, ne nous mentons pas...) de Secret of Mana début 2018, on a plongé courageusement au cœur de cette refonte moderne de Trials of Mana, ou Seiken Densetsu 3 au Japon (sur Super Famicom). Une bonne idée ?

Encore un remake ?

Final Fantasy VII, Resident Evil 3... ce début d'année vidéoludique est clairement marqué par la tendance « remake ». Une tradition qui se poursuit aujourd'hui avec ce Trials of Mana, qui invite les joueurs à (re)découvrir le troisième opus de la saga Mana (Seiken Densetsu 3) lancé au Japon en 1995 sur une certaine Super Famicom.

Le jeu narre les aventures de six héros (jouables) luttant contre les forces du mal qui menacent un monde au Mana plus que jamais affaibli. A noter que Trials of Mana est également disponible, sous sa forme originelle, dans la compilation Collection of Mana sur Nintendo Switch.

Trials Mana

Contrairement à bon nombre de J-RPG, Trials of Mana impose, au démarrage de l'aventure, de former une équipe composée de trois personnages. On choisira tout d'abord le héros principal de l'aventure, ainsi que deux compagnons.

Chaque personnage dispose de son propre prologue, et le choix défini en début de partie aura un impact (plus ou moins subtil) sur le scénario ou encore la manière de jouer. A vous de voir si vous préférez privilégier la force brute avec des combattants, ou plutôt la magie... ou combiner les deux.

Une petite étoile sur la map permet de connaître en permanence la route à suivre

Parmi les personnages jouables, on retrouve le chevalier Duran, l'adepte de magie Angela ou encore Kevin, un jeune lycanthrope. A cela s'ajoute la petite Charlotte, le voleur Hawkeye ou encore la capitaine de la garde des amazones de Rollanto, Riesz. Selon les choix opérés par le joueur en début de partie, l'antagoniste principal sera différent, et on pourra ainsi affronter le terrible sorcier pourpre, l'Avale-Mort ou encore la vile Belladonna.


Autant dire que cela permet, d'entrée de jeu, de savoir que l'on va pouvoir profiter d'un fort potentiel de rejouabilité. Un très bon point.


Un jeu Mana tout en 3D !

Remake oblige, il ne s'agit pas de retrouver la même esthétique que sur Super Nintendo, et on profite ici d'une refonte toute en 3D, qui conserve un système de combats similaire à l'opus 16 bits. Pas de tour par tour donc (comme dans un Dragon Quest par exemple), mais un système de combat dynamique en temps réel, qui consiste principalement à marteler les touches de coups moyen et fort, en alternant avec une esquive de temps en temps.

On peut également sauter pour aller déloger les ennemis en hauteur, mais également utiliser de la magie ou encore des attaques de classe.


On dirige évidemment un seul personnage, mais on peut à tout moment basculer d'un héros à un autre via un simple bouton. Mana oblige, les menus en anneau sont de la partie, pour utiliser des objets ou lancer des sorts.

Globalement, les combats sont très dynamiques, avec la possibilité de locker les ennemis via un clic sur le stick droit. On regrette quand même une caméra qui gâche souvent la visibilité, et quelques affrontements qui peuvent vite s'avérer assez longuets et brouillons (et pas très palpitants qui plus est).


RPG oblige, le jeu offre évidemment son lot d'XP à collecter, pour faire évoluer ses personnages, avec en prime un système de « Classe » très intéressant, qui demande d'orienter vos personnages vers la Lumière ou les Ténèbres. Le jeu propose également un cycle jour/nuit plutôt intelligent, avec des boutiques qui ouvrent à certains horaires par exemple, mais aussi des compétences plus puissantes en fonction de l'esprit élémentaire associé à la journée/nuit en cours.

Des combats en temps réel pour ce Trials of Mana, comme dans Final Fantasy VII Remake, mais en moins pêchu (et en beaucoup moins beau)


Pas de panique si vous n'êtes pas friand du côté « liberté » offert par certains RPG, puisque, non content d'être plutôt linéaire et guidé, ce Trials of Mana propose par défaut sur la map une petite étoile qui indique constamment l'objectif à suivre.

Pratique donc pour éviter de se perdre (et pour trouver ce PNJ lambda à qui l'on doit impérativement parler pour faire progresser l'intrigue...), même si on recommande évidemment de ne pas rusher constamment vers l'étoile, mais bien de prendre le soin de fouiller les environs, de discuter avec les PNJ et de visiter les différentes échoppes des cités visitées.


Les plus passionnés pourront également se lancer à la poursuite de « P'tit Cactus », un personnage qui se cache dans tout le monde de Mana, et qui offre régulièrement des surprises à qui prendra le soin de le retrouver.

Et techniquement alors ?

Graphiquement, si le remake de Secret of Mana était une vraie catastrophe, on pousse ici un petit ouf de soulagement durant les premières minutes de jeu.

« Petit » car oui, le jeu est nettement plus agréable que le remake précédent, mais on évolue ici dans des environnements 3D assez pauvrets, voire très pauvrets, avec par moments des textures vraiment hideuses. Les personnages comme les ennemis s'en sortent correctement, à condition toutefois de ne pas être trop regardant sur les animations et les détails, ou encore sur certaines textures affichées un peu tardivement.

Oui, ce Trials of Mana est parfois très vilain...

Côté mise en scène, ce remake est très respectueux du jeu d'origine, et on retrouve les mêmes séquences que dans Seiken Densetsu 3, forcément un peu remaniées pour l'occasion, ainsi que quelques nouveautés (dont une nouvelle Classe). Côté durée de vie, comptez une vingtaine d'heures pour voir le fin mot de l'aventure.

Dommage toutefois de ne pas avoir modernisé certains pans de l'aventure, avec notamment des allers-retours parfois très fastidieux, un rythme général assez lent ou encore des transitions narratives très (très) vite expédiées. Côté audio, le jeu est proposé avec des voix anglaises ou japonaises, les textes étant pour leur part intégralement traduits en français.

Chaque personnage dispose de plusieurs attaques de classe, très stylées, en plus d'être surpuissantes

Globalement, la DA est plutôt aguicheuse, c'est indéniable, mais techniquement, force est d'admettre que cela reste assez (voire très) léger dans l'ensemble. Cela n'empêche pas de prendre un certain plaisir à parcourir ce Trials of Mana, mais on ne peut s'empêcher de penser que le tout aurait pu (du ?) être nettement plus abouti.

Certains iront même jusqu'à dire qu'on a affaire à un « vieux jeu 3D », et ils auront un peu raison. De même, le côté « 3D » a clairement tendance à flinguer le charme (fou !) de l'opus 16 bits originel, et il suffit de relancer ce dernier pour être aussitôt happé par une toute autre ambiance.

Un vrai plaisir de rejouabilité

Comme expliqué un peu plus haut, Trials of Mana ne braque pas le projecteur sur un seul personnage, mais sur six héros. De ce fait, le jeu offre un vrai potentiel de rejouabilité, avec la possibilité de vivre une aventure différente en fonction de l'équipe formée au lancement du jeu.

A diverses reprises dans le jeu, ce serait au joueur de choisir la voie de la Lumière (à gauche) ou la voie des Ténèbres (à droite)

Certes, on retrouve de (très) nombreuses similitudes, puisque la trame principale reste globalement la même, mais la variété des personnages offre de nombreuses possibilités de jeu, sans oublier la possibilité de changer de Classes. On peut ainsi effectuer un premier run assez guerrier, sous le signe de la Lumière, puis lancer une seconde partie en privilégiant des personnages magiques, que l'on fera évoluer vers les Ténèbres. Top !

Le "vrai" Trials of Mana est disponible sur la compilation Collection of Mana, laquelle contient également Mystic Quest et Secret of Mana, et que l'on vous conseille chaudement

Quel dommage en revanche de ne pas pouvoir profiter de ce Trials of Mana en multijoueur. En effet, contrairement au jeu d'origine, pas de multi en local ici, ni même le moindre jeu en ligne. Ce Trials of Mana millésime 2020 est un jeu 100% solo. A noter que les producteurs du jeu ont d'ores et déjà annoncé ne pas vouloir intégrer le moindre mode multijoueur via une future mise à jour. Nous voilà prévenus.



Trials of Mana, l'avis de Clubic

Ouf ! Ce Trials of Mana n'est pas dans la lignée du catastrophique remake de Secret of Mana. On retrouve ici un remake tout en 3D, très fidèle à l'original côté mise en scène, sans oublier quelques nouveautés, avec toujours cette possibilité d'incarner divers personnages et de vivre des aventures différentes, sans oublier la possibilité d'affronter trois antagonistes. Un action-RPG assez simple (voire simplet par moments) et accessible globalement côté gameplay et progression, qui profite de cet univers Mana toujours aussi réussi, malgré une réalisation technique tristement vieillotte et quelques mécaniques de jeu qui auraient elles aussi gagné à se moderniser. L'ensemble reste plutôt agréable à jouer, pour peu que l'on soit un minimum conciliant, mais on reste quand même sur notre faim.

Trials of Mana

Les plus
+ Un remake fidèle, avec ce qu'il faut de nouveautés
+ Des combats en temps réel
+ Le système de Classes
+ Six personnages (et trois antagonistes) à découvrir
+ La rejouabilité
Les moins
- Cette 3D vieillotte...
- La caméra
- Certains combats longuets (et ennuyeux)
- Aucun mode multijoueur
- Tout le charme de la version 16 bits, disparu...
3

mardi 21 avril 2020

Test Aukey EP-T10 : Aukey monte en gamme, pas trop en prix

Si Aukey est connu pour ses produits à tout petit prix, le constructeur chinois dispose aussi de gammes plus ambitieuses. Les EP-T10 sont d'ailleurs estampillés « premium » par son promoteur qui les vend près de deux fois plus cher que le modèle EP-T21 testé il y quelques semaines sur Clubic.

Plus connu pour ses batteries externes, ses hubs et autres accessoires de « connectivité », Aukey est une marque qui monte. Fondée en 2011 et aujourd'hui basée à Shenzhen, elle est le type même de la société chinoise ambitieuse. Distribuée principalement par des revendeurs comme AliExpress, Amazon ou Cdiscount, elle a d'abord misé sur une tarification plancher pour s'imposer... mais monte petit à petit en gamme. Les EP-T10 en constituent d'ailleurs un excellent exemple alors que nous testions des écouteurs d'entrée de gamme - les EP-T21 - il y a peu. Avec les EP-T10, Aukey met davantage en avant la restitution audio, le confort d'écoute et des fonctionnalités avancées comme l'étanchéité du produit ou la charge sans fil. Autant d'éléments qui doivent, en principe, justifier cette montée en gamme et un tarif de plus ou moins 100 euros.

Aukey EP-T10
Petits, mais dotés d'un bon rapport qualité / prix ces EP-T10 © Nerces pour Clubic

Fiche technique des Aukey EP-T10

Nous venons de l'évoquer, les EP-T10 se veulent plus haut de gamme que les EP-T21 testés il y a peu. L'appellation « premium » qui accompagne le nom du produit est d'ailleurs là pour le prouver et cela se ressent dès la fiche technique avec la présence, notamment, de drivers en graphène de 10 mm quand le « petit frère » se contentait de modèles de 6 mm.

Les Aukey EP-T10, c'est :
  • Haut-parleurs : driver graphène, 10 mm
  • Réponse en fréquence : 20 Hz - 20 kHz
  • Microphone : oui, sans suppression de bruit
  • Réponse en fréquence du micro : 100 Hz - 10 KHz
  • Connexion : Bluetooth 5.0
  • Portée : 10 mètres
  • Autonomie : 7 heures (oreillettes) + 17 heures (boîtier chargeur)
  • Logiciel : non
  • Poids : 9 grammes (oreillettes) + 60 grammes (boîtier chargeur)
  • Indice de protection : IPX5
  • Prix et disponibilité : disponible, à 100 euros environ

Notons également et nous aurons bien sûr l'occasion d'y revenir que l'étanchéité est plus intéressante sur ce modèle « évolué » avec une certification IPX5 en lieu et place de l'IPX4 des EP-T21. Le Bluetooth 5 reste évidemment de mise de même que le microphone. En revanche, malgré ce driver en graphène plus important, les écouteurs sont plus compacts, sensiblement plus autonomes sans être véritablement plus lourds. Une belle performance.

À lui seul, le packaging qui illustre la montée en gamme d'Aukey © Nerces pour Clubic


Joli design, belles finitions

Sur le principe, les EP-T10 ne changent pas fondamentalement des EP-T21 ou même de n'importe quel autre kit d'intras true wireless. Comme sur les autres produits Aukey, le bundle est donc redoutablement simple même s'il est livré dans une boîte plus travaillée et moins « carton recyclé » que les autres. À l'ouverture, on découvre logiquement les deux oreillettes douillettement coincées dans une gangue de plastique et le boîtier de recharge / transport à proximité. En fouinant un peu plus, on repère également quelques petits documents sur papier et, surtout, deux petits fourreaux en carton renfermant : 1/ le câble de connexion et 2/ les multiples embouts destinés à ajuster plus précisément les intras à nos oreilles.

Le bundle livré par Aukey au grand complet © Nerces pour Clubic

En eux-mêmes, les intras adoptent une forme sensiblement différente de celle des EP-T21 et donc des fameux AirPods. Les écouteurs sont plus ramassés, sans aucune excroissance en forme de « bâton ». Ce faisant, ils débordent moins des oreilles et se montrent globalement plus esthétiques. Soulignons d'ailleurs les efforts réalisés par Aukey pour proposer un produit hautement qualitatif, doté de finitions remarquables. Les écouteurs sont à la fois compacts et élégants, sans aucune marque d'assemblage, aucune « bavure » à ce niveau. Côté dimensions, on serait sur quelque chose d'à peu près 2 centimètres de long pour 1,8 cm de large et 2,5 cm de profondeur en comptant l'intégralité de l'oreillette bien sûr. Plus gris que noirs, les EP-T10 arborent un logo argenté sur chaque écouteur, ainsi qu'une minuscule LED témoin qui permet de vérifier la mise sous tension, la recharge, en d'autres termes, l'activité des EP-T10.

Sympathique, l'effet « rotation » pour ouvrir le boîtier © Nerces pour Clubic

Le petit boîtier de transport / recharge est un peu plus original. Tout d'abord, sa forme ronde change des (trop ?) fréquents parallélépipèdes, même s'il faut reconnaître qu'il se glisse moins aisément dans une poche par exemple. Original également son système d'ouverture : il s'agit d'une espèce de couvercle que l'on ne peut pas retirer, mais qui pivote pour faire apparaître l'emplacement des écouteurs : pratique et très classe. Sur l'avant du boîtier, on remarque quatre LED presque aussi petites que celles des écouteurs : sans surprise, elles indiquent le niveau de charge de la batterie intégrée au boîtier. Enfin, à l'arrière, on repère la prise USB-C qui peut recevoir le câble de recharge. Celui-ci se connecte ensuite à n'importe quel port USB-A. Attention, il ne mesure que 30 centimètres... c'est toutefois déjà mieux que celui des EP-T21 (18 cm).

Retirer / placer les embouts est un jeu d'enfant © Nerces pour Clubic

Terminons cette première étape du test par un petit commentaire sur les embouts fournis par Aukey. De manière on ne peut plus classique, ils se composent de deux parties : la première pour « entourer » l'écouteur et offrir un certain maintien au niveau du pavillon de l'oreille (wing tip) et la seconde pour « habiller » l'élément venant s'insérer dans le conduit auditif (ear tip). Pour chacune de ces deux parties, Aukey livre 3 paires d'embouts. Troquer un ensemble pour un autre se fait en quelques secondes, rien à signaler à ce niveau. En revanche et même si pour la plupart des utilisateurs, on trouve chaussure à son pied, il manque peut-être un ensemble un peu plus large de sorte que cela puisse tenir parfaitement même chez les « grandes oreilles ».

Pas de difficulté à « trouver » les zones tactiles sur les oreillettes © Nerces pour Clubic

Des contrôles tactiles avec une certaine latence

Sans grande surprise, Aukey propose bien sûr des intras compatibles avec le Bluetooth 5.0... à la condition bien sûr que votre smartphone soit lui aussi « au niveau ». Qui peut le plus peut le moins et vous serez aussi en mesure d'appairer vos écouteurs avec un appareil Bluetooth 4.2. Petit regret d'entrée de jeu, car si la norme BT5.0 permet théoriquement d'atteindre une portée de 30 mètres, Aukey ne garantit rien de plus que les 10 mètres classiques et, dans les faits, nous n'avons effectivement pas pu obtenir quelque chose de satisfaisant au-delà de 12 mètres. Dommage. Rien à redire en revanche sur la vitesse d'appairage : cela se fait aussi rapidement que de claquer des doigts. Un regret tout de même : impossible d'appairer séparément oreillette gauche et oreillette droite. Il reste ainsi possible d'utiliser la droite seule, mais pas la gauche.

Comme ce fut le cas avec les EP-T21, nous n'avons pas ici la moindre application pour accompagner les intras. De fait, il faut se contenter du lecteur audio de votre smartphone pour ce qui est des réglages et des options. Côté contrôles, il est heureusement possible d'activer certaines choses depuis les oreillettes. Pour cela, deux surfaces tactiles ont été disposées sur les écouteurs : elles sont plus aisément identifiables et accessibles que sur les EP-T21, mais il faut encore faire avec une petite latence. Un double contact pour prendre un appel ou couper / relancer la lecture quand un triple-contact lance l'assistant vocal. Pour refuser un appel, il faut « presser » durant 2 secondes alors que, par défaut, cette longue pression fait changer de piste : piste précédente sur l'écouteur gauche et piste suivante sur le droit.

L'oreillette droite en gros plan © Nerces pour Clubic

Autonomie de 24 heures et certification IPX5

Sur ses photos publicitaires - que nous avons reprises pour le logo de cet article - Aukey sous-entend que les EP-T10 peuvent accompagner un sportif dans ses activités. À ce sujet, la certification IPX5 est évidemment une bonne nouvelle : qu'il s'agisse des précipitations lors d'un jogging pluvieux ou de votre propre transpiration, les EP-T10 ne vous laisseront pas tomber... En revanche, c'est peut-être vous qui les ferez chuter lors de mouvements trop intenses. Nos essais en la matière ont prouvé la bonne tenue des écouteurs, mais nous ne sommes cependant pas au niveau des Jabra Elite Sport que nous utilisons au quotidien. Soulignons tout de même les progrès en matière de certification par rapport aux EP-T21 (« seulement » IPX4) : des progrès que l'on retrouve au niveau de l'autonomie.

En effet, malgré la meilleure compacité des EP-T10, Aukey est parvenu à intégrer des batteries de 55 mAh dans chaque oreillette. Sans surprise, l'autonomie est donc sensiblement en hausse par rapport à ces petits frères d'entrée de gamme : le constructeur annonce un passage de 5 heures à 7h avec une seule charge. Amélioration que nous avons pu vérifier au cours de nos tests en atteignant même pratiquement 8h. Il y a bien sûr des produits qui font encore mieux, mais les EP-T10 se situent dans la moyenne haute. Ensuite, en 1h30, on peut profiter d'une recharge complète via le petit boîtier. Ce dernier est un moins bien doté que celui des EP-T21 et il n'assure que 2,5 recharges. Au total, on peut donc compter sur environ 24 heures d'autonomie complète. Reste que Aukey a décidé de moderniser la recherche de ce boîtier : il est possible de le brancher en USB, mais aussi de profiter d'une charge sans fil Qi parfaitement efficace. Rien d'indispensable, mais c'est une nouveauté bienvenue.

© Aukey

Un bel effort dans le rendu audio

Afin d'assurer une véritable montée en gamme, la charge sans fil est évidemment un plus, mais ce n'est clairement pas l'élément essentiel. Aukey a évoqué la présence de drivers en graphène de 10 millimètres pour se justifier et nous attendions bien sûr les EP-T10 au tournant. Il n'est pas encore question de proposer ces intras aux plus mélomanes d'entre nous - ils seraient déçus - mais le fait est que pour la majorité des utilisateurs, le son est plus que correct. On sent notamment une nette montée en gamme par rapport aux EP-T21... rien de plus normal me direz-vous puisqu'ils coûtent plus du double. Reste que nos premiers tests ont été l'occasion d'une certaine déception : Aukey n'a effectivement pas jugé bon de rendre ses écouteurs compatibles avec un codec comme l'aptX et, à fortiori, l'aptX HD. Vous devrez vous contenter de l'AAC avec ce que cela suppose en perte de définition. Poursuite des tests et d'emblée sur Stay Free du Clash, nous sommes déçus par le manque de puissance des basses. En retrait, elles laissent une impression de vide assez perturbante.

Blue Rondo a la Turk et Stay Free sont sur nos playlist de test © Nerces pour Clubic

Un tour dans les options de notre lecteur et il est possible de les booster - même légèrement - pour retrouver quelque chose de plus convenable. On profite alors d'un son globalement équilibré. Les drivers en graphène de 10 mm sont finalement capables de belles choses avec des voix qui se démarquent bien sans être exagérément exposées. Aucun parasite, aucun défaut sur la voix de Suzanne Vega dans Tom's Diner. Nous n'avons pas non plus noté de creux trop prononcé et qu'il s'agisse du Blue Rondo a la Turk signé Dave Brubeck ou de la Valse n°2 de Dmitri Chostakovitch, la variété des orchestrations ne pose guère de problème. Notons en revanche que les EP-T10 ne sont pas ce qu'il y a de mieux pour la vidéo à cause d'une latence d'une demi-seconde qui décale sensiblement son et image. Certains seront aussi déçus par l'isolation phonique un peu faible : elle a notre préférence, car on ne se retrouve pas coupé du monde extérieur, mais ce n'est pas l'avis de tous. Enfin, un dernier mot pour évoquer une captation micro très naturelle. La voix passe très bien, mais, attention dans les transports en commun, les bruits environnants aussi !

À plus ou moins 100 euros, les EP-T10 sont bien positionnés © Nerces pour Clubic

Aukey EP-T10 : l'avis de Clubic

Sans atteindre le niveau de qualité des Melomania 1 de Cambridge Audio ou des Momentum de Sennheiser, les EP-T10 tendent à prouver que les constructeurs chinois ne se limitent plus aux seuls produits bon marché. Après le test des EP-T21 à moins de 40 euros, Aukey souligne qu'il est tout à fait capable de monter en gamme pour commercialiser des intras de qualité à plus ou moins 100 euros. La bonne autonomie, la recharge sans-fil et l'autonomie de 7h des seuls écouteurs sont quelques-uns des arguments de ce kit qui ne décevra que les plus mélomanes. La certification IPX5, ses aptitudes sportives - quoique limitées - ou sa compatibilité Bluetooth 5.0 constituent d'autres atouts pour des EP-T10 que nous ne pouvons que conseiller même s'il ne faut pas les prendre pour ce qu'ils ne sont pas : des écouteurs hi-res dotés d'une réduction active du bruit. Pour ça, il faut aller chercher encore plus haut, encore plus cher.

Aukey EP-T10

Les plus
+ Bonne autonomie des écouteurs (7h)
+ Certification IPX5
+ Compatibilité Bluetooth 5.0
+ Écouteurs élégants, discrets et légers
+ Bon confort et bon maintien général
+ Rendu audio de bonne facture après réglages
+ Recharge USB ou sans-fil (Qi)
Les moins
- Pas d'application dédiée
- Manque de réactivité des contrôles tactiles
- Latence gênante pour de la vidéo
- Léger manque de basses
- Pas d'aptX
Design
Qualité audio
Qualité des micros
Autonomie
4

Test du OnePlus 8 Pro : tout pour plaire ?

Test du OnePlus 8 Pro : tout pour plaire ?

OnePlus 8 Pro face

Le nouveau smartphone premium de OnePlus ajoute des fonctions qui manquaient aux smartphones de la marque et innove par plusieurs aspects, tout en offrant désormais de la 5G.

La série OnePlus Pro, inaugurée l'an dernier, vise le segment premium et propose une expérience soignée et des fonctionnalités avancées, pour un tarif un peu plus élevé que le modèle standard.

Avec le OnePlus 8 Pro, le fabricant abandonne la caméra popup et propose un affichage avec poinçon toujours AMOLED mais avec désormais un rafraîchissement de 120 Hz pour des animations encore plus fluides.

OnePlus 8 Pro GNT

Embarquant un SoC Snapdragon 865, il propose désormais par défaut une compatibilité 5G et gagne une étanchéité IP68 le protégeant des immersions et une charge sans fil d'une belle puissance de 30W.

OnePlus 8 Pro dos

Avec son quadruple capteur photo, il ne se lance pas dans la course aux mégapixels et aux zooms mais privilégie une approche plus fondée sur l'usage quotidien, avec un focus sur la photo en macro et les expérimentations via un capteur doté d'un filtre couleur spécial. Avis aux créatifs !

Test du OnePlus 8 Pro : tout pour plaire ?

lundi 20 avril 2020

[Test] OnePlus 8 : toujours un bon rapport qualité-prix ?

Tout comme l’an passé, OnePlus a dévoilé non pas un, mais deux smartphones, à l’occasion d’une conférence donnée en ligne cette semaine. Ainsi, on retrouve un OnePlus 8 Pro définitivement orienté sur le secteur premium, quand le OnePlus 8 poursuit sur la lignée des prédécesseurs haut de gamme de la marque. Caractéristiques, capacités photo, prix… Le OnePlus 8 est-il un aussi bon rapport qualité-prix que les précédents smartphones de OnePlus ?

Pour rappel, voici ce que le OnePlus 8 vous propose :

 OnePlus 8
Écran- Ecran Fluid AMOLED de 6,55"
- Définition Full HD+ (1080x2400)
- 3D Corning Gorilla Glass
- Certification HDR10+
- 90Hz
- Format 20:9
- Occupation de 92,7%
- Always On Display
- sRGB et DCI-P3
- 40% de réduction de lumière bleue
- Luminosité de 1000 nits
- Mode Lecture
- Retour haptique
SoC et GPU- Qualcomm Snapdragon 865
- Adreno 650
Mémoire- 8Go ou 12Go de RAM LPDDR4
- 128Go ou 256Go stockage UFS 3.0
- Pas d'extension mémoire
Coloris- Onyx Black
- Glacial Green
- Interstellar Glow
- IP68 (officiellement seulement aux Etats-Unis)
Appareil Photo- Triple appareil photo au dos :
- Appareil principal : Sony IMX586 48 Mégapixels, 26mm F1.75
- Appareil ultra grand-angle : 16 Mégapixels, 18mm (116°) F2.2
- Appareil Macro : 2 Mégapixels F/2.4
- Autofocus PDAF + LAF
- Stabilisation optique (OIS) et électronique (EIS) sur le capteur principal
- Zoom numérique x2
- Technologie UltraShot
- Technologie AI Smart Pet
- Mode nuit NightScape 2.0
- Super Resolution + HDR
- Enregistrement de vidéos en Full HD 1080p et Ultra HD 2160p à 30fps ou 60fps
- Mode Ralenti en 1080p à 240fps

- Appareil frontal
- Capteur Sony IMX471 16 Mégapixels
- Objectif de 26mm F2.0
- Stabilisation électronique (EIS)
- Enregistrement de vidéo frontale en 1080p à 30fps
- Timelapse
Audio- Haut-parleurs stéréo
- Dolby Atmos
Batterie- Batterie de 4300 mAh
- Warp Charge 30T (100% en 60 minutes, 50% en 22 min)
Connectivités- Lecteur d'empreintes optique sous l’écran
- Bluetooth 5.0
- WiFi 5
- 4G et 5G
- Double nano-SIM
- A-GPS+GLONASS, DNLA, Miracast (WiFi Direct), Google Cast
- NFC
- USB 3.1, port USB Type-C
- Baromètre, Gyroscope, Accéléromètre
- Capteur de proximité et de luminosité
Logiciel- Android 10
- Oxygen OS 10
Taille et Poids- 160,2 x 72,9 x 8,0 mm
- 180 grammes
Prix de lancement- 699 € (128Go + 8Go)
- 799 € (256Go + 12Go)
Date de Disponibilité- 21 Avril 20120

La série OnePlus 8 est disponible dès aujourd’hui à ces prix :

Avant de débuter ce test, un petit mot sur le packaging, puisque OnePlus nous sert encore une fois une excellente expérience de unboxing. On retrouve une boîte rouge très imposante, dans laquelle on retrouve le smartphone, une coque de protection transparente, un câble USB-A vers USB-C qui semble de très bonne facture, ainsi qu’un bloc chargeur de 30W. On retrouve également différents livrets contenant les explications pour une première prise en main. Globalement, c’est une très bonne première impression, et on a le sentiment d’avoir un produit résolument haut de gamme entre les mains.

Design, Écran et Audio

La première chose qu’on remarque sur ce OnePlus 8, c’est bien sûr son écran. Exit l’encoche en goutte d’eau du OnePlus 7 de l’an dernier, ou même l’écran totalement borderless avec caméra rétractable du OnePlus 7 Pro. Cette année, OnePlus uniformise sa gamme et opte pour l’écran poinçonné. Très discret, ce petit trou dans l’écran est suffisamment petit pour se faire totalement oublier à l’usage.

Quoi qu’il en soit, on profite sur le OnePlus 8 d’une grande dalle Fluid AMOLED de 6,55 pouces à la définition Full HD+ occupant près de 92,7% de la face avant du smartphone. Cet écran est incurvé sur les bords, sans toutefois dénaturer la prise en main, et se dote de toutes les dernières technologies : HDR10+, sRGB, DCI-P3, luminosité de 1000 nits, capteur d’empreinte sous l’écran avec retour haptique… Plutôt que de vous relister la fiche technique (que vous pouvez trouver plus haut), sachez qu’à l’usage, l’écran du OnePlus 8 est tout simplement splendide. Très lumineux, contrasté, avec d’excellents angles de vision et des couleurs parfaitement justes, la dalle choisie par OnePlus est tout simplement superbe au quotidien. Encore mieux, puisque si on ne bénéficie pas des 120 Hz du OnePlus 8 Pro, la dalle au taux de rafraîchissement de 90 Hz s’avère largement suffisant pour offrir au OnePlus 8 une fluidité de chaque instant. Certes, ce n’est pas nouveau, le OnePlus 7 Pro de l’année dernière offrait déjà cette caractéristique, mais l’arrivée du 90 Hz sur le smartphone haut de gamme – et non pas premium – de OnePlus cette année permet de démocratiser l’usage d’un écran extrêmement fluide. Passer sur un écran cadencé à 60 Hz fait ensuite figure d’amer retour en arrière une fois qu’on a goûté à l’écran du OnePlus 8.

Si la face avant ne se distingue donc pas tellement des autres smartphones premium de 2020 – qui optent pratiquement tous pour un écran bord à bord poinçonné – la face arrière est nettement plus caractéristique de OnePlus. Exit le bloc photo rond des versions « T » paru en fin d’année dernière, et retour aux sources pour la marque, avec un bloc en forme de ligne et centré sur le dos du smartphone. Il s’agit, à notre sens, d’un design bien plus élégant que l’imposant bloc photo qu’on peut retrouver chez bon nombre de ses concurrents, dont Apple, Huawei ou encore Samsung. Malgré tout, comme nous le verrons dans la partie photo/vidéo, le OnePlus 8 opte pour une configuration assez simpliste comparée aux flagship de chez Samsung et Huawei, notamment, qui disposent forcément d’un arsenal photo bien plus volumineux. On profite sinon à l’arrière d’un dos en verre sobre, mais élégant, disponible aussi bien en Onyx Black (notre version de test) qu’en Glacial Green. À noter que, malgré la présence du verre au dos, le OnePlus 8 n’est pas compatible avec la recharge sans fil, à la différence de son grand frère, le OnePlus 8 Pro, premier smartphone de la marque à céder et à incorporer cette technologie.

Pour finir, côté audio, on note l’absence de la prise jack 3.5 mm, mais ce n’est plus tellement une surprise en 2020. Pour cela, on pourra compter sur ses haut-parleurs certifiés Dolby Atmos, ou sur le Bluetooth 5.0 en y connectant des écouteurs/casques sans fil.

Oxygen OS, Performances et Autonomie

Le OnePlus 8 arrive équipé d’Android 10, mais l’un des attraits principaux des smartphones de chez OnePlus, cela reste évidemment sa surcouche maison : Oxygen OS. Si on trouve à boire et à manger dans le monde Android, la surcouche de OnePlus reste probablement celle qui a réussi à fédérer le plus largement, et cette réputation n’est clairement pas usurpée. Dans sa dixième version, Oxygen OS se montre toujours aussi efficace. On s’y retrouve très facilement, tout est clair et bien pensé, avec une navigation gestuelle parfaitement réactive, pas (ou peu) d’applications parasites installées par défaut, et le plein de petites options qui font de ce smartphone un objet si agréable à utiliser. Pour tout vous dire, si la nouvelle surcouche de Samsung, OneUI, a fait un véritable bond en avant ces derniers temps en terme de confort d’utilisation, et qu’Android Stock a bien des avantages, notre préférence penche toujours du côté de OnePlus et de son Oxygen OS, pour la simple et bonne raison qu’on a l’impression de se retrouver face un OS mature, peaufiné au fil des ans, et donc aujourd’hui tellement pertinent au quotidien.

Mais si la partie logicielle est excellente, qu’en est-il des performances ? Là encore, c’est un sans-faute, grâce à la présence du dernier SoC haut de gamme de Qualcomm, le Snapdragon 865, couplé à l’Adreno 650 pour la partie graphique. Présent sur la plupart des smartphones haut de gamme de 2020, ce processeur mobile se révèle particulièrement véloce, si bien que les usages qui pourraient le mettre à genoux ne sont tout simplement pas encore disponibles. Même en pleine partie de jeu vidéo (nous avons lancé Call of Duty Mobile et Asphalt 9 pour tester), le smartphone chauffe assez peu (mais un peu quand même en cas d’utilisation prolongée), et on n’a pas observé la moindre chute de framerate. Associé avec cette dalle 90 Hz ultra-fluide, la puissance disponible du Snapdragon 865 rend l’expérience tout bonnement excellente, avec la sensation très agréable d’avoir une bête de course infatigable entre les mains. Surtout, quand on considère le prix de ce OnePlus 8, on a vraiment le sentiment d’en avoir pour son argent, puisqu’il s’agit actuellement du smartphone le moins cher équipé de ce SoC, et qu’il pourrait faire jeu égal en terme de performances brutes face à des smartphones qui coûtent près du double de son prix.

Enfin, en ce qui concerne l’autonomie, là aussi, le OnePlus 8 se montre particulièrement endurant avec sa batterie de 4 300 mAh. Grâce à une bonne optimisation de la part de OnePlus et la puissance de la puce de Qualcomm – et malgré l’écran à 90 Hz certainement très énergivore – le OnePlus 8 offre une excellente autonomie. Dans nos tests, qui, rappelons-le, ont été réalisés à domicile, confinement oblige, nous avons réussi à tenir deux jours complets avec ce smartphone. Surtout, non seulement l’autonomie est très bonne, mais OnePlus fourni d’emblée un imposant chargeur de 30W, afin de remplumer la batterie du smartphone avec la Warp Charge 30T, technologie maison de la firme chinoise introduite l’année dernière. Le OnePlus 8 est donc capable d’être rechargé très rapidement, tout en offrant une excellente autonomie, et cela sans avoir à casser la tirelire pour se procurer un chargeur rapide tiers. Mieux encore : la fonction Smart Charging de Oxygen OS permet d’apprendre de vos habitudes et de gérer la charge de manière progressive, afin de ne pas stresser la batterie si vous rechargez votre smartphone durant la nuit, par exemple. C’est donc du tout bon à ce niveau, même si on note un léger bémol, puisque la recharge sans fil n’est toujours pas présente sur le OnePlus 8, même s’il l’est sur son grand frère, le OnePlus 8 Pro.

Photo et Vidéo

Comme nous l’avons vu, le OnePlus 8 ne manque pas d’arguments pour convaincre, mais le nerf de la guerre des smartphones se situe désormais sur leurs capacités photo, à l’heure où tous les smartphones se ressemblent (c’est particulièrement le cas cette année quand on observe la façade avant des principaux flagship, du Samsung Galaxy S20 au OnePlus 8 en passant par le Xiaomi Mi 10 Pro). Si le OnePlus 8 Pro est un peu mieux équipé en la matière, son petit frère fait dans la sobriété. À l’arrière, on retrouve ainsi trois capteurs, dont un objectif principal Sony IMX586 de 48 MP, équivalent 26mm (f/1,75), un capteur ultra grand-angle de 16 MP, équivalent 17mm (f/2,2), et enfin… un capteur macro de 2 MP ouvrant à f/2,4, et dépourvu de stabilisation optique.

C’est ici le premier défaut que nous constatons sur cette partie photo : pourquoi avoir choisi un capteur macro, à l’utilisation très marginale, au lieu d’un téléobjectif ? Pour compenser le manque d’un véritable zoom optique, OnePlus propose bien un zoom X2 qui tire parti du grand nombre de mégapixels du capteur principal Sony, et si les résultats sont convenables, ils ne semblent pas au niveau de ce que peut proposer un véritable zoom optique, voire hybride, qu’on retrouve pourtant chez les principaux concurrents. Surtout, ce manque vient faire tache dans la gestion du mode Portrait, qui utilise donc le capteur principal, un grand-angle, afin de capturer des sujets, alors qu’un téléobjectif est nettement plus adapté à cette pratique. C’est d’autant plus dommage que son prédécesseur direct, le OnePlus 7T, disposait bien d’un téléobjectif X2 de 12 MP. Quant à la caméra frontale, il ne s’agit ni plus ni moins que du même capteur Sony IMX 471 de 16 MP qu’on retrouvait déjà sur son prédécesseur.

Malgré ce point noir, le OnePlus 8 se débrouille tout de même très bien en photo, même s’il s’avère un peu moins efficace en intérieur. Malgré tout, à notre sens, il se révèle moins bon que tous ses concurrents, qui ont placé la barre très haut cette année, entre les Galaxy S20 de Samsung, les P40 de Huawei, et même les iPhone 11/11 Pro d’Apple de l’an dernier. Attention, on ne dit pas que le OnePlus 8 est mauvais en photographie, loin de là. Il est simplement moins bon que ses concurrents. De plus, il est surtout le moins cher, même si presque à jeu égal avec l’iPhone 11 d’Apple, meilleur en photo, et prenant le large en vidéo. L’iPhone 11 dispose néanmoins de bien d’autres défauts, à commencer par son écran LCD, là où le OnePlus 8 dispose d’un sublime écran AMOLED.

Mais puisque des photos valent mille mots, voici quelques clichés capturés à l’aide du OnePlus 8, dans ces conditions particulières de confinement (et avec un léger côté post-apocalyptique) :

Pour finir sur la partie vidéo, on note que le OnePlus 8 est capable de filmer jusqu’en 4K à 60 images par seconde au maximum, et donc pas de 8K, malgré la présence d’une puce Snapdragon 865 à l’intérieur. Ce n’est pas un souci en soi, quand on constate que même le Samsung Galaxy S20, premier smartphone à pouvoir filmer à une telle résolution, n’arrive pas correctement à la gérer sans surchauffer. On note également que lorsqu’on enclenche le mode Super Stabilisation, on ne pourra filmer au maximum qu’en 4K à 30 images par seconde. Enfin, le OnePlus 8 est capable de filmer directement en 4K Cine au format 21:9.

Ou l’acheter ?

La série OnePlus 8 est disponible dès aujourd’hui à ces prix :